
Incendie dans le sud de la France : ralentissement, 10 000 évacués, renforts attendus mardi
Un incendie qui a brûlé 4 900 hectares dans les Pyrénées-Orientales depuis samedi a ralenti lundi, mais 10 000 personnes de 26 communes restent évacuées et des avions de lutte supplémentaires doivent arriver mardi.
Progression et confinement de l'incendie
L'incendie a débuté samedi soir près de Trévillach et s'est propagé rapidement à travers le terrain boisé et maquis du massif des Aspres, poussé par le vent de tramontane. Lundi 6 juillet, il avait couvert 4 900 hectares. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, en visite à Ille-sur-Têt, a déclaré que l'incendie était « stabilisé dans plusieurs endroits, mais pas complètement fixé ». Le flanc droit restait le secteur le plus préoccupant pour les pompiers, et de nouveaux moyens aériens étaient déployés pour l'attaquer.
- L'incendie débute près de Trévillach.
- Les évacuations massives commencent ; les habitants d'Ille-sur-Têt et de Rodès reçoivent l'ordre de partir.
- Les avions de lutte reprennent les largages à l'aube ; l'incendie n'est toujours pas maîtrisé.
- L'évacuation de Vinça est ordonnée alors que le vent tourne et que les flammes s'approchent.
- Le ministre de l'Intérieur déclare que l'incendie est stabilisé à certains endroits mais pas fixé ; 4 900 ha brûlés.
- Deux avions nationaux et six européens attendus en renfort.
Évacuations et impact humain
Depuis dimanche, 10 000 habitants de 26 communes ont reçu l'ordre de quitter leurs maisons. Le village de Vinça, avec 2 000 habitants, a été évacué en urgence lundi après-midi après que le vent a tourné et que les flammes se sont approchées. Les résidents n'ont eu que quelques minutes pour faire leurs bagages. Les évacués ont été hébergés dans les villes voisines comme Prades et Thuir, arrivant en voiture et en bus avec des animaux de compagnie et des bagages. Onze personnes ont été signalées légèrement blessées, dont sept pompiers.
Il y avait beaucoup de fumée, les gens partaient dans tous les sens, le début de l'apocalypse.
Dégâts et pertes
À Rodès, le maire Marc Bianchini a déclaré qu'une vingtaine de maisons et une trentaine de voitures ont été détruites. « Dans certains endroits, on dirait qu'une bombe atomique a explosé, c'est catastrophique », a-t-il dit à l'AFP. À Ille-sur-Têt, plusieurs maisons et commerces ont été réduits en cendres, dont un atelier de maçon et la moitié d'une ferme de framboises. Un supermarché et un bureau de tabac qui avaient ouvert lundi matin ont ensuite fermé. Les routes menant aux villages ont été coupées, et des gendarmes patrouillaient pour inciter les habitants restants à partir.
Tout autour du village est brûlé. Certaines personnes ont tout perdu.
Efforts de lutte et renforts
Plus de 800 pompiers appuyés par 200 véhicules combattaient l'incendie, avec des Canadairs et des hélicoptères larguant de l'eau depuis l'aube lundi. Malgré leurs efforts, le feu a repris à plusieurs reprises. Deux avions nationaux et six européens sont attendus mardi, offrant une capacité de largage équivalente à quatre Canadairs, selon le ministre de l'Intérieur. Les pompiers ont continué à arroser les points chauds et à protéger les structures, tandis que certains résidents aidaient en arrosant leurs jardins et en éteignant de petites reprises.
Je vois des incendies depuis 30 ans. C'est la première fois que je vois quelque chose d'aussi apocalyptique.
Témoignages
Les habitants ont décrit des scènes de panique et de dévastation. Une femme a dit avoir conduit à travers « un tunnel de fumée » alors que des bouteilles de gaz explosaient à proximité. Un couple qui avait fui sa maison à Ille-sur-Têt est revenu pour trouver son atelier détruit. « Les gendarmes m'ont appelé pour dire que c'était brûlé, il ne restait rien », a déclaré le maçon Camille Bousquet. À Vinça, Jean-Claude Lozano et son fils Florian ont rapidement chargé leur voiture, laissant la zone aux pompiers. « Ça se rapproche dangereusement. Normalement ça devrait aller, mais on leur laisse le champ libre », a dit Jean-Claude.


