
La Roumanie soumet la demande de paiement n°5 du PNRR d'un montant de 2,84 milliards d'euros, atteignant 78 % d'absorption des subventions
La Roumanie a officiellement soumis sa cinquième demande de paiement au titre du Plan national de relance et de résilience (PNRR), d'une valeur de 2,84 milliards d'euros, comprenant 75 jalons dont 21 réformes et 54 investissements.
Soumission de la demande de paiement n°5
La Roumanie a officiellement soumis sa cinquième demande de paiement au titre du Plan national de relance et de résilience (PNRR) vendredi soir à 20h00, pour un montant total de 2,84 milliards d'euros. L'annonce a été faite par Dragoș Pîslaru, ministre intérimaire des Investissements et des Projets européens, dans un message Facebook samedi 15 août. La demande comprend 75 jalons et objectifs, répartis en 21 réformes et 54 investissements. Il s'agit de l'avant-dernière demande de paiement prévue dans le cadre du PNRR, qui finance la relance de la Roumanie avec un total de 21,41 milliards d'euros.
En termes nets, la demande cumule 1,65 milliard d'euros de subventions européennes non remboursables et 433 millions d'euros dans la composante prêt. L'allocation globale du PNRR pour la Roumanie se compose de 13,57 milliards d'euros de subventions et de 7,84 milliards d'euros de prêts. Pîslaru avait déclaré vendredi que la Roumanie était prête à transmettre la demande et qu'elle était estimée être une soumission « propre », suivant le modèle de la demande de paiement n°4, décrite comme la plus grande demande approuvée pour la Roumanie à ce jour.
- Lors de la prise de fonction (l'année dernière)
- 47 %
- Après la demande de paiement n°5
- 78 %
Progrès de l'absorption
Pîslaru a déclaré qu'avec cette soumission, la Roumanie atteint 78 % d'absorption du côté des subventions. Il a contrasté cela avec la situation lorsque l'équipe actuelle a pris ses fonctions l'année dernière, où l'absorption était de 47 %, un niveau accumulé sur quatre ans et demi.
Avec cette soumission, nous atteignons 78 % d'absorption du côté des subventions. Lorsque nous avons pris le mandat, l'année dernière, nous étions à 47 %, accumulé sur quatre ans et demi.
Le ministre a noté qu'en un peu plus d'un an, sous le gouvernement Bolojan, 31 points de pourcentage ont été ajoutés au taux d'absorption, et la Roumanie a préservé l'intégralité de l'allocation de subventions de 13,57 milliards d'euros. Après la demande de paiement n°5, le total des subventions attirées par la Roumanie atteindrait environ 10,6 milliards d'euros sur un total de 13,57 milliards d'euros.
- Subventions (nettes)
- 1.65 milliards d'euros
- Prêts
- 0.433 milliards d'euros
La loi salariale comme prochain jalon
Après la soumission, Pîslaru s'est rendu au ministère du Travail, où il est également ministre intérimaire, et a travaillé avec l'équipe jusqu'à minuit passé sur le projet de nouvelle loi salariale unique. L'adoption de cette loi représente un jalon assumé par la Roumanie dans le cadre du PNRR, et son achèvement est nécessaire pour débloquer une tranche de 770 millions d'euros.
Après que la demande de paiement a été transmise par les collègues du ministère des Investissements et des Projets européens (que je remercie à nouveau), je suis allé au ministère du Travail, où je suis resté jusqu'à minuit passé avec l'équipe pour travailler sur le projet de loi salariale unique. Je remercie également les collègues du ministère du Travail.
La loi salariale est décrite par Pîslaru comme le prochain dossier important après la soumission de la demande de paiement n°5, le travail se poursuivant au ministère du Travail sur le projet.
Demande restante et réponse aux critiques
Après la demande de paiement n°5, la Roumanie a une demande restante à soumettre dans le cadre du PNRR. Selon les données présentées par le ministre vendredi, la demande finale, numéro 6, comportera une composante de 2,58 milliards d'euros de subventions et 1,76 milliard d'euros de prêts.
Pîslaru a également profité du message de samedi pour répondre aux critiques concernant le rythme de mise en œuvre du PNRR.
Dans notre politique, il est facile de démolir, de critiquer, de lancer des insultes. Il est difficile, en revanche, de construire et de travailler honnêtement pour le bien de votre pays.


