Diplomatie · Rome et Washington, D.C.

Trump insiste sur l'histoire de la photo avec Meloni alors que la discorde sur les frappes iraniennes creuse les tensions entre l'Italie et les États-Unis

Donald Trump a affirmé que Giorgia Meloni l'avait supplié pour une photo au G7 et a attaqué sa popularité, suscitant une vive réplique de la Première ministre italienne, qui a défendu le refus de son pays de laisser les bombardiers américains utiliser ses bases contre l'Iran.

Texte IA fondé sur les articles de G4Media.ro, HotNews.ro, France 24 et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

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En bref

Rome, Washington, D.C. · Italie, États-Unis

Trump répète l'histoire de la photo du G7

Un différend diplomatique entre Washington et Rome s'est intensifié samedi après que Donald Trump a répété son affirmation selon laquelle la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, lui avait demandé à plusieurs reprises une photographie lors du sommet du G7 en France. Écrivant sur Truth Social, le président américain a déclaré que Meloni « a demandé, encore et encore, une photo avec moi lors de la réunion du G7 en France ». Cette déclaration faisait suite à un entretien précédent sur la chaîne de télévision italienne La7, dans lequel Trump avait affirmé que Meloni l'avait « supplié » pour la photo. La Première ministre a démenti ce récit, publiant une vidéo vendredi qualifiant le récit de « complètement fabriqué ».

« Les déclarations de Donald Trump sont complètement fabriquées. Je suis stupéfaite. Ni l'Italie ni moi ne supplions jamais. »

Giorgia Meloni, première ministre italienne

Les frappes iraniennes et le refus de la base aérienne

Trump est allé plus loin dans son message de samedi, reliant la conduite présumée de Meloni à la décision de l'Italie fin mars de ne pas autoriser les avions de combat américains à utiliser les pistes italiennes pendant la campagne de bombardements menée par les États-Unis contre l'Iran. Il a qualifié ce refus de « désagrément logistique majeur » pour l'armée de l'air américaine et a soutenu que les États-Unis contribuent chaque année à hauteur de centaines de milliards de dollars pour protéger l'Italie et d'autres alliés « soi-disant » de l'OTAN. La discorde au sujet de l'Iran est apparue pour la première fois au printemps, lorsque Trump a critiqué le pape Léon XIV pour ses appels à la paix au Moyen-Orient et que Meloni a pris le parti du pontife, une décision que Trump a décrite comme un tournant du dos aux États-Unis.

« Elle ne nous a même pas laissé utiliser les pistes d'atterrissage ou les tarmacs, un désagrément majeur. »

Donald Trump, président des États-Unis

Meloni défend la souveraineté italienne

Répondant sur Instagram, Meloni a qualifié les attaques de « constantes et injustifiées » et d'« absurdes ». Elle a souligné que sa popularité dépend de la défense de l'intérêt national italien, et non de sa relation avec Trump. La Première ministre a également abordé directement la question des installations militaires américaines, déclarant que leur utilisation est régie par des accords qui ne seront pas violés tant qu'elle restera en fonction.

« Il en va de même pour les bases militaires américaines en Italie. Leur utilisation est régie par des accords que j'ai toujours respectés et qui ne seront pas violés tant que je serai Première ministre. L'Italie reste une nation souveraine. »

Giorgia Meloni, première ministre italienne

Meloni a ajouté dans un message ultérieur en italien qu'elle ne répondrait pas à la dispute verbale, invoquant sa croyance en l'unité occidentale et son opinion qu'un tel spectacle est indigne de leur mission.

Conséquences diplomatiques et visite américaine annulée

La querelle a déjà eu des conséquences diplomatiques concrètes. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a annulé une visite aux États-Unis suite aux remarques précédentes de Trump selon lesquelles Meloni l'avait « supplié » pour la photo. Trump, quant à lui, a affirmé que la popularité de Meloni en Italie s'était effondrée et qu'elle cherchait désormais à être à nouveau amicale uniquement pour améliorer sa position politique après la défaite militaire de l'Iran. Dans son message sur Truth Social, il a conclu : « Maintenant que les États-Unis ont vaincu militairement l'Iran, elle veut redevenir amie pour "améliorer ses chiffres". Non, merci !!! »

« Quoi qu'il en soit, ma popularité ne vous regarde pas. Je vous suggère de vous occuper de la vôtre. »

Giorgia Meloni, première ministre italienne

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