Les manifestations contre la hausse du coût de la vie ont rassemblé au moins 550 000 personnes dans toute la France samedi 17 octobre, selon les autorités. Dans plusieurs villes, les cortèges ont dégénéré en affrontements avec la police, en pillages et en incendies ou dégradations de bâtiments publics, dont l'hôtel de ville de Limoges. Le ministre de la Justice Gérald Darmanin a déclaré que le parquet national antiterroriste examinait la suite à donner après l'incendie de Limoges. Le bilan fait état de deux morts et de plusieurs blessés graves, dont deux ont perdu une main. Près de 1 000 membres des forces de l'ordre et manifestants ont été blessés, selon les autorités. Les autorités recensent 2 331 personnes placées en garde à vue et des dizaines de mandats de dépôt, tandis que le gouvernement indique qu'au moins 3 000 commerces ont été vandalisés ou pillés.
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Le Premier ministre Sébastien Lecornu a réuni lundi 19 octobre la cellule interministérielle de crise et demandé aux préfets d'instaurer des couvre-feux partiels et localisés. Il n'a pas exclu l'état d'urgence « si nécessaire », mais a jugé les couvre-feux plus adaptés, estimant que les troubles se limitaient aux centres urbains. À Paris, la police a ordonné un couvre-feu de 23h00 à 6h00 autour de la place de la République et des rues menant aux Halles, applicable à tous les habitants et non aux seuls mineurs. À Nice, un couvre-feu s'applique aux mineurs dans le centre-ville de 21h00 à 6h00, une mesure prise par la préfecture des Alpes-Maritimes et annoncée par le maire Eric Ciotti sur X. À Lyon, une partie de la Presqu'île est soumise à un couvre-feu de 21h00 à 6h00 et les rassemblements sur la voie publique sont interdits de 18h00 à 21h00, tandis que Marseille interdit rassemblements et manifestations de 12h00 à 20h00. Dans le département du Nord, Lille, Douai, Wattignies et Denain sont soumises à des couvre-feux de 20h00 à 6h00 dans certaines parties de chaque commune, avec l'accord des maires locaux.
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a déclaré que la police avait « perdu le contrôle » dans certaines villes et invoqué un « manque d'anticipation » dans les préparatifs. Il a indiqué avoir présenté sa démission au président Emmanuel Macron parce qu'il se sentait responsable de ce qui s'était passé, mais M. Macron l'a refusée, invoquant la nécessité d'une continuité du commandement des forces de l'ordre. M. Macron a reconnu des insuffisances dans la gestion des manifestations, alors qu'il avait quitté la France le 18 octobre pour une visite de trois jours dans des pays du Golfe consacrée à la coopération énergétique et aux approvisionnements en carburant. Lundi 19 octobre, une cinquantaine d'étudiants de l'École du Louvre ont bloqué le musée à partir de 9h00 en solidarité avec les lycéens, selon la direction du musée et les syndicats. Le syndicat CGT a indiqué que le musée resterait fermé au moins jusqu'à midi, et la date correspondait au premier anniversaire du vol des joyaux de la Couronne.
Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a estimé que le gouvernement et le chef de l'État avaient manqué à leur devoir de protection des Français et appelé les électeurs à se rendre aux urnes. Marine Le Pen est donnée en tête des sondages à six mois de l'élection présidentielle. M. Lecornu a mis en cause un « mouvement d'extrême gauche » cherchant un chaos profond dans le pays et suggéré qu'un réseau plus large pourrait tenter de contester le calendrier de l'élection présidentielle elle-même. Le Kremlin a déclaré que la France et l'Italie traversaient une crise grave proche du chaos. Donald Trump, lors d'un meeting au Kansas, a déclaré que les États-Unis devraient quitter l'Europe si celle-ci cédait à l'« invasion migratoire », en référence aux manifestations en France. La coordination des gilets jaunes a appelé à une deuxième journée de mobilisation samedi 24 octobre.
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Soutenir PollarSécurité · Paris, Lyon et Nice
Paris, Lyon, Nice, Lille et Marseille ont instauré des couvre-feux partiels ou des interdictions de rassemblement après des pillages et des affrontements ce week-end. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a proposé sa démission, qu'Emmanuel Macron a refusée.
Texte IA fondé sur les articles de Fanpage, Il Sole 24 ORE, Tgcom24 et d’autres médias. Publié .