En bref
Une attaque iranienne avec 13 missiles balistiques et 17 drones a touché le terminal 1 de l'aéroport international du Koweït, tuant un ressortissant indien et blessant au moins 63 personnes.
Les Gardiens de la révolution ont imputé les dégâts à des missiles intercepteurs américains défaillants, une affirmation rejetée par l'armée américaine.
Les forces américaines ont touché une station de contrôle au sol sur l'île de Qechm près du détroit d'Ormuz et neutralisé un pétrolier vide dans le cadre du blocus maritime.
Le président américain a déclaré que les négociations avec l'Iran se poursuivent et qu'il anticipe un accord dans les jours à venir, malgré la reprise des violences.
Le Koweït a convoqué le chargé d'affaires iranien et ordonné à deux hauts diplomates de quitter le pays sous 24 heures après l'attaque.
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Attaque contre l'aéroport du Koweït
L'Iran a lancé mercredi une salve de 13 missiles balistiques et 17 drones contre le terminal 1 de l'aéroport international du Koweït, selon les autorités locales. La frappe a tué un ressortissant indien résidant au Koweït et blessé au moins 63 personnes, endommageant gravement les installations aéroportuaires et forçant la suspension de tous les vols. Le ministère koweïtien de la Défense a qualifié l'attaque d'« agression criminelle iranienne ». Le ministère des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'affaires iranien et ordonné à deux hauts diplomates iraniens de quitter le pays sous 24 heures.
« agression criminelle iranienne »
Récits contradictoires sur la responsabilité
Le Corps des Gardiens de la révolution islamique d'Iran n'a dans un premier temps pas démenti les frappes, les présentant comme des représailles aux actions américaines. Plus tard, un porte-parole des Gardiens a déclaré à l'agence de presse Tasnim que l'Iran n'avait pas attaqué le Koweït, affirmant que les dégâts avaient été causés par des missiles intercepteurs américains défaillants. L'armée américaine a rejeté cette version, affirmant que les drones iraniens avaient délibérément touché l'installation. Les Gardiens ont indiqué que leurs cibles étaient le quartier général de la Cinquième flotte américaine à Bahreïn et un navire américain identifié comme le « Panaya ».
« Les dégâts là-bas ont été causés par des missiles intercepteurs américains mal guidés. »
Réponse militaire américaine
Le Commandement central des États-Unis a rapporté que les forces américaines ont frappé l'île de Qechm près du détroit d'Ormuz, ciblant une station de contrôle au sol, après ce qu'il a décrit comme des tentatives d'attaques iraniennes au Moyen-Orient. Le CENTCOM a également déclaré avoir abattu des drones iraniens visant des navires civils dans les eaux régionales et intercepté trois missiles se dirigeant vers Bahreïn. Les États-Unis ont présenté leurs actions comme de la légitime défense et ont confirmé avoir neutralisé un pétrolier vide se dirigeant vers l'Iran dans le cadre du blocus maritime du détroit d'Ormuz commencé le 13 avril.
Signaux diplomatiques malgré la violence
Le président Donald Trump a déclaré au New York Post qu'il souhaiterait rencontrer le guide suprême Mojtaba Khamenei, estimant que cela « arrivera probablement ». Lors d'une conférence de presse, Trump a affirmé que les discussions avec l'Iran progressaient et qu'il s'attendait à un accord d'ici le week-end. Il a esquivé les questions sur le cessez-le-feu en déclarant qu'au Moyen-Orient, « un cessez-le-feu, c'est quand on tire avec modération ». Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghtchi, a déclaré à Al-Mayadin que les contacts avec les États-Unis n'avaient pas été rompus, mais que les progrès dépendaient de la fin de la guerre contre l'Iran et au Liban.
« Je dirais que dans cette partie du monde, un cessez-le-feu, c'est quand on tire avec modération. »
Répercussions régionales et marchés pétroliers
L'armée bahreïnienne a déclaré avoir intercepté trois missiles et plusieurs drones. Les frappes israéliennes se sont poursuivies dans le sud du Liban, tuant au moins six personnes, un hôpital ayant été touché dans la ville de Tyr. Les prix du pétrole ont augmenté de plus de 1% alors que le détroit d'Ormuz restait en grande partie fermé, perturbant cette voie de navigation cruciale. Le ministère indien des Affaires étrangères a confirmé que la victime était un citoyen indien et a appelé toutes les parties à cesser de telles attaques.
« Nous appelons une fois de plus toutes les parties à cesser de telles attaques. »