Gouvernement · Paris, Bruxelles et Strasbourg
La France soumet à la Commission européenne des restrictions révisées sur les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans
Après un rejet judiciaire en août 2026, le gouvernement français a présenté à Bruxelles un plan modifié visant les fonctionnalités addictives plutôt que des interdictions totales de plateformes, alors que l'UE prépare sa propre loi sur les enfants (EU Kids Act).
Texte IA fondé sur les articles de Courrier international, BFMTV, Le Monde.fr et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Le 14 septembre 2026, Emmanuel Macron a annoncé un projet de loi révisé soumis à la Commission européenne, qui restreint l'accès des utilisateurs de moins de 15 ans en ciblant des fonctionnalités spécifiques des plateformes.
La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, présentera l'EU Kids Act à Strasbourg le 16 septembre 2026, introduisant des comptes progressifs pour les enfants de moins de 13 ans et les adolescents de 13 à 15 ans.
La proposition française révisée cible des outils d'interface tels que le défilement infini, les notifications nocturnes et les vidéos en lecture automatique, suite à une décision du Conseil constitutionnel d'août 2026.
Les propositions européennes font suite à l'interdiction australienne des moins de 16 ans fin 2025 et à un accord juridique américain de 17 milliards de dollars de Meta plafonnant le temps d'écran des adolescents à deux heures par jour.
- 14 sept.La France soumet un projet de loi révisé ciblant les fonctionnalités addictives à la Commission européenne
- 16 sept.La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen programme la présentation de l'EU Kids Act
- Printemps 2027L'exécutif français vise une mise en œuvre nationale complète des restrictions sur les réseaux sociaux
Proposition française révisée
Le gouvernement français a soumis un projet de loi modifié à la Commission européenne le 14 septembre 2026 pour restreindre l'accès des mineurs de moins de 15 ans aux réseaux sociaux. Cette soumission fait suite à une décision d'août 2026 du Conseil constitutionnel, qui avait annulé un précédent texte législatif, estimant qu'une interdiction générale constituait une atteinte disproportionnée à la liberté d'expression des adolescents. Pour se conformer aux exigences constitutionnelles et aux règles du marché unique européen, le cadre révisé abandonne les interdictions pures et simples de plateformes et cible plutôt des fonctionnalités d'interface spécifiques addictives.
La mesure révisée applique des restrictions d'âge aux plateformes utilisant des mécanismes tels que le défilement vidéo infini, la lecture automatique, les notifications nocturnes et les messages directs non sollicités de la part d'inconnus. Les adolescents âgés de 13 à 15 ans peuvent accéder aux services conformes avec une autorisation parentale, tandis que les utilisateurs de moins de 13 ans restent exclus des comptes non surveillés. Le président français Emmanuel Macron a déclaré sur X qu'il vise à adopter la législation avant la fin de son mandat présidentiel au printemps 2027.
« Nous irons jusqu'au bout pour trouver une voie conforme aux observations du Conseil constitutionnel, mais aussi au droit européen. »
Cadre de la Commission européenne
Le dépôt français intervient alors que la Commission européenne s'apprête à présenter son propre paquet réglementaire, intitulé EU Kids Act. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, présentera l'initiative le 16 septembre 2026 devant le Parlement européen à Strasbourg. S'appuyant sur les recommandations de juillet 2026 d'un groupe consultatif d'experts, le cadre européen propose d'exiger des plateformes numériques et des assistants d'intelligence artificielle qu'ils prouvent leur sécurité dès la conception avant d'offrir des services aux mineurs.
Selon le projet de législation européenne, l'accès aux comptes suit un modèle progressif. Les parents peuvent créer des comptes entièrement gérés pour les enfants de moins de 13 ans, tandis que les adolescents de 13 à 15 ans recevront des comptes d'initiation avec des limites de temps d'écran obligatoires et des protections contre les interactions avec des inconnus.
Compétence réglementaire et impacts comportementaux
Les spécialistes du droit ont souligné d'éventuels chevauchements de compétences entre les initiatives nationales et européennes. Brunessen Bertrand, professeur de droit public à l'Université de Rennes, a noté que la définition des fonctionnalités nuisibles des plateformes relève de la compétence du règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act).
« Fondamentalement, une approche par fonctionnalité, graduée selon les enfants, et qui laisse une place à l'autorité parentale, me semble pertinente. »
Les spécialistes médicaux soulignent les mécanismes psychologiques ciblés par les propositions réglementaires. Amine Benyamina, professeur de psychiatrie et spécialiste en addictologie, a expliqué que les plateformes de réseaux sociaux exploitent des principes neuroscientifiques pour déclencher des boucles de récompense, en utilisant des renforcements variables tels que les likes, le nombre d'abonnés et la curation algorithmique pour capter les jeunes utilisateurs.
« Le concept même de bulles algorithmiques est addictif. »
Application mondiale et plaintes pour sécurité
L'impulsion réglementaire européenne s'aligne sur les actions internationales en matière de sécurité numérique des jeunes. L'Australie a instauré une interdiction pour les moins de 16 ans fin 2025, suivie d'initiatives similaires au Brésil et en Indonésie. Aux États-Unis, Meta a accepté un accord de 17 milliards de dollars avec environ 50 États et territoires concernant les plaintes sur la santé mentale des jeunes, mettant en place des limites quotidiennes de deux heures de temps d'écran et une période de restriction entre minuit et 6 heures du matin. Cependant, l'ancien ingénieur de Meta Arturo Bejar a critiqué cet accord comme incomplet en raison de l'absence de règles sur les compteurs de vues publics. En France, l'organisation de protection de l'enfance e-Enfance a déposé une plainte auprès de l'unité de cybercriminalité du parquet de Paris le 14 septembre 2026, citant une augmentation des contenus violents ciblant les mineurs sur Discord.
- Australie
- 16 ans
- France (proposé)
- 15 ans
- Union européenne (proposé)
- 15 ans
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Sources et contexte
- Courrier internationalL'Union européenne se prépare à limiter l'accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans
- BFMTVDérogations d'accès et chasse aux fonctions addictives: ce que l'on sait de la nouvelle loi sur l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans
- Le Monde.frViolences sur mineurs : l'association e-Enfance alerte sur une " explosion " des cas sur Discord et saisit la justice
- RFIFrancia insiste en la prohibición de las redes sociales para los adolescentes
- Emmanuel Macron
- Président de la France
- Ursula von der Leyen
- Présidente de la Commission européenne
- Lieux
- Paris, Bruxelles, Strasbourg
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