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Conflits·-2 h

Israël rejette le cadre de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran et refuse de se retirer du Liban

Le gouvernement israélien a déclaré ne pas être lié par le cadre de cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran et maintiendra ses forces au Liban, tandis que Téhéran exige une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU et des garanties américaines pour faire cesser les opérations israéliennes.

L'accord-cadre

Un cadre de paix préliminaire entre les États-Unis et l'Iran a été annoncé le dimanche 14 juin, avec une signature prévue ce vendredi. L'accord, négocié après des semaines de médiation pakistanaise, prolonge le cessez-le-feu d'avril de 60 jours, période durant laquelle les deux parties négocieront les détails du programme nucléaire iranien et la levée des sanctions américaines. Le détroit d'Ormuz doit rouvrir, tandis que Washington lève son blocus des ports iraniens.

Nous attendons que l'accord final soit soutenu par une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, 60 jours après sa signature.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a également indiqué que les États-Unis se sont engagés à débloquer les avoirs iraniens gelés à l'étranger et à verser des compensations pour les dommages de guerre. Il a fait une distinction concernant les frais de passage dans le détroit, insistant sur le fait que l'Iran percevra des « frais de services maritimes » pour la protection de l'environnement et la sécurité des navires, et non des droits de transit.

Les exigences de l'Iran et une méfiance profonde

Téhéran fait pression pour obtenir une garantie internationale. Esmaeil Baghaei a souligné que les États-Unis doivent s'assurer qu'Israël mette fin à sa guerre au Liban. Il a évoqué une « longue histoire d'erreurs de la part des dirigeants américains » et a affirmé que la confiance nécessiterait bien plus qu'un simple accord.

Malheureusement, nous devons reconnaître que la profonde méfiance envers les États-Unis est la conséquence d'une longue histoire d'erreurs commises par les dirigeants américains. Beaucoup reste à faire avant qu'ils ne gagnent la confiance des Iraniens.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré à ses homologues en Égypte, en Irak et en Turquie que les attaques israéliennes au Liban devaient cesser complètement et que Washington portait la responsabilité de la mise en œuvre de ce cadre.

Le rejet ferme d'Israël

Les ministres israéliens ont réagi vivement. Le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a déclaré que l'État d'Israël ne devait pas accepter le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran et qu'Israël n'était pas partie prenante d'un accord ne garantissant pas sa sécurité. Il a exigé que Tsahal continue de démolir des maisons, d'éliminer les militants du Hezbollah et qu'aucun territoire ne soit restitué.

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a qualifié l'accord de mauvais pour Israël et pour le monde libre. Il a soutenu que l'Iran ne devait jamais devenir un État au seuil nucléaire et qu'Israël continuerait d'utiliser tous les moyens nécessaires pour faire tomber le régime des ayatollahs.

Nous ne devrions jamais permettre à l'Iran de posséder des armes nucléaires et nous ne devons pas accepter une réalité dans laquelle le régime extrémiste de Téhéran continue de progresser vers cet objectif.

Le ministre de la Défense, Israel Katz, a traduit la position d'Israël en mesures opérationnelles : Tsahal restera dans les zones de sécurité au Liban, en Syrie et à Gaza sans limite de temps. Il a noté que cette politique, ancrée dans les leçons du 7 octobre, avait été clairement exposée au président Trump et au secrétaire à la Défense américain Pete Hegseth.

Si l'Iran attaque Israël à cause du Liban, nous répondrons.

Le message privé de Netanyahou à Trump

Le quotidien israélien Yedioth Ahronoth a rapporté que le Premier ministre Benjamin Netanyahou avait déclaré au président Donald Trump qu'Israël ne se considérait pas lié par la « clause libanaise » de l'accord. Le Premier ministre aurait affirmé que Tsahal resterait sur ses positions actuelles, continuerait de démanteler les infrastructures du Hezbollah et ne tolérerait aucune influence iranienne au Liban. Le cabinet a apporté son soutien total à cette position, selon les rapports.

La route vers le cadre américano-iranien
  1. Cessez-le-feu convenu entre les États-Unis et l'Iran
  2. Annonce de l'accord-cadre ; cessez-le-feu prolongé de 60 jours
  3. Signature prévue de l'accord
  4. L'Iran attend une résolution du Conseil de sécurité de l'ONU entérinant l'accord final

Des objectifs de guerre israéliens non atteints

Le cadre est loin de répondre aux objectifs fixés par Israël au début des conflits. Benjamin Netanyahou avait parlé d'éliminer les menaces existentielles : supprimer les programmes nucléaires et de missiles balistiques de l'Iran et créer les conditions permettant au peuple iranien de renverser le régime. Ces objectifs sont absents de l'accord préliminaire. Les médias israéliens ont décrit l'ambiance générale avec le titre « Mauvais accord ».

Téhéran · Washington · Jérusalem · Beyrouth

8 sources

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