
L'Atlético Madrid dépose une plainte à la FIFA contre le Barça pour une approche illégale présumée de l'attaquant Julián Álvarez
Le club madrilène accuse le Barça d'avoir pris contact sans autorisation avec l'attaquant argentin, sous contrat jusqu'en 2030, pour le pousser à un transfert. La Fédération espagnole a également ouvert une procédure disciplinaire.
La plainte
L'Atlético Madrid a déposé une plainte formelle auprès de la FIFA le 30 juin, accusant le Barça d'avoir pris contact illégalement avec l'attaquant Julián Álvarez. Le club madrilène allègue que le Barça a approché le joueur de 26 ans sans autorisation et l'a encouragé à forcer un transfert, violant les règlements de la FIFA sur les approches de joueurs en période de contrat protégé. Le Barça a confirmé à l'AFP avoir reçu notification de la plainte de la FIFA. L'Atlético a également déposé une plainte parallèle auprès de la Fédération espagnole de football (RFEF), qui a d'abord refusé de commenter, puis a ouvert une procédure disciplinaire.
Le désir de départ d'Álvarez
Álvarez, arrivé à l'Atlético en provenance de Manchester City en 2024 pour un montant annoncé de 85 M€, a publiquement exprimé son souhait de partir pendant la Coupe du monde 2026. Après le match de phase de groupe de l'Argentine contre l'Autriche le 22 juin, il a déclaré aux journalistes :
J'ai parlé avec les gens du club avec qui je devais parler, et je pense que le mieux pour tout le monde est un transfert. Je veux réaliser mon rêve.
Il n'a pas précisé de destination, mais les médias espagnols rapportent régulièrement que le champion du monde 2022 rêve de rejoindre le Barça, l'ancien club de son idole Lionel Messi. Le Barça cherche un successeur à Robert Lewandowski, parti à la fin de la saison 2025-2026.
Les offres et les rejets
Le président du Barça, Joan Laporta, a confirmé début juillet que le club avait fait une offre de 100 M€ pour Álvarez. S'exprimant lors d'un événement de la Fédération espagnole à New York avant la finale de la Coupe du monde, Laporta a déclaré :
Nous avons une offre prête. C'est un joueur que notre entraîneur veut, et c'est pourquoi nous avons présenté l'offre à l'Atlético Madrid.
Il a ajouté que l'offre ne resterait pas ouverte indéfiniment. Le PDG de l'Atlético, Miguel Ángel Gil Marín, a fermement rejeté l'approche et toute somme supérieure.
Nous ne voulons pas le transférer. Nous n'avons pas accepté l'offre de 100 M€, et nous n'accepterons pas non plus une offre de 150 ou 200 M€.
Le Real Madrid avait déjà fait une offre de 150 M€ le 9 juin, que l'Atlético a également refusée. Les médias espagnols ont interprété cette offre comme une tactique du président du Real Madrid, Florentino Pérez, pour compliquer un éventuel transfert vers le Barça et tenir une promesse de campagne électorale.
- Offre du Barça
- 100 € millions
- Offre du Real Madrid
- 150 € millions
- Clause de libération
- 500 € millions
Procédure disciplinaire
Le 30 juillet, la commission de discipline de la RFEF a ouvert une procédure contre le Barça pour avoir approché un joueur sous contrat. La commission a donné un délai au Barça pour présenter ses arguments. L'Atlético avait prévenu en juin qu'il dénoncerait le Barça pour « négociation avec un joueur sous contrat pendant la période protégée », comme l'a déclaré Gil Marín. La plainte à la FIFA et la procédure nationale pourraient entraîner des sanctions si le Barça est reconnu coupable d'avoir enfreint les règlements sur les transferts.
Chronologie du litige
- Le Real Madrid fait une offre de 150 M€, rejetée par l'Atlético
- Álvarez déclare qu'un transfert est « le mieux pour tout le monde » après un match de Coupe du monde
- L'Atlético dépose une plainte auprès de la FIFA et de la RFEF
- Laporta confirme l'offre de 100 M€ du Barça, précise qu'elle n'est pas illimitée
- La RFEF ouvre une procédure disciplinaire contre le Barça
Le contrat d'Álvarez avec l'Atlético court jusqu'au 30 juin 2030 et comprend une clause de libération de 500 M€. Le litige est désormais entre les mains des instances dirigeantes du football, tandis que l'Atlético insiste sur le fait qu'il ne vendra pas son attaquant vedette.


