Diplomatie · La Havane

Petro, lors de sa dernière visite à Cuba, exhorte les États-Unis à éviter une invasion et à engager un dialogue avec Trump et Rubio

Le président colombien sortant Gustavo Petro a utilisé son dernier voyage officiel à La Havane pour appeler à la solidarité internationale avec Cuba et proposer des discussions directes entre Washington et La Havane, alors que son successeur s'apprête à rompre les relations diplomatiques.

Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it, Deutsche Welle, RFI et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

La Havane · Cuba
Comment on en est arrivé là
  1. 31 juil.Arrive à La Havane, accueilli par la vice-ministre des Affaires étrangères Josefina Vidal
  2. 31 juil.Rencontre le président Miguel Díaz-Canel au Palais de la Révolution
  3. 31 juil.S'exprime devant les médias cubains, appelle au dialogue et à la solidarité
  4. 1 aoûtRetour en Colombie

Un adieu symbolique

Petro est arrivé à La Havane vendredi soir, 31 juillet, accueilli par la vice-ministre des Affaires étrangères Josefina Vidal, puis a rencontré le président Miguel Díaz-Canel au Palais de la Révolution avec les honneurs militaires. Cette visite, sa troisième en tant que président, était son dernier voyage officiel avant de quitter ses fonctions le 7 août. Il a choisi Cuba pour manifester son soutien à ce qu'il a appelé « la Cuba agredida » et pour se distancier de son successeur, l'extrême-droite Abelardo de la Espriella.

Appel au dialogue

S'exprimant devant les médias cubains vendredi soir, Petro a exhorté la communauté internationale à soutenir Cuba et a proposé un dialogue direct avec les États-Unis.

« Je suis venu appeler l'humanité à faire preuve de solidarité avec Cuba, afin qu'il n'y ait ni invasion, ni lancement de missiles, et proposer comme alternative, même au gouvernement américain actuel, à M. Rubio et à M. Trump, d'établir un dialogue entre les civilisations, qui doit être égal tout en étant différent. »

Gustavo Petro, président sortant de la Colombie

Il a ajouté que les Caraïbes et l'Amérique latine forment une civilisation distincte et que le dialogue pourrait être « le premier pont d'unité pour l'humanité au milieu de la diversité, pour la vie et pour la liberté ».

Tensions États-Unis-Cuba

Le contexte est marqué par une forte détérioration des relations entre les États-Unis et Cuba depuis janvier 2026, lorsque Washington a imposé un blocus pétrolier et des sanctions supplémentaires. Ces mesures ont provoqué des coupures d'électricité généralisées et des pénuries de nourriture, de carburant, d'eau et de médicaments, poussant l'économie au bord de l'effondrement. Le président Trump a qualifié Cuba de « menace extraordinaire » pour la sécurité nationale américaine et a déclaré qu'il pourrait « prendre le contrôle » du pays. Petro, critique de la politique de pression maximale, avait déclaré plus tôt sur les réseaux sociaux :

« Je veux, depuis Cuba, m'opposer à une guerre dans les Caraïbes. Ni missiles, ni invasion, ni blocus ne sont des solutions aux problèmes de l'humanité. »

Gustavo Petro, président sortant de la Colombie

Il a également évoqué un incident récent au cours duquel des missiles visant des trafiquants de drogue ont tué 261 personnes, dont 50 Colombiens, selon les renseignements américains.

La rupture du successeur

La visite de Petro contraste fortement avec le gouvernement entrant. Le président élu Abelardo de la Espriella, qui prend ses fonctions le 7 août, a annoncé dimanche dernier qu'il romprait les relations diplomatiques avec Cuba et le Nicaragua, les qualifiant de « tyrannies », et fermerait l'ambassade de Colombie à La Havane. Le gouvernement cubain a répondu que cette décision montre une « subordination claire » envers les États-Unis. Petro, à son tour, a accusé le nouveau gouvernement d'être dirigé par « Netanyahou, le trafic de drogue et ceux qui ont produit un génocide en Colombie », et a déclaré qu'il romprait également les liens avec les pays qui se sont opposés au « génocide à Gaza », notamment l'Afrique du Sud, la Malaisie, l'Algérie, Haïti et la Palestine.

La défense de Cuba par Petro

Tout au long de son mandat de quatre ans, Petro, premier président de gauche de la Colombie, a maintenu des liens étroits avec La Havane. Cuba a accueilli les pourparlers de paix avec la guérilla de l'ELN et formé environ 2 000 médecins colombiens. Petro a également remercié l'île pour avoir servi de médiateur dans le processus de paix avec les FARC sous l'ancien président Juan Manuel Santos et pour avoir développé un vaccin contre la COVID-19 qui a sauvé des millions de vies. Il est l'un des rares dirigeants latino-américains à défendre Cuba, aux côtés de Daniel Ortega du Nicaragua et de Claudia Sheinbaum du Mexique. Son retour en Colombie est prévu samedi.

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Sources et contexte

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