
Le Brésil évite la peur face au Japon grâce à Martinelli dans le temps additionnel et rejoint les huitièmes
L'équipe de Carlo Ancelotti a remonté un score pour la première fois dans un match à élimination directe de Coupe du monde depuis 2002, avec une frappe de Gabriel Martinelli dans le temps additionnel offrant une victoire 2-1 contre le Japon à Houston.
Le retournement de situation en fin de match
Le Japon a pris l'avantage en première mi-temps grâce à Kaishu Sano et a contrôlé de longues périodes, poussant le Brésil au bord de sa plus précoce élimination en Coupe du monde depuis 1966. Le Brésil n'avait pas renversé un déficit dans un match à élimination directe depuis sa victoire contre l'Angleterre en quart de finale de 2002, et pendant de longs moments, une surprise semblait plausible.
Casemiro a égalisé après la pause, récompensant un changement tactique à la mi-temps. Puis, à la cinquième minute du temps additionnel, le remplaçant Gabriel Martinelli a repris une passe de Bruno Guimarães pour tromper Zion Suzuki et sceller le retour. Le but a envoyé le banc brésilien envahir la pelouse, bien qu'Ancelotti lui-même soit resté immobile, donnant déjà des instructions à son staff.
L'influence calme d'Ancelotti
L'Italien, lors de sa première Coupe du monde en tant que premier entraîneur étranger du Brésil, a gardé son sang-froid alors que l'équipe était à 45 minutes de l'humiliation. Le défenseur Gabriel Magalhães a déclaré plus tard que le message dans le vestiaire était un message de patience.
L'entraîneur essaie toujours de nous transmettre du calme. Les discussions à la mi-temps portaient sur le fait de garder la tête froide. Nous savons que c'est un long match. Et vous avez vu ce qui s'est passé : nous avons continué à croire et nous avons fini par gagner.
Ancelotti lui-même a décrit la performance comme la plus complète de l'équipe dans le tournoi, et a souligné un changement délibéré à la pause, utilisant davantage de centres pour débloquer le bloc bas du Japon.
À la mi-temps, j'ai dit aux joueurs d'être patients, car tôt ou tard nous marquerions un but. Mais nous devions garder notre structure pour ne pas compromettre davantage le match.
La quasi-réussite du Japon
L'entraîneur du Japon, Hajime Moriyasu, a vu des progrès même dans la défaite. Son équipe a frustré le Brésil pendant de longues périodes et a estimé que l'écart avec l'élite se réduit.
Le Brésil est une grande équipe, mais nous nous rapprochons définitivement de ce niveau. Il y a eu des moments où le Japon contrôlait clairement le jeu et la défense est devenue plus solide qu'avant. Mais si nous voulons battre ces poids lourds, nous devons encore progresser.
L'expert du football sud-américain Tim Vickery a souligné l'ampleur du risque auquel le Brésil était confronté à la pause.
Je veux souligner l'énorme potentiel d'humiliation qui se profilait pour cette équipe du Brésil à la mi-temps. Le Brésil, pour des raisons évidentes, a de fortes tendances traditionalistes. Imaginez être éliminé non pas en quart de finale, mais en seizièmes, par une équipe d'Asie.
La suite
Le Brésil affrontera le vainqueur du match de mardi entre la Côte d'Ivoire et la Norvège au New Jersey dimanche. Ancelotti a gardé Neymar sur le banc tout au long du match, révélant qu'il avait prévu de faire entrer le joueur de 34 ans uniquement si le match se prolongeait en prolongation. Pour l'instant, l'histoire du Brésil en Coupe du monde se poursuit avec un entraîneur qui semble incapable de paniquer.

