Macroéconomie · Berlin

Le patronat allemand exige un frein aux retraites alors que la hausse de 4,2 % prend effet et que le taux de cotisation approche les 20 %

Le président du patronat, Rainer Dulger, appelle à une augmentation plus lente des retraites et à un recul de l'âge de la retraite, avertissant que les hausses successives supérieures à 4 % dépassent les salaires et les prix.

Texte IA fondé sur les articles de Berliner Zeitung, Frankfurter Allgemeine, stern.de et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Berlin · Allemagne
Comment on en est arrivé là
  1. 1 juil.Augmentation des retraites de plus de 4,2 % pour plus de 21 millions de retraités
  2. 11 juinLe comité de coalition se réunit avec les représentants des employeurs et des syndicats
  3. 28 juinLa commission des retraites devrait présenter ses propositions de réforme
  4. 1 juil.Augmentation prévue des retraites de plus de 4,7 %

La flambée des coûts

Les plus de 21 millions de retraités allemands verront leurs prestations augmenter de plus de 4,2 % au 1er juillet, avec une nouvelle hausse de plus de 4,7 % déjà prévue pour 2027. Ces augmentations successives sont dues à une forte croissance des salaires et à la première réforme des retraites de la coalition, qui a suspendu le facteur de durabilité qui aurait autrement atténué les hausses lorsque le nombre de retraités augmente plus vite que la base de cotisants. Le président du patronat, Rainer Dulger, a déclaré à l'agence Deutsche Presse-Agentur que la seule hausse de cette année coûte plus de 18 milliards d'euros.

« Il est impossible de justifier auprès des cotisants que les retraites augmentent nettement plus vite que les salaires et les prix cette année et l'année prochaine, de plus de 4 % à chaque fois. »

Rainer Dulger, président de la Confédération des associations patronales allemandes

Les exigences de Dulger

Dulger, président de la Confédération des associations patronales allemandes (BDA), milite pour un retour au facteur de durabilité et un taux de cotisation stable à long terme. Le taux actuel est de 18,6 % du revenu assurable ; Dulger a prévenu qu'il ne doit pas être autorisé à grimper jusqu'à 20 %. Il a également appelé à un nouveau recul de l'âge de la retraite à mesure que l'espérance de vie augmente, et à la fin des dépenses de plusieurs milliards pour la retraite sans déduction pour les travailleurs particulièrement longuement assurés, à un moment où les entreprises peinent à trouver de la main-d'œuvre qualifiée.

« Quiconque ne met pas un frein à la dynamique des dépenses dans l'assurance sociale aggrave les problèmes économiques de l'Allemagne. »

Rainer Dulger, président de la Confédération des associations patronales allemandes

L'arène politique

Le chancelier Friedrich Merz a été hué lors d'un congrès du syndicat DGB à la mi-mai, lorsqu'il a réduit la réforme prévue des retraites à une simple question d'arithmétique de base. La ministre des Affaires sociales, Bärbel Bas (SPD), avait été moquée lors de la Journée des employeurs six mois plus tôt, en expliquant que la garantie des retraites était uniquement financée par les recettes fiscales. En réponse, la coalition a désormais invité quatre représentants des employeurs et quatre représentants des syndicats à se joindre aux discussions du comité de coalition ce mercredi, une mesure que la CDU a longtemps refusée de peur que les syndicats n'affaiblissent les réformes.

« Nous devons sortir de cette pensée binaire et tout faire pour maintenir l'unité. »

Carsten Linnemann, secrétaire général de la CDU

L'opposition syndicale

Le chef de district du DGB, Ernesto Harder, a prévenu que relever l'âge de la retraite à 70 ans serait un "coup dur" et un "programme d'austérité sévère" plutôt qu'une réforme. Il a fait valoir que l'espérance de vie en Allemagne n'a pas augmenté depuis 15 ans et que de nombreux travailleurs des secteurs affiliés au DGB ne peuvent physiquement pas travailler jusqu'à 70 ans. Harder a plutôt proposé d'intégrer davantage de personnes dans le système de retraite, comme les politiciens et les entrepreneurs, tout en rejetant l'idée d'y inclure les fonctionnaires si cela devait aggraver leurs conditions.

« Ce n'est pas une réforme, ce serait un programme d'austérité sévère. »

Ernesto Harder, chef de district du DGB

La suite

La commission des retraites nommée par le gouvernement, composée d'universitaires et de représentants de la coalition, devrait présenter ses propositions de réforme le 28 juin. Les discussions de ce mercredi réunissent le comité de coalition avec les employeurs et les syndicats, dans un contexte d'annonces quasi quotidiennes de suppressions d'emplois et d'investissements annulés, notamment de la part des groupes pharmaceutiques Boehringer Ingelheim et Eli Lilly.

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Sources et contexte

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