Conflits · Téhéran, Bandar Abbas et Manama

Les États-Unis frappent à nouveau l’Iran, Téhéran riposte dans le Golfe et ferme le détroit d’Ormuz alors que le cessez-le-feu s’effondre

Les États-Unis ont lancé de nouveaux bombardements sur l’Iran avant l’aube jeudi, poussant Téhéran à annoncer des attaques de représailles contre des bases américaines au Koweït et à Bahreïn et à déclarer le détroit d’Ormuz fermé à toute navigation jusqu’à nouvel ordre, alors que le cessez-le-feu d’avril est en ruines.

Texte IA fondé sur les articles de rts.ch, BFMTV, Le Parisien et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Téhéran, Bandar Abbas, Manama · Iran, Bahreïn, Koweït
Comment on en est arrivé là
  1. 11 juinL’Iran riposte avec des drones et des missiles sur le Koweït, Bahreïn et la Jordanie
  2. 11 juinL’Iran annonce la fermeture du détroit d’Ormuz, frappe deux navires
  3. 11 juinLe prix du pétrole monte en flèche ; le CENTCOM américain dément la fermeture du détroit

Nouveau bombardement américain

Le jeudi 11 juin, l’armée américaine a mené une nouvelle vague de « frappes défensives » contre des cibles militaires iraniennes, visant principalement les systèmes de surveillance, de communication et de défense aérienne à travers le pays. Des explosions ont été signalées dans les zones côtières méridionales de Qeshm, Minab, Sirik et Bandar Abbas, ainsi que près de Téhéran à Karaj, Nazarabad et Pishva. Au moins trois personnes ont été blessées dans la province de Téhéran, selon des responsables médicaux locaux cités par l’agence de presse Fars. Ces frappes font suite à un premier round dans la nuit du 9 au 10 juin, approfondissant un cycle de violence qui a presque enterré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril après plus de cinq semaines de bombardements.

Riposte iranienne dans le Golfe

En quelques heures, le Corps des Gardiens de la révolution islamique d’Iran a lancé des drones contre trois bases utilisées par les forces américaines : Ali al-Salem et Ahmad al-Jaber au Koweït, et la base aérienne Sheikh Isa à Bahreïn. Les médias iraniens ont également revendiqué une attaque contre le quartier général de la 5e Flotte américaine à Bahreïn. Les sirènes d’alerte aérienne ont retenti dans tout le royaume, et une fillette de 11 ans a été légèrement blessée par des débris à Manama ; des véhicules ont pris feu et des bâtiments ont été endommagés à Madinat Hamad. Le Koweït a déployé ses défenses aériennes, fermant temporairement son espace aérien. De plus, les Gardiens ont affirmé avoir tiré 12 missiles balistiques contre la base d’Al-Azraq en Jordanie, une autre installation américaine. Les Gardiens de la révolution ont déclaré que « 18 cibles importantes appartenant à l’armée américaine ont été touchées » lors des deux vagues d’opérations.

Fermeture du détroit d’Ormuz

Dans le geste le plus spectaculaire de la journée, les forces armées iraniennes et la branche navale des Gardiens ont annoncé la fermeture complète du détroit d’Ormuz « jusqu’à nouvel ordre ». Tous les navires ont été avertis de ne pas s’approcher de cette voie navigable ; toute tentative de transit serait considérée comme une collaboration avec l’ennemi. Les médias d’État de Téhéran ont rapporté que la marine iranienne a frappé deux navires qui tentaient de passer illégalement. Le commandant de l’aviation des Gardiens, Sardar Mousavi, a menacé :

« Nous transformerons cette région en enfer pour vous. »

Sardar Mousavi, commandant de l’aviation du Corps des Gardiens de la révolution islamique
Le Commandement central de l’armée américaine a rapidement démenti la fermeture, affirmant que des navires marchands transitaient encore par le détroit mercredi soir, bien que les navires dans la zone aient été placés en alerte maximale. Le détroit d’Ormuz transporte normalement environ un cinquième du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, et les prix du brut ont augmenté d’un dollar en trois heures après l’annonce.

Cessez-le-feu réduit à une diplomatie des bombes

Le cessez-le-feu du 8 avril est devenu « pratiquement insignifiant », a déclaré le ministère iranien des Affaires étrangères jeudi, accusant les États-Unis d’une violation flagrante de la Charte des Nations Unies. Le président Donald Trump avait soudainement changé de cap mercredi, avertissant que l’Iran « nous avait baladés » et qu’il allait désormais « en payer le prix ». Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a accusé Téhéran de « jouer au chat et à la souris » dans les négociations et a déclaré :

« Si nous devons négocier avec des bombes, nous négocierons avec des bombes, et nous sommes très doués pour cela. »

Pete Hegseth, secrétaire à la Défense des États-Unis
L’administration poursuit désormais ouvertement ce qu’elle appelle une « diplomatie des bombes » pour forcer un accord, tandis que l’inflation américaine, qui a atteint 4,2 % dans les derniers chiffres, ajoute une pression intérieure. Les remous sur le marché pétrolier pourraient bien s’avérer le levier le plus efficace de l’Iran sur Washington.

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Sources et contexte

Lieux
Koweït

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