
Trois morts dans un incendie de prairie qui a détruit une maison dans les Deux-Sèvres, en France
Un incendie de prairie attisé par un vent fort a détruit une maison à Lhoumois (Deux-Sèvres) le 11 août, tuant un couple quadragénaire et leur fils adulte. Les enquêteurs examinent plusieurs points de départ du feu.
L'incendie
Un incendie de prairie s'est déclaré près du village de Lhoumois dans le département des Deux-Sèvres le mardi 11 août 2026, vers 16h00. La gendarmerie a été alertée vers 16h10 de plusieurs points de départ de feu dans un champ voisin, et les premiers pompiers sont arrivés à 16h16, selon Nina Blanchon, procureure adjointe de Niort. Attisées par un vent fort, les flammes se sont rapidement propagées sur environ 20 hectares de haies et de prairies avant d'atteindre un hangar à fourrage et une maison au lieu-dit La Piochellerie, près du parc floral connu sous le nom de Jardins du Gué. Le département des Deux-Sèvres était déjà en alerte canicule orange et en risque élevé de feux de forêt. L'incendie a débuté près d'une route reliant Lhoumois à un village voisin, selon le maire Jean Pillot.
Les victimes
Trois corps, entièrement calcinés et non identifiables immédiatement, ont été découverts dans les décombres de la maison. Deux ont été retrouvés mardi soir et un troisième mercredi matin. Sur la base des premiers témoignages, les autorités pensent que les victimes sont un couple quadragénaire et leur fils adulte, âgé d'environ 20 ans, qui louaient la maison depuis environ trois ans. La propriété appartient aux propriétaires du site touristique des Jardins du Gué, que le maire a décrits comme profondément affectés. Pillot a décrit la famille comme discrète, affirmant ne les avoir rencontrés que deux fois en trois ans. Un habitant local qui vit à Lhoumois depuis 60 ans a déclaré ne les avoir jamais vus.
C'est dramatique. Probablement, ils n'ont rien entendu. La voisine qui faisait la sieste n'a rien entendu non plus. Quand les volets sont fermés, on n'entend rien.
Pillot a suggéré que les victimes n'avaient peut-être pas vu les flammes approcher, peut-être parce qu'elles avaient fermé les volets à cause de la chaleur. La commune, que les sources décrivent comme comptant entre 150 et 260 habitants, est située à environ 50 kilomètres à l'ouest de Poitiers.
C'est triste pour une commune comme la nôtre. Même si on ne se connaît pas, on est proche de cœur.
Enquête
Une enquête judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte mardi par le parquet de Niort. L'affaire a été confiée à la brigade de recherches de Parthenay, avec 26 gendarmes mobilisés pour déterminer l'origine de l'incendie et les circonstances des décès. Des spécialistes de l'Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN), basé à Pontoise près de Paris, ont été dépêchés sur les lieux mercredi à midi. Le PSIG (Peloton de surveillance et d'intervention de la Gendarmerie) était également présent pour sécuriser le périmètre. Des autopsies sont prévues jeudi 13 août pour identifier formellement les victimes.
Soupçon d'incendie criminel
La détection de plusieurs points de départ de feu a suscité des soupçons selon lesquels l'incendie aurait été allumé délibérément, bien que les autorités n'aient pas confirmé cette hypothèse. Un large périmètre de sécurité a été établi autour de la zone touchée, et l'accès aux Jardins du Gué est resté bloqué. L'incendie a mobilisé 55 pompiers tout au long de l'intervention, certains venant en renfort du département voisin de la Vienne. Onze pompiers sont restés sur place pour la surveillance mercredi matin. La France, comme une grande partie de l'Europe, connaît des vagues de chaleur et des conditions de sécheresse qui augmentent le risque d'incendie.
- Un incendie de prairie éclate près de Lhoumois avec plusieurs points de départ
- La gendarmerie est alertée de plusieurs départs de feu dans un champ voisin
- Les premiers pompiers arrivent ; le feu a déjà atteint un hangar à fourrage et une maison
- Deux corps calcinés retrouvés dans les ruines de la maison
- Troisième corps retrouvé ; les gendarmes et le PSIG sécurisent le périmètre
- Des spécialistes de l'IRCGN de Pontoise arrivent sur les lieux
- Autopsies prévues pour identifier formellement les trois victimes


