Diplomatie · Brasília et Washington, D.C.

Le Brésil refuse les visas à deux responsables du département d'État américain, invoquant un risque de manipulation politique avant les élections d'octobre

Le gouvernement brésilien a refusé l'entrée aux sous-secrétaires Riley M. Barnes et Samuel Samson, qui devaient discuter de l'intégrité électorale avec les autorités à Brasília du 27 au 30 juillet. Des responsables à Brasília ont déclaré à Reuters que cette visite était une tentative de saper le système de vote électronique du pays.

Texte IA fondé sur les articles de wnp.pl, Do Rzeczy et rmf24.pl. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Brasília, Washington, D.C. · Brésil, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 27 juil.Date de début initiale de la visite américaine prévue.
  2. 16 aoûtLa campagne présidentielle officielle commence.
  3. 4 oct.Premier tour de l'élection présidentielle brésilienne.

Le refus de visa

Le ministère brésilien des Affaires étrangères a refusé vendredi les visas à deux responsables du département d'État américain, le sous-secrétaire Riley M. Barnes du Bureau de la démocratie, des droits de l'homme et du travail et le sous-secrétaire Samuel Samson. Les États-Unis avaient demandé les visas le 20 juillet, selon l'AFP. La visite prévue du 27 au 30 juillet devait inclure des réunions avec des représentants du gouvernement, des dirigeants religieux et des organisations de la société civile sur « l'intégrité électorale, la liberté religieuse et la liberté d'expression », a déclaré un porte-parole du département d'État. Les autorités brésiliennes ont justifié le refus en invoquant un « risque de manipulation politique » et ont lié les demandes de visa à une réunion tenue mardi par le candidat présidentiel Flavio Bolsonaro, au cours de laquelle il a remis en question la fiabilité du système de vote électronique brésilien.

Un contexte électoral tendu

Le refus de visa intervient en pleine campagne présidentielle polarisée. Le président sortant de gauche Luiz Inácio Lula da Silva, qui brigue un nouveau mandat, affronte le sénateur Flavio Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro (2019-2022). L'aîné des Bolsonaro a été condamné en 2025 pour son rôle dans un complot de coup d'État après avoir perdu l'élection précédente face à Lula. Flavio Bolsonaro est soutenu par le camp Trump. Un sondage publié vendredi a donné Lula en tête dans un second tour hypothétique avec 48 % contre 43 % pour Flavio Bolsonaro. Le premier tour est prévu pour le 4 octobre 2026, la sélection formelle des candidats ayant lieu à la fin juillet et début août et la campagne officielle débutant le 16 août.

Les responsables brésiliens pointent une ingérence

Des responsables brésiliens ayant requis l'anonymat ont déclaré à Reuters qu'ils considéraient la mission américaine prévue comme une tentative d'influencer le vote d'octobre. Selon eux, les représentants américains avaient l'intention de remettre en cause l'intégrité du système électoral du pays. L'histoire a été rapportée pour la première fois par The Washington Post, puis confirmée par Reuters. Le système de vote électronique brésilien est une cible récurrente des critiques des milieux conservateurs, une ligne que Flavio Bolsonaro a reprise lors de sa réunion avec des diplomates étrangers plus tôt dans la semaine.

Les tensions entre les États-Unis et le Brésil s'élargissent

Le blocage des visas ouvre un nouveau front dans la détérioration des relations entre l'administration Trump et le gouvernement Lula. En juillet, Washington a imposé des droits de douane sur les produits brésiliens, accusant le Brésil de pratiques commerciales déloyales. Lula a qualifié Flavio Bolsonaro de « traître à la nation », l'accusant d'avoir encouragé les États-Unis à imposer ces droits de douane. Depuis le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche en janvier 2025, les groupes conservateurs ont pris ou conservé le pouvoir dans plusieurs pays d'Amérique latine, le Pérou, le Chili, la Colombie et le Honduras, ne laissant que le Mexique, l'Uruguay, le Guatemala et le Brésil sous des présidents de gauche élus démocratiquement. La politique de l'administration Trump envers la région s'inspire de la doctrine Monroe et de son corollaire ultérieur du « big stick », traitant l'hémisphère occidental comme une sphère d'influence exclusive des États-Unis et approuvant ouvertement les candidats préférés.

Sondage : estimation des voix au second tour%
Luiz Inácio Lula da Silva
48 %
Flavio Bolsonaro
43 %

Données tirées du texte de l’article

Le différend commercial plus large

Par ailleurs, Trump a menacé ces derniers jours d'imposer de nouveaux droits de douane élevés contre le Mexique, déclenchés par une épidémie parasitaire liée à de la laitue iceberg râpée provenant d'un fournisseur mexicain. Il a également averti l'Union européenne d'un « prix très élevé » pour l'amende antitrust de 890 millions d'euros infligée à Google, annonçant une nouvelle enquête douanière et promettant qu'un « droit de douane substantiel » serait appliqué aux Européens dès que possible.

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