
Trump annonce la première convention républicaine de mi-mandat à Dallas alors que le parti lutte pour conserver le Congrès
Le président Trump a annoncé une convention républicaine de deux jours à Dallas les 9 et 10 septembre, rompant avec la tradition pour mobiliser les électeurs avant les élections de mi-mandat de novembre, alors que les sondages montrent un parti en difficulté.
Une convention pas comme les autres
Le président Donald Trump a annoncé mardi que le Parti républicain organisera sa toute première convention nationale avant les élections de mi-mandat, un événement de deux jours à Dallas les 9 et 10 septembre. Cette décision rompt avec la tradition de longue date qui voulait que de tels rassemblements n'aient lieu que lors des années d'élection présidentielle. Trump a présenté la convention comme une célébration des réalisations de son administration et un rassemblement pour la base du parti.
Cela n'a jamais été fait auparavant, et ce sera un événement véritablement historique.
Le président a déclaré que l'événement proposerait « un grand divertissement » et rassemblerait « les Américains qui travaillent dur, nos grands innovateurs, entrepreneurs, fabricants, premiers intervenants et créateurs d'emplois ». La convention est prévue un peu moins de deux mois avant les élections de mi-mandat du 3 novembre.
- Trump annonce la convention de mi-mandat ; la Cour suprême annule les limites de financement des campagnes.
- La convention républicaine de mi-mandat commence à Dallas.
- La convention se termine.
- Élections de mi-mandat pour tous les sièges de la Chambre et un tiers des sièges du Sénat.
Vents politiques contraires
Les républicains détiennent actuellement de faibles majorités à la fois à la Chambre et au Sénat, mais les sondages indiquent que le parti fait face à des pertes significatives. Un sondage publié mardi par The Economist et YouGov a révélé que 58 % des personnes interrogées désapprouvaient le travail de Trump. Sa cote de popularité a été plombée par la guerre avec l'Iran et l'inquiétude des électeurs face à l'économie. Historiquement, le parti du président perd des sièges lors des premières élections de mi-mandat après une élection présidentielle.
Nous tenons les promesses dont les politiciens parlent depuis des décennies, mais qu'ils n'ont jamais réalisées.
Trump a cité sa politique de « pas d'impôt sur les pourboires » et la déréglementation des combustibles fossiles comme des succès clés. La convention est conçue pour dynamiser la base Make America Great Again et stimuler la participation, qui est généralement beaucoup plus faible lors des élections de mi-mandat que lors des années présidentielles.
Le Texas sous les projecteurs
Le choix de Dallas comme lieu met l'accent sur la course au Sénat très disputée de l'État. Trump a soutenu le procureur général du Texas, Ken Paxton, lors de la primaire républicaine, l'aidant à battre le sénateur sortant de longue date, John Cornyn. Paxton affronte désormais le démocrate James Talarico en novembre. Un sondage New York Times/Siena publié cette semaine suggère que la course est indécise, et les démocrates injectent des fonds dans la compétition dans l'espoir de briser l'emprise républicaine de plusieurs décennies sur les postes à l'échelle de l'État au Texas.
Un coup de pouce de la Cour suprême
Le même jour que l'annonce de Trump, la Cour suprême des États-Unis a annulé les limites sur le montant que les partis politiques peuvent dépenser en coordination avec des candidats individuels. Cette décision, issue d'une contestation intentée par le vice-président JD Vance et d'autres, devrait largement bénéficier aux républicains en leur permettant de diriger davantage de ressources vers les courses clés. Cette décision pourrait compenser certains des désavantages financiers auxquels le parti est confronté alors qu'il tente de défendre ses majorités au Congrès.
Les enjeux
Si les démocrates remportent le contrôle de l'une ou l'autre chambre, ils pourraient bloquer une grande partie du programme législatif de Trump et lancer des enquêtes sur son administration. Trump a averti qu'une majorité démocrate pourrait conduire à une troisième tentative de destitution. Certains responsables républicains ont exprimé leur inquiétude quant au fait que la convention elle-même pourrait détourner des ressources des États clés dans les dernières semaines de la campagne. Les démocrates ont envisagé d'organiser une convention similaire de mi-mandat, mais ont abandonné l'idée en raison du coût, selon le New York Times.


