
L'Iran laisse une lettre dans les vestiaires plaidant pour le fair-play après le match nul contre l'Égypte en Coupe du monde
Après un match nul 1-1 contre l'Égypte, l'équipe nationale iranienne a laissé un message manuscrit dans les vestiaires du Lumen Field appelant à l'intégrité sportive et mettant en garde contre une collusion qui pourrait les éliminer de la Coupe du monde.
Le message
L'équipe iranienne a écrit une note en anglais sur le tableau tactique dans les vestiaires du Lumen Field après le match nul 1-1 contre l'Égypte. Le message, partagé par l'agence de presse Tasnim, s'ouvre sur une déclaration de principe : « Nous venons d'Iran, une terre qui, depuis des milliers d'années, place l'honneur au-dessus de la victoire. Pour nous, le football n'est pas seulement une compétition de résultats, mais un test de caractère. »
Il se poursuit par un appel direct à l'intégrité sportive. « Les points peuvent peut-être se gagner de nombreuses façons, mais pas le respect. Une équipe peut peut-être sortir d'un groupe, mais ce n'est que par l'équité et l'honneur que l'on peut marcher la tête haute devant l'histoire. Le fair-play n'est pas seulement une règle du football, c'est l'âme du jeu. »
La note se termine en remerciant Seattle pour son hospitalité et tous les supporters iraniens, puis conclut : « L'Iran, toujours la tête haute. »
Les points peuvent peut-être se gagner de nombreuses façons, mais pas le respect. Une équipe peut peut-être sortir d'un groupe, mais ce n'est que par l'équité et l'honneur que l'on peut marcher la tête haute devant l'histoire.
Le risque de « biscotto »
L'Iran a terminé la phase de groupes avec trois nuls (0-0 contre la Nouvelle-Zélande, 0-0 contre la Belgique et le résultat 1-1 contre l'Égypte) et se classe troisième. L'équipe doit maintenant attendre pour savoir si elle se qualifie parmi les meilleurs troisièmes. Les hashtags de la note listaient les six nations encore en lice : l'Autriche, l'Algérie, le Ghana, la République démocratique du Congo, l'Ouzbékistan et la Croatie.
La Repubblica rapporte que deux nuls spécifiques (Croatie-Ghana et Algérie-Autriche) enverraient les quatre équipes au tour suivant, et qu'une victoire simultanée de la RDC contre l'Ouzbékistan éliminerait l'Iran. Ce scénario, connu dans le football italien sous le nom de « biscotto » (un résultat arrangé mutuellement bénéfique), a suscité l'appel explicite à l'équité.
Sous-entendus géopolitiques
Écrits en rouge à côté du texte principal figuraient « #168 » et « #Minab », la ville iranienne où une école a été bombardée le 28 février. Les autorités iraniennes affirment que la frappe a tué 155 personnes, dont 120 enfants, tandis que les médias iraniens ont diffusé un bilan de 168 enfants. Le New York Times a rapporté que le missile avait été tiré par l'armée américaine après une erreur de ciblage ; l'armée américaine a ouvert une enquête.
Ces annotations lient la campagne de l'Iran en Coupe du monde au conflit plus large entre les États-Unis, l'Iran et Israël qui couve depuis février. La star Mehdi Taremi avait plus tôt critiqué les contraintes logistiques du tournoi après que l'équipe a été contrainte de rester au Mexique et de ne voyager que les jours de match en raison de restrictions de visa.
C'est un désastre.
Une campagne résiliente
Malgré les turbulences hors du terrain, Team Melli quitte la phase de groupes invaincue. Contre l'Égypte au Lumen Field, Mahmoud Saber a donné l'avantage à l'Égypte après cinq minutes, mais Ramin Rezaeian a égalisé peu après. Dans le temps additionnel, Shoja Khalilzadeh a cru marquer le but de la victoire, mais la VAR l'a refusé pour un hors-jeu marginal. L'équipe de l'entraîneur Amir Ghalenoei compte désormais sur l'esprit sportif des autres pour atteindre les huitièmes de finale.


