
La Hesse interdit l'association francfortoise Palästina e.V. et perquisitionne six biens
Les autorités hessoises ont interdit le groupe propalestinien Palästina e.V. pour propagande antisémite et soutien au Hamas, déployant 35 policiers pour perquisitionner des résidences et des locaux de stockage à Francfort et Mannheim.
Interdiction régionale et perquisitions matinales
Le mardi 18 août 2026, le ministère de l'Intérieur de Hesse a prononcé une interdiction formelle contre l'organisation Palästina e.V., basée à Francfort, dissolvant ses structures et interdisant ses canaux sur les réseaux sociaux. Au cours de la matinée, 35 agents du siège de la police de Francfort, du quartier général des opérations de Hesse et de l'Office régional de police criminelle de Hesse ont exécuté des mandats de perquisition dans six biens. L'opération visait cinq personnes, perquisitionnant trois résidences privées et deux locaux de stockage à Francfort ainsi qu'une résidence à Mannheim, dans le Bade-Wurtemberg. La police a confisqué des avoirs, des supports de stockage électroniques, des ordinateurs portables, des ordinateurs, des espèces et du matériel de propagande physique, y compris des banderoles, des tracts et des autocollants. Les autorités ont confirmé que les perquisitions n'ont donné lieu à aucune interpellation.
- Appartements à Francfort
- 3 biens
- Locaux de stockage à Francfort
- 2 biens
- Appartements à Mannheim
- 1 biens
Allégations de violations constitutionnelles et de soutien au terrorisme
Le ministère de l'Intérieur a fondé cette interdiction sur des conclusions selon lesquelles l'association agissait contre l'ordre constitutionnel et le concept d'entente internationale. Les enquêtes officielles ont établi que l'organisation promouvait une hostilité antisémite et visait l'élimination d'Israël sous le slogan de la libération de la Palestine historique, du Jourdain à la Méditerranée. Selon le ministère, les statuts du groupe imposaient la solidarité avec toutes les formes de résistance palestinienne, ce qui incluait les attaques armées du Hamas et du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Après les attaques du 7 octobre 2023 qui ont tué environ 1 200 personnes en Israël, la membre de l'association Aitak B. a publiquement salué cette opération lors d'une conférence de presse dans le quartier de Gallus à Francfort, avant que la police ne l'arrête.
Il n'y a pas de terreur du Hamas, il n'y a pas de terreur du FPLP, la résistance armée n'est pas la terreur.
Auto-dissolution factice et poursuite des opérations
Fondé en 2022, Palästina e.V. a publié une annonce en ligne déclarant son auto-dissolution en novembre 2024. Le ministère de l'Intérieur de Hesse et le tribunal administratif de Cassel ont rejeté cette affirmation comme une tactique dilatoire, notant que les militants du groupe continuaient d'organiser des veillées, des manifestations et des campagnes numériques. L'application actuelle faisait suite à des perquisitions policières antérieures menées en janvier 2025 contre le bureau exécutif du groupe. Lors de l'opération de mardi, les policiers ont perquisitionné le domicile mannheimois du militant Mahmud O., qui s'adressait régulièrement aux rassemblements de Francfort et avait auparavant annulé en justice une interdiction municipale de prendre la parole. À la suite de la perquisition de son appartement, des militants ont programmé une manifestation devant le siège de la police de Mannheim pour mardi soir.
- Palästina e.V. est fondée à Francfort.
- La membre Aitak B. défend les attaques du 7 octobre lors d'une conférence de presse à Gallus.
- L'association annonce son auto-dissolution sur les réseaux sociaux.
- La police mène des perquisitions contre les dirigeants et membres du bureau de l'association.
- La Hesse prononce une interdiction formelle et la police perquisitionne six biens à Francfort et Mannheim.
Réponse officielle et mesures de sécurité
Le ministre de l'Intérieur de Hesse, Roman Poseck, a déclaré que cette interdiction démontre une action juridique cohérente contre la montée de l'antisémitisme et protège la vie juive dans tout le Land. Poseck a expliqué cette décision lors d'une apparition à Wiesbaden.
L'association était orientée vers la garantie qu'il n'y ait plus de place pour Israël sur la carte.
Le commissaire de Hesse à la lutte contre l'antisémitisme, Uwe Becker, a déclaré que le groupe entretenait des liens opérationnels avec des organisations telles que la campagne BDS, Migrantifa et Jüdische Stimme für gerechten Frieden in Nahost. Becker a fait remarquer que les individus qui glorifient les attaques terroristes et appellent à la destruction d'Israël n'ont pas leur place dans la société allemande. Les autorités de sécurité de l'État ont affirmé que les mesures de protection des institutions juives, y compris la vidéosurveillance, restent pleinement opérationnelles.
