
Trump organise une rare convention de mi-mandat à Dallas pour mobiliser les Républicains avant les élections de novembre
Le président Donald Trump a annoncé une convention du Parti républicain à Dallas les 9 et 10 septembre, un rassemblement inhabituel en année non électorale visant à stimuler la participation aux élections de mi-mandat de novembre alors que le parti fait face à des vents contraires de l'économie et de la guerre en Iran.
Une convention inhabituelle
Le président Donald Trump a annoncé mardi que le Parti républicain tiendra une convention à Dallas les 9 et 10 septembre, un événement en année non électorale destiné à mobiliser les électeurs pour les élections de mi-mandat de novembre. Ces rassemblements sont généralement réservés aux années d'élection présidentielle ; la prochaine convention prévue est en 2028. Trump a vanté l'événement sur Truth Social, le qualifiant de première pour le parti et promettant un « divertissement de haut niveau ».
GRANDE NOUVELLE ! Pour la première fois, le Parti républicain tiendra une CONVENTION DE MI-MANDAT. Ce sera à Dallas, au Texas – l'un de mes endroits préférés au monde. Ce sera fantastique !
Trump prévoit de s'adresser à la convention, selon deux sources républicaines, liant ainsi plus directement sa position politique au résultat des élections. Il a déclaré que l'événement rassemblerait « les Américains travailleurs, nos grands innovateurs, entrepreneurs, fabricants, premiers intervenants et créateurs d'emplois qui alimentent l'âge d'or de notre nation ».
La course au Sénat du Texas
Le choix de Dallas met en lumière la course au Sénat du Texas, où le candidat soutenu par Trump, le procureur général Ken Paxton, affronte le démocrate James Talarico. Paxton a battu le sénateur sortant de longue date John Cornyn lors de la primaire républicaine après le soutien de Trump. Les démocrates considèrent Paxton comme vulnérable en raison d'antécédents de scandales, notamment une liaison extraconjugale, une destitution et une affaire de fraude en valeurs mobilières qui n'a pas abouti à une condamnation. Le parti investit massivement dans la course, espérant briser l'emprise républicaine sur l'État. Les dirigeants républicains du Sénat craignent que le passif de Paxton ne transforme une course gagnable en un drain coûteux de ressources.
Enjeux politiques
Les Républicains détiennent des majorités étroites dans les deux chambres : 218 sièges à la Chambre contre 215 démocrates, et 53 sièges au Sénat contre 47 démocrates et deux indépendants. Le parti qui contrôle la Maison-Blanche perd historiquement des sièges lors des premières élections de mi-mandat après une élection présidentielle. La cote d'approbation de Trump est tombée à 39 % à la fin juin, selon un sondage du New York Times, l'inquiétude des électeurs face à l'économie et à la guerre en Iran pesant sur le parti.
- Républicains à la Chambre
- 218 sièges
- Démocrates à la Chambre
- 215 sièges
- Républicains au Sénat
- 53 sièges
- Démocrates au Sénat
- 47 sièges
- Indépendants au Sénat
- 2 sièges
Trump a averti que les démocrates pourraient lancer une troisième destitution s'ils reprennent le contrôle du Congrès, et il a chargé des hauts responsables de la Maison-Blanche d'organiser la campagne républicaine.
Décision de la Cour suprême
Mardi, la Cour suprême des États-Unis a levé les restrictions sur les montants que les partis politiques peuvent dépenser en coordination avec des candidats individuels. Cette décision pourrait bénéficier aux Républicains lors des élections de mi-mandat en permettant des dépenses plus coordonnées. Les démocrates ont envisagé de tenir une convention similaire de mi-mandat mais ont abandonné l'idée, bien que le parti ait tenu de telles conférences dans les années 1970 et 1980.

