
La Grèce adopte un nouveau cadre spatial pour les énergies renouvelables avec un plafond régional de 1,5 % des terres
La Grèce a publié un cadre de planification spatiale révisé le 19 août 2026, remplaçant les réglementations de 2008 par des exclusions de zonage strictes et une limite de couverture de 1,5 % des terres par unité régionale pour les nouvelles installations solaires.
Le gouvernement grec a promulgué un cadre spatial spécial révisé pour les sources d'énergie renouvelable, approuvé formellement par décision ministérielle et publié au Journal officiel le 19 août 2026. Le nouveau plan spatial remplace le cadre réglementaire précédent établi en 2008, une époque où la production d'énergie renouvelable représentait une part nettement plus faible du mix énergétique grec. Au cours des 18 dernières années, le déploiement d'installations éoliennes et solaires ainsi que de stockage d'énergie commercial a modifié les besoins territoriaux. Le cadre actualisé vise à faire passer le déploiement des énergies renouvelables d'une pénétration rapide du marché à une gestion spatiale structurée s'étendant jusqu'en 2050.
- Le cadre spatial initial pour les installations d'énergie renouvelable est établi
- Le cadre de planification spatiale révisé est publié au Journal officiel
- Date cible pour une part de 43 % d'énergies renouvelables dans la consommation finale brute d'énergie
La politique établit des limites géographiques définies pour les investissements renouvelables, délimitant des zones spécifiques désignées pour le développement industriel tout en définissant des zones d'exclusion pour protéger les habitats naturels.
Notre objectif est de produire davantage d'énergie grecque à partir du soleil et du vent, renforçant notre autonomie énergétique et garantissant des prix plus abordables pour les ménages et les entreprises.
Restrictions solaires et plafonds régionaux
Le cadre crée des restrictions uniformes à l'échelle nationale sur l'implantation de nouvelles installations photovoltaïques. Les projets d'énergie solaire sont exclus des zones protégées du réseau Natura 2000, des forêts et terres forestières, des zones humides Ramsar, des zones humides des petites îles, des parcs nationaux, des monuments naturels déclarés et des forêts esthétiques. Le développement est également interdit dans les paysages d'une beauté naturelle exceptionnelle désignés, les sites patrimoniaux culturels protégés, les zones sans routes et les eaux de baignade côtières. Suite aux retours recueillis lors de la consultation publique, le gouvernement a étendu ces exclusions pour inclure les sites historiques, les monuments anciens et les zones géographiques contenant des sources d'eau utilisées pour l'approvisionnement en eau potable.
Les développements solaires flottants sont soumis à des restrictions sectorielles supplémentaires. Les planificateurs ont exclu les installations photovoltaïques flottantes des parcs de plongée sous-marine, des zones contenant des épaves récentes, des zones d'ancrage maritime actives et des attractions sous-marines artificielles afin de protéger les activités maritimes et le tourisme côtier.
Pour atténuer la saturation territoriale et protéger l'agriculture, le cadre introduit un mécanisme de capacité de charge calculé pour chaque unité régionale. Selon cette règle, les nouvelles installations photovoltaïques au sol ne peuvent pas dépasser un plafond total de 1,5 % de la superficie totale de toute unité régionale individuelle. Ce plafond répond directement aux préoccupations locales concernant la conversion cumulative des terres agricoles arables et la détérioration des paysages dans les régions à forte densité énergétique.
Exclusions pour les installations éoliennes
Les réglementations actualisées établissent des limites spatiales plus strictes pour les projets d'énergie éolienne en Grèce continentale et sur ses îles. La construction de nouveaux parcs éoliens est interdite dans toute la région de l'Attique et dans la zone métropolitaine de Thessalonique. Les interdictions d'implantation s'appliquent également à toutes les zones géographiques situées à des altitudes supérieures à 1 200 mètres. Les développements éoliens sont également exclus des zones humides Ramsar, des zones humides des petites îles et des paysages d'une beauté naturelle exceptionnelle, reflétant plusieurs restrictions environnementales appliquées aux infrastructures solaires.
Objectifs climatiques et objectifs politiques
Le cadre de zonage est calibré pour soutenir les objectifs nationaux établis dans le Plan national pour l'énergie et le climat de la Grèce. Le plan fixe des jalons juridiquement contraignants pour 2030, visant une contribution des énergies renouvelables d'au moins 43 % dans la consommation finale brute d'énergie. Pour le secteur électrique spécifiquement, le plan exige que les sources renouvelables fournissent 75,7 % de la consommation finale brute d'électricité d'ici la fin de la décennie.
- Consommation finale brute d'énergie
- 43 %
- Consommation finale brute d'électricité
- 75.7 %
Le ministre de l'Environnement et de l'Énergie, Stavros Papastavrou, a déclaré que l'exploitation des ressources solaires et éoliennes nécessite une planification structurée, des règles claires et une protection de l'environnement. Le cadre révisé établit des critères territoriaux clairs pour permettre au secteur énergétique d'augmenter sa capacité tout en protégeant les sites culturels et naturels vulnérables.


