Diplomatie · Accra
Des nations africaines et caribéennes exigent des excuses formelles et un allégement de la dette pour l'esclavage lors d'un sommet au Ghana
Une conférence de trois jours dans la capitale ghanéenne s'achève sur un cadre de justice réparatrice, incluant des appels à des excuses officielles, à l'annulation de la dette et à un fonds mondial.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, ZEIT ONLINE, The Guardian et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
En mars 2026, l'Assemblée générale a voté par 123 voix contre 3 (et 52 abstentions) pour reconnaître la traite transatlantique comme « le crime le plus grave contre l'humanité ».
Un sommet de trois jours au Ghana s'est achevé sur un plan de 18 ou 19 points réclamant des excuses officielles, l'annulation de la dette, la restitution culturelle et un fonds mondial de réparations.
Le président français a reconnu la déshumanisation passée mais a déclaré que les réparations ne devraient pas être un « chèque destiné à clore l'histoire ».
Les deux pays, qui se sont abstenus ou ont voté contre la résolution de l'ONU, estiment que les institutions actuelles ne peuvent être tenues responsables des torts historiques.
- mars 2026Adoption de la résolution de l'ONU reconnaissant la traite transatlantique comme le crime le plus grave contre l'humanité ; 123 pour, 3 contre, 52 abstentions
- 19 juinConférence de trois jours sur les réparations à Accra conclue ; cadre de 18/19 points adopté ; cérémonie au château d'Osu marque le Juneteenth pour la première fois hors des États-Unis
Une résolution de l'ONU pose les jalons
En mars 2026, l'Assemblée générale des Nations unies a voté la reconnaissance de la traite transatlantique comme « le crime le plus grave contre l'humanité », avec 123 voix pour, trois contre (États-Unis, Israël et Argentine) et 52 abstentions, dont le Royaume-Uni et les États membres de l'Union européenne. La résolution non contraignante exhortait les États membres à contribuer à un fonds de réparations. Le président ghanéen John Dramani Mahama avait porté le texte, et les organisateurs affirment qu'il a donné au mouvement réparateur « un élan sans précédent ».
« Nous avons gagné la bataille contre l'esclavage, nous avons gagné la bataille contre le colonialisme, nous avons gagné la bataille contre l'apartheid, et nous sommes convaincus que nous gagnerons la bataille contre l'injustice réparatrice. »
Cette résolution était la première du genre à l'ONU, et le vote a révélé de profondes divisions entre les anciennes puissances coloniales et les pays du Sud. L'ambassadeur américain a soutenu que les torts historiques n'étaient « pas illégaux en vertu du droit international au moment où ils ont eu lieu », tandis que le Britannique James Kariuki a déclaré qu'« aucun ensemble d'atrocités ne devrait être considéré comme plus ou moins important qu'un autre ».
Un cadre adopté à Accra
Des chefs d'État de Namibie, du Liberia, du Sénégal, de la Barbade et de Sao Tomé-et-Principe, entre autres, se sont réunis à Accra du 17 au 19 juin pour la conférence « Prochaines étapes ». Le dernier jour, ils ont approuvé un plan de réparations (décrit par différents médias comme comportant 18 ou 19 points) élaboré par l'Union africaine et la Commission des réparations de la CARICOM. Ce cadre réclame un allégement global de la dette, la restitution des biens culturels spoliés et des restes ancestraux, un fonds mondial de réparations, ainsi que des mesures pour remédier aux souffrances disproportionnées des femmes et des filles africaines durant l'esclavage. Il exhorte également les nations africaines à accorder le droit de retour et la citoyenneté aux personnes d'ascendance africaine de la diaspora.
Ruth Ogbewekon, responsable du projet de justice réparatrice à l'Union panafricaine des avocats, a déclaré que le processus était inclusif : des représentants d'Afrique, de la diaspora et des alliés non africains ont été consultés pendant plusieurs semaines.
« En fin de compte, c'était un processus où les gens voulaient être entendus et voir qu'ils étaient entendus, et les événements à Accra ont offert cela. »
Excuses, dette et restitution
Des « excuses complètes, formelles et inconditionnelles » de la part des pays ayant autrefois profité de la traite négrière sont une revendication centrale. Le président français Emmanuel Macron s'est adressé à la conférence par visioconférence, reconnaissant que les esclaves ont été « déshumanisés et traités comme des marchandises », mais avertissant que les réparations ne devraient pas se réduire à un « chèque destiné à clore l'histoire ».
Le président ghanéen Mahama a adopté un ton différent, déclarant aux participants :
« L'histoire ne nous demande pas d'hériter de la culpabilité, mais elle nous demande d'hériter de la responsabilité. »
Une cérémonie au château d'Osu
La conférence a culminé avec une cérémonie du Juneteenth au château d'Osu, un ancien fort esclavagiste construit par le Danemark et la Norvège dans les années 1660. Les organisateurs ont indiqué qu'il s'agissait de la première fois que cette fête américaine était célébrée en dehors des États-Unis. Le symbolisme était délibéré : le château a détenu des milliers d'Africains réduits en esclavage avant leur embarquement pour les Amériques. Parallèlement au cadre, trois groupes de travail ont été annoncés (l'un dirigé par des chefs d'État, un autre axé sur la restitution, et un troisième examinant les dimensions juridiques des réparations). Le ministre congolais des Affaires étrangères Constant Serge Bounda a souligné que l'éducation et la restauration des anciens sites de traite négrière feraient partie du processus.
« Loango est l'un de ces sites importants qui doivent être restaurés car il fait partie de notre histoire commune. »
Perspectives
Bien que ce cadre n'ait aucune force juridique, les organisateurs affirment qu'il s'appuie sur la résolution de l'ONU pour passer de la reconnaissance à l'action. Les abstentions et les votes négatifs des grandes économies indiquent que le chemin vers une compensation tangible reste semé d'embûches. Le ministre ghanéen des Affaires étrangères a noté que le large soutien à la résolution a créé une plateforme, mais les prochaines étapes (notamment sur l'allégement de la dette et un fonds mondial) nécessiteront des négociations avec les mêmes pays qui ont jusqu'à présent résisté au langage de la réparation.
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Sources et contexte
- BBCAfrican and Caribbean nations call for formal apology for transatlantic slavery
- ZEIT ONLINESklaverei: Afrikanische Staaten fordern Entschädigung für Sklavenhandel
- The GuardianGlobal framework for reparatory justice adopted at landmark conference in Ghana
- RFIGhana summit charts path from 'recognition to action' on slavery reparations
- John Dramani Mahama
- Président du Ghana, promoteur de la résolution de l'ONU et hôte de la conférence d'Accra sur les réparations
- Emmanuel Macron
- Président de la France, s'est adressé à la conférence par visioconférence, reconnaissant la déshumanisation passée
- Samuel Ablakwa
- Ministre ghanéen des Affaires étrangères, a déclaré que la résolution de l'ONU donnait au mouvement réparateur un élan sans précédent
- James Kariuki
- Ambassadeur du Royaume-Uni à l'ONU, a soutenu qu'aucune atrocité ne devrait être considérée comme plus importante qu'une autre
- Ruth Ogbewekon
- Responsable du projet de justice réparatrice à l'Union panafricaine des avocats, a contribué à la préparation du cadre d'Accra
- Constant Serge Bounda
- Ministre des Affaires étrangères de la République du Congo, a souligné la restauration de sites comme Loango
- Lieux
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