
Les travailleurs de l'INEM dénoncent le retrait de 100 ambulances et menacent d'une grève en août alors qu'une nouvelle loi se profile
L'INEM prévoit de transférer 54 ambulances médicales d'urgence vers des unités de santé locales et de convertir 46 véhicules SIV en voitures légères, retirant ainsi 100 véhicules de sa propre flotte. Les travailleurs avertissent d'une grève en août et exigent l'intervention du ministre de la Santé avant l'entrée en vigueur de la nouvelle loi organique le 1er août.
Le plan de réorganisation
Vendredi, le président de l'INEM, Luís Mendes Cabral, a confirmé dans un entretien à la RTP que 54 ambulances médicales d'urgence (Ambulâncias de Emergência Médica) seront transférées aux unités locales de santé (ULS) et que les 46 ambulances actuelles de soutien immédiat à la vie (SIV) seront converties en véhicules légers, perdant ainsi leur capacité à transporter des patients. Ensemble, ces deux changements retirent 100 véhicules de la flotte opérationnelle propre de l'INEM. La mesure est liée à la nouvelle loi organique de l'INEM, qui entre en vigueur le 1er août.
Si cette décision est mise en œuvre, 54 ambulances médicales d'urgence seront remises aux ULS et 46 ambulances SIV cesseront d'être des ambulances, perdant la capacité de transporter des patients.
Les travailleurs menacent de faire grève
La Commission des travailleurs (CT) de l'INEM a dénoncé ce plan comme un démantèlement du dispositif médical d'urgence, affirmant que 71 municipalités, dont Lisbonne et Porto, seraient touchées. La commission a fait valoir que cette mesure augmenterait la pression sur les pompiers et la Croix-Rouge, créant « un risque accru » pour les usagers. Rui Lázaro, président du Syndicat des techniciens d'urgence préhospitalière (STEPH), a déclaré au JN que si la mesure n'est pas annulée, le syndicat lancera « une série d'actions de protestation importantes dès le mois d'août qui pourraient aboutir à une grève ». Lázaro a décrit le combat comme étant « contre le démantèlement de l'un des biens les plus essentiels d'une société, à savoir l'urgence médicale ».
Si l'INEM n'annule pas cette mesure, nous entamerons une série d'actions de protestation importantes dès le mois d'août qui pourraient aboutir à une grève.
Le leader syndical a également qualifié l'entrée en vigueur de la nouvelle loi organique de « moment en or » pour que le gouvernement remplace l'actuel conseil d'administration de l'INEM et stoppe le retrait des ressources. « Nulle part dans le monde, réduire les ressources ne signifie renforcer le système », a-t-il déclaré.
L'INEM rejette le démantèlement
Dans un communiqué adressé à Lusa, l'INEM a rejeté tout scénario de démantèlement, affirmant qu'« il n'y a pas de démantèlement du dispositif médical d'urgence, ni de retrait de 100 ambulances du dispositif opérationnel, ni de réduction de la capacité de réponse pour les populations ». L'institut a déclaré que le transfert éventuel de la gestion des ambulances aux ULS « n'implique pas l'élimination de ces moyens, qui continueront à servir les populations et resteront intégrés dans le dispositif national d'urgence médicale ». Concernant la conversion des SIV, l'INEM a expliqué qu'elle « résulte de la nécessité d'adapter les moyens à la mission de ces équipes, sans aucun préjudice pour la capacité de soins, le transport étant assuré par les moyens dédiés du Système intégré d'urgence médicale (SIEM) ».
Il n'y a pas de démantèlement du dispositif médical d'urgence, ni de retrait de 100 ambulances du dispositif opérationnel, ni de réduction de la capacité de réponse pour les populations. Au contraire, l'objectif est de renforcer l'intégration entre l'urgence préhospitalière et les soins hospitaliers.
Pression politique et prochaines étapes
Les travailleurs demandent à la ministre de la Santé, Ana Paula Martins, de clarifier si elle soutient la réorganisation. Le communiqué de la CT a exhorté la ministre à « confirmer cette option et en assumer pleinement les conséquences » ou à utiliser la nouvelle loi organique pour remplacer l'ensemble du conseil d'administration de l'INEM. Une assemblée générale des travailleurs de l'INEM est en cours de programmation pour les premiers jours d'août, où les structures syndicales seront invitées à définir une position commune et à approuver des mesures concrètes. Avec l'entrée en vigueur de la nouvelle loi le 1er août, les jours à venir détermineront probablement si le gouvernement intervient ou si la protestation dégénère en grève.
- Le président de l'INEM confirme le transfert de 100 ambulances dans un entretien à la RTP.
- La commission des travailleurs dénonce le démantèlement ; le syndicat menace de faire grève.
- La nouvelle loi organique de l'INEM entre en vigueur.
- Assemblée générale des travailleurs pour décider des actions de protestation.


