Généré par IA·En savoir plus
© polityka.pl
Gouvernement·-3 h

Le Conseil national de la magistrature polonais élit Dariusz Zawistowski à sa présidence, mettant fin à huit ans d'un organe illégalement constitué

Le Conseil national de la magistrature fraîchement élu a tenu sa première session jeudi et a choisi le juge de la Cour suprême Dariusz Zawistowski comme président, tournant la page du néo-KRS qui fonctionnait depuis 2018.

Un nouveau départ pour le conseil

Le 11 juin 2026, le Conseil national de la magistrature (KRS) s'est réuni pour la première fois dans une composition élue par la Diète le 15 mai. L'organe précédent, largement qualifié de néo-KRS, avait été nommé au début de l'année 2018 d'une manière que les critiques jugeaient contraire à la constitution et, pendant huit ans, a été accusé de politiser les nominations judiciaires. Sa dernière présidente, Dagmara Pawełczyk-Woicka, a démissionné le 18 mai, ouvrant la voie à un renouveau.

La session inaugurale a été convoquée par Zbigniew Kapiński, le nouveau premier président de la Cour suprême, qui a attendu presque la totalité du délai légal de 30 jours avant de réunir le conseil. Lorsqu'il l'a fait jeudi, il a exprimé l'espoir que cette première réunion marque « le début d'une sortie de la crise du système judiciaire ».

Dates clés de la transition du KRS
  1. La Diète élit 15 nouveaux juges-membres du KRS.
  2. La présidente sortante du KRS, Dagmara Pawełczyk-Woicka, présente sa démission.
  3. Première session du nouveau KRS ; Dariusz Zawistowski élu président.

Élections à la direction

Le juge Dariusz Zawistowski, membre de la Chambre civile de la Cour suprême qui avait déjà présidé le KRS de 2015 à 2018, a été élu président avec 18 voix pour, trois contre et deux abstentions. Après le scrutin, il a remercié ses collègues et s'est engagé à « faire tout mon possible pour que le Conseil national de la magistrature fonctionne le mieux possible ».

Je ferai tout mon possible pour que le Conseil national de la magistrature remplisse ses fonctions au plus haut niveau.

Deux vice-présidents ont également été choisis : le juge varsovien Wojciech Buchajczuk et la juge de la Cour suprême administrative Aleksandra Wrzesińska-Nowacka. Le présidium du conseil a été complété par Monika Frąckowiak, Bartłomiej Starosta et Agnieszka Kobylińska-Bortkiewicz. Jarosław Łuczaj a été nommé porte-parole, avec Starosta comme adjoint.

Des figures de l'opposition n'obtiennent pas de postes

Deux juges nommés par les partis d'opposition siègent au conseil : l'ancien vice-ministre de la Justice Łukasz Piebiak (proposé par Droit et Justice) et Łukasz Zawadzki (soutenu par la Confédération). Piebiak a plaidé pour qu'au moins un représentant de « l'autre camp » rejoigne le présidium, citant Grzegorz Ksepko, le représentant présidentiel. Ksepko s'est présenté au poste de vice-président mais n'a pas été élu.

Le président Karol Nawrocki avait auparavant exprimé des doutes sur la légalité de la composition du conseil. Interrogé sur ces réserves, Zawistowski a répondu que « d'un point de vue purement juridique, il n'y a aucune raison justifiée de remettre en cause la méthode de sélection du KRS » et a ajouté que le conseil s'efforcerait de rendre les procédures de nomination « totalement transparentes ».

Tâches immédiates

Le ministre de la Justice Waldemar Żurek a déclaré avant la session qu'il espérait que le nouveau KRS pourvoirait les 50 premiers postes de juges vacants d'ici la fin de la semaine, tout en mettant en garde contre des décisions hâtives. Zawistowski a souligné qu'environ 1 000 postes de juges restaient vacants et que le conseil devait d'urgence s'attaquer aux procédures de nomination et aux demandes des juges souhaitant continuer à exercer après 65 ans.

Le conseil a également adopté une résolution programmatique sur le rétablissement de la confiance du public dans la justice et le renforcement de l'indépendance des tribunaux. Lors d'un vote séparé, il a déclaré que les porte-parole disciplinaires Piotr Schab, Przemysław Radzik et Michał Lasota étaient effectivement démis de leurs fonctions. Reconnaissant les efforts de la société civile et d'une partie de la magistrature durant la période 2015-2023, la résolution les a officiellement remerciés pour avoir défendu l'indépendance judiciaire.

Varsovie

8 sources

Recevoir Pollar Weekly

La semaine en actu, chaque vendredi. Gratuit.

Gratuit. Sans traceurs, sans pub. Désinscription à tout moment.

Plus de Politique & Économie