
La Syrie entame la destruction des armes chimiques de l'ère Assad alors que les inspecteurs confirment 42 bombes
Les autorités syriennes ont commencé à démanteler les stocks d'armes chimiques hérités de l'administration Assad, les inspecteurs de l'OIAC confirmant la destruction de 42 bombes aériennes dans le cadre des préparatifs des procès contre 18 suspects.
Destruction vérifiée de munitions chimiques
La Syrie a commencé à éliminer les vestiges du programme d'armes chimiques établi sous l'ancien président Bachar al-Assad, destitué en décembre 2024. La haute représentante des Nations Unies pour les affaires de désarmement, Izumi Nakamitsu, a informé le Conseil de sécurité de l'ONU le 3 septembre 2026, confirmant que les inspecteurs de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ont vérifié la destruction irréversible de 42 bombes aériennes. Cette opération est la première depuis 2014 que des inspecteurs internationaux vérifient l'élimination de munitions chimiques sur le territoire syrien. L'ambassadeur de la Syrie auprès de l'ONU, Ibrahim Olabi, a informé le Conseil que l'opération constitue le premier processus de destruction depuis la transition de pouvoir. Nakamitsu a qualifié l'élimination vérifiée de développement significatif, tout en exhortant les partenaires internationaux à maintenir une vigilance sur les stocks restants.
- Une attaque chimique à Ghouta tue plus de 1 400 personnes, incitant la Syrie à rejoindre l'OIAC.
- L'OIAC mène sa dernière destruction vérifiée d'armes chimiques syriennes avant la reprise en 2026.
- L'OIAC suspend les droits de vote de la Syrie après que des conclusions confirment l'utilisation d'armes chimiques par l'État.
- Le régime de Bachar al-Assad est renversé à Damas.
- Une mission de l'OIAC découvre des installations de production et de stockage non déclarées en Syrie.
- L'OIAC rétablit les droits de vote de la Syrie en vertu de la Convention sur les armes chimiques.
- L'OIAC vérifie la destruction irréversible de 42 bombes chimiques aériennes syriennes.
- La Syrie et le bureau des affaires de désarmement de l'ONU informent le Conseil de sécurité de l'ONU sur les progrès du désarmement.
Découverte d'installations et de matériaux non déclarés
L'effort d'élimination actuel fait suite à une mission d'inspection de l'OIAC déployée sur le territoire syrien en mai 2026, qui a localisé des actifs chimiques non déclarés laissés par l'administration précédente. Suite à ces constatations techniques, les autorités syriennes ont soumis des amendements formels à leur déclaration d'inventaire initiale. La documentation révisée listait un site de production supplémentaire, deux installations de stockage, des munitions vides et un composé chimique auparavant non divulgué utilisé dans la fabrication d'agents neurotoxiques. Malgré les affirmations antérieures du gouvernement Assad selon lesquelles tout son arsenal chimique avait été livré, les inspecteurs internationaux ont documenté que l'administration précédente avait dissimulé des matériaux et trompé les contrôleurs.
S'exprimant devant le Conseil de sécurité de l'ONU, le représentant permanent de la Syrie a expliqué l'objectif de l'élimination des actifs militaires restants.
Notre objectif est de protéger le peuple syrien afin que ces armes ne tombent pas entre de mauvaises mains.
Surveillance internationale et statut de la convention
La surveillance internationale du désarmement chimique syrien s'est élargie après l'attaque du 21 août 2013 dans la banlieue de Damas, Ghouta, où des évaluations des services de renseignement américains ont rapporté que des gaz toxiques avaient tué plus de 1 400 personnes. Bien que Damas ait ensuite adhéré à la Convention sur les armes chimiques sous la pression de Washington et de Moscou, des enquêtes conjointes des Nations Unies et de l'OIAC ont confirmé que les forces gouvernementales continuaient à déployer du sarin, du chlore et du gaz moutarde sur plusieurs zones de combat. En 2021, le Conseil exécutif de l'OIAC a pris la mesure de révoquer les droits de vote et les privilèges de la Syrie après avoir attribué des attaques chimiques à l'armée de l'air syrienne. L'organisation a rétabli le statut complet de la Syrie en juillet 2026 après que la nouvelle administration s'est engagée à une coopération complète avec les contrôleurs internationaux.
Procédures judiciaires et découvertes nucléaires
Les autorités syriennes ont engagé des procédures judiciaires parallèlement au processus de désarmement, ciblant des personnes impliquées dans l'ancienne entreprise d'armes chimiques. Les forces de l'ordre ont arrêté 18 suspects au cours de l'année 2026, dont des figures politiques, militaires et techniques de haut rang de l'ancien régime. Damas a également autorisé les inspecteurs de l'OIAC à établir une présence permanente dans le pays pour examiner les sites suspects et interroger les témoins de frappes chimiques passées. Parallèlement, le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique, Rafael Grossi, a publié un rapport à Vienne détaillant la récupération de 73 tonnes d'uranium non déclaré de l'ère Assad, dont environ 55 tonnes de barres de combustible destinées à un projet de réacteur secret. Nakamitsu a conclu son exposé en avertissant que des quantités potentiellement importantes d'agents de guerre chimique et de munitions non vérifiés restent non comptabilisées sur le territoire syrien.


