
Classement de Shanghai 2026 : la France place quatre universités dans le top 100, Paris-Saclay reste 13e
Le 24e classement de Shanghai, publié le 15 août 2026, place Paris-Saclay à la 13e place et maintient quatre universités françaises dans le top 100 mondial, tandis que Harvard, Stanford et le MIT conservent le podium.
Haut du classement inchangé
La 24e édition du classement de Shanghai, publiée le samedi 15 août 2026, confirme la domination de longue date des institutions anglo-saxonnes au sommet de l'enseignement supérieur mondial. Harvard occupe la première place depuis la première publication du classement en 2003, suivie de Stanford en deuxième position et du MIT en troisième. Cambridge est quatrième. Oxford apparaît septième selon deux sources, bien qu'un média le classe sixième, avec Berkeley en cinquième position. Les douze premières places restent exclusivement occupées par des établissements américains et britanniques.
Universités françaises dans le top 100
La France maintient quatre établissements dans le top 100, le même nombre qu'en 2025, bien que les trajectoires individuelles divergent. Paris-Saclay se maintient à la 13e place, restant l'université la mieux classée qui ne soit ni américaine ni britannique. PSL gagne une place pour se hisser à la 33e (contre 34e en 2025), et Paris-Cité grimpe de trois places à la 57e (contre 60e). La Sorbonne, en revanche, chute de 12 places, passant de la 43e en 2025 à la 55e cette année.
- Paris-Saclay 2026
- 13 rang mondial
- Paris-Saclay 2025
- 13 rang mondial
- PSL 2026
- 33 rang mondial
- PSL 2025
- 34 rang mondial
- Sorbonne 2026
- 55 rang mondial
- Sorbonne 2025
- 43 rang mondial
- Paris-Cité 2026
- 57 rang mondial
- Paris-Cité 2025
- 60 rang mondial
Huit autres établissements français figurent dans le top 200, dont Strasbourg, Aix-Marseille, Grenoble-Alpes et Montpellier. Au total, 27 établissements français d'enseignement supérieur figurent parmi les 1 000 universités classées, plaçant la France au 10e rang mondial, soit un rang de mieux qu'en 2025. La France se classe quatrième au monde pour le nombre d'établissements dans le top 50, à égalité avec la Suisse, le Japon et l'Allemagne. Le Monde et Les Échos rapportent que les universités chinoises ont également progressé dans l'édition 2026, sans toutefois fournir de chiffres précis dans les articles disponibles.
Nouvelles entrées et évolutions régionales
L'Université de Bretagne occidentale (UBO), basée à Brest, fait son entrée dans le classement pour la première fois, se situant entre la 601e et la 700e place. L'université avait déjà été reconnue pour ses travaux en océanographie. L'Université de Rennes conserve sa position entre la 401e et la 500e place, où elle se trouve depuis 2023, avec des points forts en chimie, mathématiques, sciences de la Terre, sciences de l'eau et technologies médicales. L'Université d'Angers fait son retour dans le classement, tandis que Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines et Picardie-Jules-Verne Amiens, entrées en 2025, restent dans la fourchette 800e à 900e.
Réaction du gouvernement, méthodologie et critiques
Le gouvernement français s'est félicité des résultats. Le ministère de l'Enseignement supérieur a déclaré que ces résultats reflètent l'efficacité de la politique menée depuis 2017 pour favoriser des universités visibles à l'international et soutenir l'excellence de la recherche, citant la consolidation des établissements depuis 2018 comme un facteur ayant rendu le paysage scientifique français, historiquement fragmenté, plus lisible à l'international. En 2016, la première université française occupait la 36e place et seuls trois établissements français figuraient dans le top 100.
- Première publication du classement de Shanghai ; Harvard prend la première place
- Meilleure université française classée 36e ; 3 établissements français dans le top 100
- PSL classée 34e, Sorbonne 43e, Paris-Cité 60e dans l'édition précédente
- 24e édition publiée ; la France 10e mondiale avec 27 établissements ; Paris-Saclay 13e
Le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a qualifié cette reconnaissance de significative dans un environnement scientifique international de plus en plus concurrentiel. Son ministère a néanmoins mis en garde contre une dépendance excessive à un seul indicateur.
Ce classement ne saurait être la seule boussole de notre politique d'enseignement supérieur et de recherche.
Le classement de Shanghai, produit par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy, évalue les établissements sur six indicateurs quantitatifs, notamment le nombre de lauréats du prix Nobel et de médaillés Fields parmi les anciens élèves et le personnel enseignant, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline, et le volume de publications dans les revues Science et Nature. Les critères ne tiennent pas compte de la qualité de l'enseignement au sein de chaque établissement. Le classement a été régulièrement critiqué pour favoriser les plus grands établissements et est souvent contesté, bien qu'il serve de référence depuis plus de vingt ans.


