Diplomatie · Rome et Évian-les-Bains
Meloni et Trump échangent des insultes à propos d'une photo alors que la querelle autour de la base aérienne en Italie s'intensifie
Une querelle publique a éclaté entre la Première ministre italienne Giorgia Meloni et le président américain Donald Trump après que Trump a affirmé qu'elle l'avait « supplié » pour une photo au sommet du G7, une accusation que Meloni a qualifiée de « totalement inventée », le conflit impliquant le président et le ministre des Affaires étrangères italiens.
Texte IA fondé sur les articles de Financial Times News, Neue Zürcher Zeitung, lastampa.it et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
Dans un entretien à La7 le 19 juin, Trump a affirmé que la Première ministre italienne lui avait demandé à plusieurs reprises une photo au G7 à Évian, disant avoir cédé par pitié.
Meloni a publié une vidéo en réponse le même jour, exprimant son choc et déclarant que l'Italie ne supplie jamais. Le président Mattarella et des figures de l'opposition l'ont soutenue.
Le 20 juin, Trump a écrit sur Truth Social que le refus de Meloni d'autoriser les États-Unis à utiliser la base aérienne de Sigonella en Sicile pour la campagne iranienne avait nui à sa popularité.
La Première ministre italienne a répondu qu'être l'amie de Trump n'avait pas aidé sa cote de popularité et que sa popularité ne le regardait pas, lui conseillant de se concentrer sur la sienne.
Le ministre des Affaires étrangères Tajani a annulé un voyage prévu pour rencontrer le secrétaire Rubio à Miami en solidarité avec Meloni, signalant un refroidissement diplomatique.
- 19 juinTrump dit à La7 que Meloni l'a « supplié » pour une photo au G7 à Évian.
- 19 juinMeloni publie une vidéo qualifiant l'affirmation de « complètement fabriquée » et déclare que l'Italie ne supplie jamais ; vague de solidarité en Italie.
- 20 juinTrump sur Truth Social répète l'affirmation de la photo, la lie au refus de l'Italie d'autoriser l'utilisation de la base aérienne de Sigonella pour la campagne iranienne.
- 20 juinMeloni répond en anglais sur Instagram, disant qu'être l'amie de Trump a nui à sa popularité et lui disant de se concentrer sur la sienne.
Le déclencheur : une demande de photo au G7
La dispute a commencé lorsque Donald Trump a accordé un entretien téléphonique à la chaîne italienne La7 le vendredi 19 juin, après le sommet du G7 à Évian, en France. Dans cet entretien, Trump a affirmé que Giorgia Meloni l'avait « supplié » de prendre une photo avec elle. Il a déclaré qu'il avait eu pitié d'elle et qu'elle voulait cette image « tellement ». Les médias italiens avaient plus tôt publié une photo des deux dirigeants assis sur un canapé, en pleine conversation.
Meloni réplique et l'Italie se mobilise
En quelques heures, Meloni a posté une vidéo sur X, enregistrée en marge d'un sommet de l'UE à Bruxelles, dénonçant le récit de Trump comme « complètement fabriqué ». « Je suis choquée », a-t-elle déclaré, ajoutant qu'elle ne comprenait pas pourquoi le président américain se comportait ainsi envers ses alliés. La vidéo a recueilli des millions de vues. En Italie, une vague de solidarité a suivi : le président Sergio Mattarella a publiquement soutenu Meloni, des figures de l'opposition ont exprimé leur soutien, et le ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani a annulé une visite prévue le week-end chez le secrétaire d'État américain Marco Rubio à Miami.
« L'Italie et moi ne supplions jamais. »
Trump double la mise, liant la querelle au refus de la base aérienne
Samedi, Trump a intensifié la querelle sur sa plateforme Truth Social. Il a répété que Meloni lui avait demandé « encore et encore » une photo et a lié son prétendu déclin de popularité au refus de Rome d'autoriser l'armée de l'air américaine à utiliser la base de Sigonella en Sicile pendant la campagne militaire contre l'Iran. « Elle a refusé de nous permettre d'utiliser les pistes italiennes », a-t-il écrit, qualifiant cela de problème logistique majeur. Il a ajouté que maintenant, après que les États-Unis ont « vaincu militairement l'Iran », Meloni voulait redevenir amie pour faire remonter ses chiffres.
« Maintenant que les États-Unis ont vaincu militairement l'Iran, elle veut redevenir amie pour faire remonter ses « chiffres » – Non merci !!! »
La réponse de Meloni et le calcul intérieur
Meloni a répondu sur Instagram en anglais, qualifiant les attaques de Trump de « insensées ». Elle a rétorqué qu'être son amie « n'a certainement pas aidé ma popularité » et que sa position dépendait de la manière dont elle défendait les intérêts nationaux de l'Italie – ce qu'elle a toujours fait, y compris concernant l'utilisation des bases militaires. Elle a conclu en disant à Trump de se concentrer sur ses propres sondages. L'échange survient alors que Meloni se prépare pour une bataille de réélection dans laquelle sa proximité avec Trump est devenue un handicap, et les sondages d'opinion italiens montrent que son parti est toujours en tête malgré les affirmations du président.
« Cette attaque était personnelle, impliquant un manque de dignité. Mais elle ne considère pas cela comme une simple question personnelle mesquine. C'est une question d'honneur, et l'honneur, pour un nationaliste, est politique. »
Une diplomatie de maternelle
Les commentateurs de la presse ont décrit la querelle comme « puérile » et « indigne de dirigeants mondiaux ». L'escalade a impliqué des griefs plus larges : l'interdiction de la base aérienne, les critiques antérieures de Trump contre le pape Léon XIV, et les tensions sur le partage du fardeau de l'OTAN. La chronologie ci-dessous capture les échanges rapides.
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Sources et contexte
- Financial Times NewsWhy Meloni turned on Trump
- Neue Zürcher ZeitungMeloni reagiert auf Trumps Vorwürfe: "Frei erfunden - Italien bettelt nicht!"
- lastampa.itSchlein: "Attacchi di Trump a Meloni inaccettabili, ma la strategia del governo è fallita"
- Süddeutsche ZeitungWirtschaft: Warum Italien besser dasteht als Deutschland
- Giorgia Meloni
- Première ministre italienne
- Donald Trump
- Président des États-Unis
- Sergio Mattarella
- Président de la République italienne, a exprimé sa solidarité avec Meloni
- Antonio Tajani
- Ministre italien des Affaires étrangères, a annulé sa visite chez Rubio
- Elly Schlein
- Secrétaire du Parti démocrate, a jugé les attaques de Trump inacceptables mais a critiqué la stratégie du gouvernement
- Giovanni Orsina
- Politologue à l'Université Luiss de Rome
- Stefano Stefanini
- Ancien ambassadeur d'Italie auprès de l'OTAN
- Lieux
- Washington
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