
Le Canada décroche son premier point en Coupe du monde grâce à un match nul 1-1 contre la Bosnie après l'égalisation de Larin
L'égalisation de Cyle Larin à la 78e minute a permis au Canada, co-organisateur, d'arracher un match nul 1-1 contre la Bosnie-Herzégovine, offrant au pays son premier point dans l'histoire de la Coupe du monde masculine.
Drame tardif à Toronto
L'équipe masculine canadienne semblait se diriger vers une nouvelle défaite en Coupe du monde lorsque Jovo Lukic a donné l'avantage à la Bosnie d'une tête sur corner à la 21e minute. Les co-organisateurs ont poussé sans relâche après la pause, avec une frappe de Richie Laryea à la 53e minute dégagée sur la ligne par Sead Kolasinac et Jonathan David repoussé par le gardien Nikola Vasilj. Puis Cyle Larin, entré en jeu à la 76e minute, s'est retourné dans la surface et a expédié une frappe du droit déviée au fond des filets moins de trois minutes plus tard, déclenchant l'euphorie parmi les 43 002 spectateurs du BMO Field.
Si nous jouons comme en deuxième mi-temps pendant tout le match, nous gagnons.
Un point historique
Avant vendredi, le Canada avait perdu ses six matchs de Coupe du monde (1986 et 2022). Ce match nul met fin à cette série et donne à l'équipe une base solide dans le groupe B avant les matchs contre le Qatar à Vancouver le 18 juin et la Suisse le 24 juin. L'entraîneur Jesse Marsch s'est dit mécontent de la timidité affichée en première période, mais a salué la réaction de ses joueurs. L'entraîneur bosnien Sergej Barbarez a admis que son équipe avait été trop passive après avoir pris l'avantage, mais a estimé que le point était un résultat équitable compte tenu de la pression d'un public hostile.
- Jovo Lukic donne l'avantage à la Bosnie (1-0) sur corner
- Sead Kolasinac dégage sur la ligne la frappe de Richie Laryea, préservant l'avantage bosnien
- Cyle Larin égalise pour le Canada d'une frappe déviée
Nous avons laissé l'initiative aux Canadiens, nous jouions bas et nous étions défensifs.
Célébrités et foule en délire
Parmi la foule se trouvaient les stars du cinéma Ryan Reynolds et Mike Myers, la vedette de la LNH Connor McDavid et la chanteuse Alanis Morissette, qui a interprété « Ô Canada » avant le coup d'envoi. Reynolds a applaudi et crié avec les supporters lorsque Larin a marqué. Le défenseur Alistair Johnston a déclaré que les supporters étaient « totalement investis », et non simplement venus pour un pique-nique. Le match a également inscrit le Canada dans un récit plus large : co-organiser le tournoi avec les États-Unis et le Mexique, dans un contexte de tarifs douaniers et de discours sur la souveraineté, a donné à la Coupe du monde une dimension nationale supplémentaire.
Cela ressemble à un tournant pour le football canadien.
Vancouver attend
L'attention se tourne désormais vers la côte ouest, où le Canada affrontera le Qatar et la Suisse au BC Place. Des supporters locaux ont confié à Reuters qu'ils espéraient que le tournoi apporterait davantage d'investissements dans les infrastructures du football, évoquant un manque de terrains. Pour l'instant, la frappe de Larin a maintenu le groupe ouvert et a donné à une jeune équipe canadienne la conviction qu'une place en huitièmes de finale est à portée de main.


