
Le bénéfice semestriel d'Indra progresse de 2 %, le chiffre d'affaires de la défense double et le carnet de commandes dépasse les 20 milliards d'euros
Le groupe espagnol de technologies et de défense a publié un bénéfice net de 219 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 3,18 milliards d'euros, sa division défense doublant ses ventes et le carnet de commandes atteignant 20,5 milliards d'euros.
La hausse du chiffre d'affaires portée par la défense
Le chiffre d'affaires d'Indra au premier semestre a grimpé de 29,7 % à 3 179 millions d'euros, contre 2 450 millions d'euros sur la même période de 2025. La division défense a été la meilleure performance, doublant ses ventes à 973 millions d'euros, soit une augmentation de 103 %. Le groupe attribue cette progression au programme Eurofighter, aux programmes spéciaux de modernisation espagnols, à la livraison du véhicule 8x8 et à l'intégration d'actifs récemment acquis, notamment TESS Defence, Aertec, Hispasat et Hisdesat. L'unité spatiale, dopée par ces acquisitions de satellites, a vu son chiffre d'affaires bondir de 403 % à 190 millions d'euros, contre seulement 38 millions d'euros un an plus tôt.
- Défense
- 973 M€
- Minsait
- 1541 M€
- ATM
- 300 M€
- Mobilité
- 175 M€
- Espace
- 190 M€
Minsait, la branche conseil en technologies, reste la plus grande division avec 1 541 millions d'euros de chiffre d'affaires, en hausse de 2,6 %, contribuant à 48 % du total du groupe. La gestion du trafic aérien a ajouté 300 millions d'euros, soit une hausse de 16 %, soutenue par des contrats internationaux de radars et de systèmes de trafic aérien. La mobilité a progressé de 1,8 % à 175 millions d'euros, grâce à des projets de billetterie et de transports intelligents.
Rentabilité et marges
Le bénéfice net a augmenté de 2,1 % à 219 millions d'euros, contre 215 millions d'euros au S1 2025. Cette modeste progression reflète une charge d'impôt sur les sociétés plus élevée, passée à 92 millions d'euros contre 67 millions d'euros, portant le taux d'imposition effectif à 29 % contre 24 %. Elle se compare également à une base 2025 qui incluait un gain exceptionnel de 100 millions d'euros provenant de la réévaluation de TESS Defence. Le résultat d'exploitation (EBIT) a progressé de 51 % à 316 millions d'euros, tandis que l'EBITDA a bondi de 72 % à 456 millions d'euros. La marge d'EBIT s'est élargie de 1,3 point de pourcentage à 9,9 %.
- CA S1 2025
- 2450 M€
- CA S1 2026
- 3179 M€
- Bénéfice net S1 2025
- 215 M€
- Bénéfice net S1 2026
- 219 M€
La dynamique du deuxième trimestre a été particulièrement forte : le chiffre d'affaires entre avril et juin a atteint 1 844 millions d'euros, en hausse de 43,5 %, et l'EBIT a augmenté de 73 % à 198 millions d'euros. Le bénéfice net trimestriel a toutefois baissé de 7,9 % à 143 millions d'euros, là encore pénalisé par l'absence des éléments financiers exceptionnels de l'année précédente.
Le carnet de commandes double et dépasse les 20 milliards d'euros
Le carnet de commandes a plus que doublé pour atteindre 20 533 millions d'euros, contre 9 474 millions d'euros un an plus tôt, soit une augmentation de 117 %. La défense représente 57 % du carnet, soit 11 746 millions d'euros, après que les contrats dans la division ont bondi de 120 % à 1 544 millions d'euros. Les contrats de mobilité ont bondi de 317 % à 900 millions d'euros, portés par le projet de billetterie de Transport for London d'une valeur de 605 millions d'euros, un contrat de 126 millions d'euros pour le système ferroviaire à grande vitesse La Mecque-Médine en Arabie saoudite et un contrat de billetterie de 33 millions d'euros pour le métro de Washington. Le ratio book-to-bill s'est amélioré à 1,58 fois contre 1,29 fois.
Transition de direction
Indra a présenté ces résultats sous une nouvelle structure de direction. Josep Maria Recasens a pris la direction générale, et Ángel Simón est devenu président non exécutif, succédant à l'ancien président Ángel Escribano, qui a démissionné, et à l'ancien directeur général José Vicente de los Mozos. Recasens a déclaré que les performances du deuxième trimestre démontraient les capacités industrielles et d'exécution du groupe.
Les résultats du deuxième trimestre démontrent clairement les capacités industrielles, l'exécution et la livraison dans les délais des contrats qui font partie du carnet de commandes du groupe Indra, ce qui nous permet de confirmer une fois de plus nos objectifs pour l'ensemble de l'année 2026, et en même temps ils constituent un point de départ imbattable pour notre nouveau plan stratégique, sur lequel nous avons déjà commencé à travailler intensément.
Il a également souligné la nécessité de nouer des alliances.
Nous devons tisser des alliances solides et des relations de coopération, tant au niveau national qu'international.
Réaction du marché et perspectives
L'action Indra a gagné plus de 3 % à l'ouverture à 52,68 euros, en tête des hausses de l'Ibex 35 un jour où l'indice a cédé 0,5 %. Le groupe a réitéré ses objectifs financiers pour l'ensemble de l'année 2026 : un chiffre d'affaires supérieur à 7 milliards d'euros, un EBIT supérieur à 700 millions d'euros et un flux de trésorerie disponible de plus de 375 millions d'euros. Au cours du semestre, Indra a finalisé la vente de son activité BPO et a accepté de vendre Minsait Business Consulting au fonds de capital-investissement Waterland, poursuivant ainsi la restructuration de son portefeuille autour de la défense et des technologies.


