Climat · Katmandou, Langtang et Pékin

Une étude établit un lien entre le changement climatique et l'effondrement d'un glacier au Népal alors que le bilan dépasse les 1 400 morts

Une étude de World Weather Attribution a révélé que la hausse des températures et le dégel du pergélisol ont déclenché l'effondrement du Langtang Lirung, alors que le Népal demande 20 millions de dollars d'aide climatique aux Nations unies.

Texte IA fondé sur les articles de The New York Times, BBC, The Guardian et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Katmandou, Langtang, Pékin · Népal, Chine
Comment on en est arrivé là
  1. 26 aoûtL'effondrement de roche et de glace sur le Langtang Lirung déclenche des crues soudaines au Népal et au Tibet
  2. 16 sept.Le Népal enregistre 1 400 morts et 6 150 disparus tout en récupérant des corps dans des tunnels hydroélectriques
  3. 17 sept.World Weather Attribution publie une étude établissant un lien entre le réchauffement et le dégel du pergélisol et l'effondrement

Attribution scientifique de l'effondrement

Une étude publiée le 17 septembre 2026 par le réseau World Weather Attribution a révélé que le réchauffement climatique d'origine humaine a modifié le terrain de haute altitude avant la catastrophe du 26 août sur le mont Langtang Lirung. Un tronçon de 2 kilomètres carrés de paroi rocheuse et de glacier s'est détaché près du sommet, s'écrasant dans la vallée avec une force suffisante pour enregistrer un séisme de magnitude 5,2 sur les capteurs de l'United States Geological Survey. La vague d'eau, de glace et de débris qui en a résulté a dévasté les agglomérations et les infrastructures en aval dans la région frontalière du Népal et du Tibet. Les chercheurs ont indiqué que les températures moyennes dans la zone pendant juillet et août étaient environ 5 degrés Celsius supérieures à la normale, dont 1,5 degré Celsius directement causé par les émissions de combustibles fossiles. Les glaciers de la région ont perdu environ un demi-mètre d'épaisseur chaque année depuis 2000, déstabilisant les fractures rocheuses tandis que le dégel du pergélisol a affaibli le socle rocheux profond.

La climatologue Friederike Otto de l'Imperial College London a détaillé les résultats lors de la publication de l'étude.

« Il n'y a absolument aucun doute que le changement climatique d'origine humaine a joué un rôle ici dans la précondition de la catastrophe à travers le dégel du pergélisol, l'amincissement des glaciers et le fait d'avoir davantage de précipitations sous forme de pluie plutôt que de neige. »

Friederike Otto, climatologue à l'Imperial College London et co-auteure de l'étude WWA

Bilan humain et dégâts transfrontaliers

Les chiffres officiels publiés par le gouvernement népalais le 16 septembre 2026 confirment qu'environ 1 400 personnes sont mortes dans la catastrophe, tandis que 6 150 personnes restent portées disparues. Au Tibet, les médias d'État chinois ont fait état de 43 morts et 519 disparus. La vague a détruit jusqu'à 20 000 maisons et endommagé 13 centrales hydroélectriques, piégeant plusieurs travailleurs dans des tunnels d'accès. Les équipes de recherche ont retrouvé quatre corps dans un tunnel inondé le 16 septembre, les opérations de recherche se poursuivant le long des corridors fluviaux. Les débris de la crue ont coupé les principales voies de transport et les réseaux électriques dans la zone frontalière, laissant des communautés montagnardes vulnérables isolées.

Lacunes de surveillance régionale dans l'Himalaya

Les glaciologues ont averti que la hausse des températures menace le système himalayen Hindou Kouch, qui fournit de l'eau douce à deux milliards de personnes en aval. Un rapport du cabinet de conseil Systemiq a révélé que sur 40 000 glaciers répartis dans huit pays himalayens, les autorités n'en surveillent activement que 21. Une recherche co-écrite par la scientifique gouvernementale Miriam Jackson indique que les glaciers himalayens ont fondu 65 % plus vite entre 2010 et 2019 qu'au cours de la décennie précédente. Les scientifiques ont souligné que contrairement aux inondations dues aux pluies, les effondrements soudains de pentes dans les zones de haute altitude laissent aux populations en aval un temps d'alerte minimal.

Jackson a souligné le manque criant de coordination scientifique transfrontalière dans la chaîne de montagnes.

« Nous avons besoin de beaucoup plus de partage de données et de communications à travers ces frontières nationales. »

Miriam Jackson

Demandes financières et financement climatique international

Le Népal estime le coût total de sa reconstruction à 4,78 milliards de dollars, ce qui représente un lourd fardeau financier pour un pays de 30 millions d'habitants qui produit moins de 0,1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Le ministre des Affaires étrangères Shisir Khanal a déclaré que le Népal demandera 20 millions de dollars au Fonds des Nations unies pour répondre aux pertes et dommages. Le fonds détient actuellement environ 400 millions de dollars, tandis que près de 120 pays ont soumis des demandes totalisant près de 3 milliards de dollars. Le Premier ministre Balendra Shah s'adressera à l'Assemblée générale des Nations unies la semaine prochaine sur les besoins de reconstruction du Népal lors de son premier voyage officiel à l'étranger.

Échelle financière de la reconstruction après les inondations et demandes climatiques à l'ONU$M
Demande népalaise à l'ONU
20 $M
Solde du fonds de l'ONU
400 $M
Demandes de 120 pays à l'ONU
3000 $M
Coût de reconstruction du Népal
4780 $M

Données tirées du texte de l’article

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