Affaires · Paris
La France abaisse le seuil des investissements étrangers à 10% pour les sociétés cotées dans des secteurs sensibles, y compris celles cotées à l'étranger
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a publié un décret abaissant le seuil pour les acquisitions non européennes dans les sociétés françaises cotées dans des secteurs sensibles de 25% à 10%, et étendant la règle aux entreprises cotées en dehors de l'UE.
Texte IA fondé sur les articles de RFI, Bloomberg Business, Reuters et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Les investisseurs non européens ont désormais besoin d'une approbation gouvernementale pour les participations de 10% ou plus dans les sociétés françaises cotées dans des secteurs sensibles. Les sociétés non cotées restent sous le seuil de 25%.
La règle s'applique désormais aux entreprises françaises cotées en dehors de l'UE, comblant une lacune qui permettait auparavant aux investisseurs de constituer des participations via des actions cotées à l'étranger sans contrôle.
Les secteurs sensibles incluent la défense, la cybersécurité, l'IA, les semi-conducteurs, la technologie quantique, la robotique, l'espace, l'énergie, l'eau, les transports, les télécommunications, la santé, la sécurité alimentaire, les médias d'information, les matières premières critiques, les technologies bas-carbone, le stockage d'énergie et les biotechnologies.
Le ministère des Finances doit décider dans les dix jours suivant une demande si une transaction fera l'objet d'un examen approfondi, afin d'éviter d'entraver la levée de capitaux des entreprises.
Le décret
Le décret n° 2026-718 du 30 juillet 2026, signé par le Premier ministre français Sébastien Lecornu, a été publié au Journal officiel le dimanche 2 août et renforce le contrôle des investissements non européens dans les entreprises françaises. La mesure abaisse le seuil à partir duquel les achats d'actions étrangères nécessitent une approbation gouvernementale et étend le système de contrôle aux entreprises françaises cotées sur des bourses en dehors de l'Union européenne.
Qu'est-ce qui change
Auparavant, les transactions étaient généralement soumises à un examen lorsqu'un investisseur non européen acquérait 25 pour cent des droits de vote dans une entreprise française. Un seuil inférieur de 10 pour cent s'appliquait déjà à certaines entreprises françaises cotées sur des marchés réglementés. Le nouveau décret étend ce seuil de 10 pour cent à toute entreprise française cotée opérant dans un secteur sensible, que ses actions soient négociées en France ou à l'étranger. Les entreprises non cotées restent sous le seuil de 25 pour cent. Le gouvernement a déclaré que ce changement était nécessaire pour combler une lacune qui pourrait permettre à des investisseurs opportunistes de constituer des participations influentes dans des entreprises critiques via des actions cotées à l'étranger.
« pour se prémunir contre les acquisitions opportunistes d'actions non européennes dans des entreprises françaises cotées en dehors de l'UE qui pourraient menacer la sécurité nationale »
Secteurs sous surveillance
Le système de contrôle couvre un large éventail d'activités jugées vitales pour l'ordre public, la sécurité publique ou la défense nationale. Celles-ci incluent la défense, la cybersécurité, l'intelligence artificielle, les semi-conducteurs, la technologie quantique, la robotique, les opérations spatiales et les biens à double usage civil et militaire. Les contrôles s'étendent également aux infrastructures et services essentiels dans les domaines de l'énergie, de l'eau, des transports, des télécommunications et de la santé, ainsi qu'à la sécurité alimentaire, aux médias d'information politique et générale, et aux matières premières critiques. Ces dernières années, les technologies bas-carbone, le stockage d'énergie et les biotechnologies ont été ajoutés à la liste alors que la France cherche à protéger des industries jugées importantes pour son indépendance économique et technologique future.
Justification et calendrier
Le décret intervient dans un contexte de tensions géopolitiques accrues et d'une évolution européenne plus large vers un traitement des investissements sous l'angle de la sécurité nationale. La France a progressivement élargi ses contrôles des investissements étrangers au cours de la dernière décennie, craignant que des entreprises critiques ne soient reprises ou affaiblies par des investisseurs dont les intérêts ne sont pas alignés sur ceux de l'État français. Le gouvernement a présenté cette mesure comme une sauvegarde nécessaire pour les entreprises et technologies essentielles à la sécurité du pays.
Mise en œuvre
Pour éviter d'entraver la capacité des entreprises à lever des capitaux sur les marchés, le ministère des Finances doit décider dans les dix jours suivant une demande si une transaction fera l'objet d'un examen approfondi. Le décret s'applique à partir du onzième jour ouvrable après sa publication et ne couvre pas les investissements réalisés dans les dix jours ouvrables suivants, ce qui place son entrée en vigueur dans la seconde moitié d'août.
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Sources et contexte
- RFIFrance tightens checks on foreign investment amid concerns over national security
- Bloomberg BusinessFrance Tightens Foreign Investment Rules for Critical Industries
- ReutersFrance tightens oversight of foreign investment to protect national security
- newsORF.atParis verschärft Kontrolle von Investoren aus Nicht-EU-Staaten
- Sébastien Lecornu
- Premier ministre français qui a publié le décret renforçant le contrôle des investissements étrangers
- Lieux
- Paris
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