
La SNCF supprime un Intercités sur quatre alors que la troisième canicule de l'été frappe les départs en vacances
Un quart des Intercités et certains TGV sont annulés les 8 et 9 juillet, avec des températures dépassant à nouveau 33°C et plus de 1,5 million de voyageurs attendus dans les gares.
La canicule perturbe le réseau ferroviaire
La troisième canicule de l'été en France oblige la SNCF à annuler des trains de manière préventive lors du deuxième grand week-end de départs en vacances. Les 8 et 9 juillet, un Intercités sur quatre est supprimé à l'échelle nationale, et jusqu'à un sur trois sur les lignes Paris–Clermont, Paris–Limoges–Toulouse et Bordeaux–Marseille. Certains TGV Inoui et Ouigo subissent également des ajustements mineurs, tandis que des annulations de TER ont été ordonnées dans les régions où les températures sont exceptionnellement élevées.
- Tous les Intercités
- 25 %
- Trois lignes concernées
- 33 %
Les voyageurs confrontés à des retards et à la frustration
À la gare de Bordeaux mercredi soir, des passagers ont décrit l'épuisement et le stress en attendant des trains rebookés. Une voyageuse se rendant à Oléron a déclaré avoir quitté son domicile à 9 heures et ne pas arriver avant 23 heures. Un ingénieur rentrant à Niort s'est demandé pourquoi les infrastructures ne s'étaient pas adaptées plus rapidement au changement climatique au cours des trois dernières décennies.
C'est le deuxième grand week-end de départs, plus le 14 juillet. On s'attend donc à beaucoup de trafic et beaucoup de monde dans les trains. Nous serons vraiment sur le pont pour offrir à nos voyageurs la meilleure expérience possible sur notre réseau.
Les mesures préventives de la SNCF
La SNCF indique avoir renforcé la maintenance de sa flotte TGV, en instaurant un travail en trois-huit dans les centres techniques, des contrôles préventifs supplémentaires et des cellules de crise dédiées sur chaque ligne. L'opérateur veut éviter de revivre les situations des dernières semaines, où des passagers étaient restés bloqués sur les voies sous un soleil de plomb. Le principal risque provient de pannes de caténaires et de dysfonctionnements de la climatisation sur le matériel roulant ancien lorsque les températures dépassent 33°C.
Toute la flotte de voitures Corail fait l'objet d'une maintenance régulière. Cependant, leur conception ancienne ne leur confère pas la même robustesse que les trains plus récents dans certaines conditions météorologiques comme celles que nous connaissons actuellement.
Une flotte vieillissante sous le feu des critiques
Les lignes Intercités concernées connaissent des difficultés récurrentes. Les voitures Corail, construites dans les années 1980, ne parviennent pas à maintenir la climatisation en cas de chaleur extrême, et la SNCF craint qu'un train ne reste immobilisé en pleine campagne en plein soleil. De nouveaux trains climatisés ne sont pas attendus avant 2027, laissant le réseau exposé à des canicules de plus en plus fréquentes.


