Football · Mexico, Guadalajara et Monterrey

La FIFA autorise l'espagnol lors de toutes les conférences de presse de la Coupe du monde après les protestations de Vinícius et Hakimi

La FIFA a annulé sa règle limitant les langues autorisées en conférence de presse à l'anglais et aux langues des équipes nationales, après un week-end marqué par des incidents impliquant Vinícius Jr., Achraf Hakimi et Frenkie de Jong. À partir du 14 juin, l'espagnol sera disponible lors de chaque point presse officiel, indépendamment des équipes en présence.

Texte IA fondé sur les articles de BBC, El Confidencial, El Periódico et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Mexico, Guadalajara, Monterrey · Mexique
Comment on en est arrivé là
  1. 12 juinVinícius Jr. et Hakimi empêchés d'utiliser l'espagnol lors de la conférence de presse Brésil-Maroc
  2. 13 juinFrenkie de Jong invité à passer à l'anglais avant le match Pays-Bas-Japon
  3. 14 juinLa FIFA annule la règle ; interprétation en espagnol ajoutée à toutes les conférences de presse

Un début restrictif

Au coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, la FIFA a limité les langues autorisées lors des conférences de presse d'avant et d'après-match à l'anglais et aux langues officielles des deux équipes en compétition. Cette règle répondait à des contraintes logistiques : chaque fédération nationale devait présélectionner ses langues d'interprétation souhaitées, et l'espagnol ne figurait pas parmi elles pour plusieurs matchs initiaux. Cette omission a rapidement créé des situations délicates.

Trois confrontations virales

L'incident le plus marquant a eu lieu le 12 juin, après le match d'ouverture du Brésil contre le Maroc dans le New Jersey. Un journaliste espagnol a posé une question en anglais pour se conformer au protocole, mais Vinícius Júnior l'a interrompu :

« C'est mieux. »

Vinícius Júnior, attaquant brésilien et star du Real Madrid
L'attaquant brésilien souhaitait que le journaliste passe à l'espagnol. Un médiateur de la FIFA a répondu :

« Nous ne disposons pas d'interprétation à distance en espagnol. Posez votre question en anglais ou dans les langues que nous utilisons aujourd'hui. »

un responsable de la FIFA
Vinícius a finalement répondu en portugais.

Lors de cette même conférence de presse, Achraf Hakimi, le défenseur marocain né et élevé à Madrid, a entendu un journaliste mexicain être interrompu alors qu'il posait une question en espagnol.

« Ok, ok, je vous comprends, »

Achraf Hakimi, défenseur marocain
a déclaré Hakimi, tentant de laisser l'échange se poursuivre. La question a été posée en espagnol, mais sa réponse a été donnée en anglais.

Le samedi 13 juin, le milieu de terrain néerlandais Frenkie de Jong, qui joue en club à Barcelone, a fait face à la même restriction avant le match de son équipe contre le Japon. Lorsqu'un journaliste mexicain a commencé en espagnol, un modérateur a insisté pour que la question soit posée en anglais, en japonais ou en néerlandais.

« Cela ne me dérange pas, »

Frenkie de Jong, milieu de terrain néerlandais
a répondu De Jong, mais sa réponse a été formulée en anglais.

L'anomalie du pays hôte

Cette exclusion a suscité de vives critiques, l'espagnol étant la langue officielle du Mexique, l'un des trois co-hôtes aux côtés des États-Unis et du Canada. C'est également la deuxième langue la plus parlée aux États-Unis, avec plus de 57 millions de locuteurs. Le Mexique accueille 13 matchs du tournoi à Mexico, Guadalajara et Monterrey, et huit des 48 nations participantes ont l'espagnol comme langue officielle. De nombreux observateurs ont jugé paradoxal qu'une langue aussi centrale pour la région soit absente des briefings officiels.

Le revirement rapide de la FIFA

Le dimanche 14 juin, la FIFA a fait marche arrière. Une source a indiqué à l'AFP que les services de traduction sont normalement demandés par chaque équipe nationale, mais que l'espagnol sera désormais intégré à toutes les conférences de presse. L'organisation a également activé une option d'interprétation simultanée en espagnol sur son site officiel. Cette décision est largement perçue comme une réponse directe à la polémique sur les réseaux sociaux.

Changement opérationnel

Désormais, des traducteurs espagnols seront disponibles à chaque conférence de presse dans tous les pays hôtes, que les équipes en compétition parlent ou non cette langue. La règle s'applique aux matchs hors du Mexique et aux rencontres où aucune des deux équipes n'a l'espagnol comme langue maternelle. La FIFA a ajouté les capacités d'interprétation nécessaires aux systèmes multimédias de tous les stades, garantissant que la deuxième langue du tournoi ne soit plus exclue.

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