
L'IGPN ouvre une enquête après la blessure d'un lycéen lors d'un blocage d'établissement à Tours
L'IGPN a ouvert une enquête le 30 septembre 2026 après qu'un lycéen a été grièvement blessé à la tête près du lycée Balzac à Tours, où les forces de l'ordre ont été déployées lors de blocages de protestation qui se multipliaient.
Enquête ouverte après la blessure d'un lycéen à Tours
L'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête le 30 septembre 2026 après qu'un lycéen a été blessé à la tête lors d'un blocage de protestation à Tours. L'incident s'est produit mercredi matin devant le lycée Balzac, dans le centre-ville, où des élèves s'étaient rassemblés pour empêcher l'accès au bâtiment. Les secours ont pris en charge l'adolescent blessé directement sur place avant de le transporter au service des urgences du CHU de Tours. La procureure de la République Catherine Sorita-Minard a annoncé la saisine de l'IGPN sur le réseau social X, précisant que l'origine de la blessure à la tête restait indéterminée à ce stade. Le personnel médical de l'hôpital a programmé un scanner et un examen clinique médico-légal mercredi après-midi afin de documenter l'étendue du traumatisme.
- La police interpelle six personnes pour des jets de projectiles lors des protestations à Tours
- Un lycéen est blessé à la tête près du lycée Balzac lors d'affrontements sur un blocage
- La procureure Catherine Sorita-Minard saisit l'IGPN de l'enquête
- Deux suspects de 16 ans convoqués devant un juge des enfants
Analyse des caméras-piétons et des témoignages
La préfecture d'Indre-et-Loire et la police nationale ont ouvert des procédures de vérification pour déterminer si la blessure résulte d'un tir de lanceur de balles de défense (LBD) par les forces de l'ordre. Plusieurs enregistrements vidéo partagés sur les réseaux sociaux montrent le jeune homme assis au sol, du sang visible autour de l'œil et du sourcil, au milieu de la foule. Les autorités préfectorales ont confirmé que les policiers déployés sur le blocage avaient leurs caméras-piétons activées tout au long de l'intervention matinale, et les techniciens analyseront les images dans la journée. Les enquêteurs croiseront les éléments vidéo avec les déclarations formelles des policiers concernés et les auditions de témoins présents devant les grilles de l'établissement. Des journalistes de radios locales présents sur place ont relevé des témoignages selon lesquels un projectile tiré par la police aurait atteint l'élève au visage.
Affrontements et évacuations d'établissements dans la ville
L'intervention médicale a eu lieu alors que policiers et pompiers répondaient à plusieurs incendies allumés près d'enceintes scolaires. Les unités de sécurité ont essuyé des jets de projectiles en tentant d'éteindre les flammes et de dégager les accès autour des bâtiments scolaires. Près du lycée Paul-Louis-Courier, un conteneur à déchets en feu a provoqué une fuite de gaz enflammée, contraignant les secours à évacuer l'établissement. Les responsables policiers et administratifs ont indiqué que les actions de protestation ont perturbé le fonctionnement des établissements dans plusieurs quartiers de la ville tout au long de la matinée.
Pierre-Ange Savelli, directeur de cabinet du préfet d'Indre-et-Loire, s'est exprimé sur l'ampleur des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.
La violence est d'une intensité assez élevée à Tours.
Suites judiciaires et arrestations antérieures
Les affrontements de mercredi font suite à des troubles qui avaient commencé devant des lycées locaux le 29 septembre 2026, lorsque la police avait interpellé six personnes pour des jets de projectiles sur les forces de l'ordre. La procureure a indiqué que deux prévenus de 16 ans ont reçu des convocations à comparaître devant un juge des enfants, accompagnés de leurs parents, avec une audience fixée au 20 novembre 2026. Les autorités préfectorales ont confirmé que les policiers ont procédé à de nouvelles interpellations mercredi, alors que les affrontements se poursuivaient à une intensité similaire. Le tribunal pour enfants de Tours examinera les dossiers relatifs aux jets de projectiles violents contre les unités de sécurité. L'enquête de l'IGPN continuera d'examiner les éléments médicaux, les enregistrements des caméras et le déroulement opérationnel afin de déterminer les circonstances exactes de la blessure du lycéen.

