
Le Brésil renverse le Japon (2-1) et rejoint les 8es de finale de la Coupe du monde après les ajustements d'Ancelotti
Une frappe de Gabriel Martinelli à la 95e minute a achevé un retournement de situation spectaculaire au Houston Stadium, le Brésil effaçant un déficit à la mi-temps pour éliminer le Japon du tournoi.
Récit du match
Le Brésil s'est qualifié pour les huitièmes de finale de la Coupe du monde en battant le Japon 2-1 lundi, après une performance passée du désordre à la dévastation. Le Japon menait à la pause, mais l'équipe de Carlo Ancelotti a rugi en seconde période, Casemiro égalisant de la tête avant que le remplaçant Gabriel Martinelli ne marque le but vainqueur en toute fin de temps additionnel. C'était la première fois que le Brésil remontait un score pour gagner un match à élimination directe de Coupe du monde depuis sa victoire contre l'Angleterre en quarts de finale en 2002.
C'était le match le plus complet que nous ayons joué (en Coupe du monde). Nous avons eu des difficultés en première période car le Japon défendait bien, ils étaient proches et serrés sur nous.
L'ajustement d'Ancelotti à la mi-temps
Le retournement de situation doit beaucoup aux changements tactiques d'Ancelotti à la pause. L'Italien a remplacé Lucas Paqueta, qui boitait, par l'attaquant Endrick et est passé à une formation 4-2-4 qui a apporté de la vitesse et de la largeur. Le Japon, bien organisé et agressif avant la mi-temps, a perdu sa structure et s'est replié dans un bloc défensif passif, invitant une pression qui a fini par le submerger.
Ses choix sont toujours bien réfléchis, guidés par une cohérence phénoménale qui vient à la fois du cœur et de l'esprit de quelqu'un doté d'une profonde connaissance tactique et d'un talent pour gérer la dynamique de groupe.
- Coup d'envoi – Le Japon prend la tête en première période.
- Mi-temps – Ancelotti introduit Endrick pour Lucas Paqueta et passe en 4-2-4.
- Casemiro égalise de la tête sur un centre de Gabriel.
- Gabriel Martinelli marque le but vainqueur à la 95e minute, assisté par Bruno Guimaraes.
Les vétérans montent en puissance
Casemiro, qui avait beaucoup souffert en première période, s'est racheté en s'élevant pour reprendre un centre enroulé de Gabriel et en propulsant une tête puissante devant le gardien japonais Zion Suzuki. Le milieu de terrain était sous le coup d'un avertissement et semblait être un point faible, mais Ancelotti a maintenu sa confiance au joueur de 34 ans, une décision validée par l'égalisation. Neymar est resté sur le banc tout au long du match, tenu en réserve au cas où une prolongation serait nécessaire.
L'impact de Martinelli
Alors que le match se dirigeait vers les prolongations, Ancelotti a lancé Martinelli à la place de Matheus Cunha. L'attaquant d'Arsenal n'avait que quatre buts en 25 sélections avant le match, mais a fait preuve de sang-froid pour glisser un tir bas, servi par Bruno Guimaraes, dans le coin opposé après une dernière séquence de possession. Le but a déclenché des célébrations sauvages parmi le soutien brésilien et a prolongé la série du Brésil de n'avoir jamais perdu un match à élimination directe de Coupe du monde contre une équipe non européenne.
Prochain match pour le Brésil
Le Brésil affrontera dimanche le vainqueur du match des 16es de finale entre la Côte d'Ivoire et la Norvège au New Jersey. Ancelotti a averti ses joueurs de ne pas s'emballer. « Nous faisons du bon travail, mais nous devons nous améliorer », a-t-il déclaré. « Nous voulons jouer à notre plus haut niveau. » L'équipe se dirige vers l'est, portée par un récit familier d'Ancelotti : imparfaite mais résiliente, et jamais complètement battue jusqu'au coup de sifflet final.

