
Incendie à Oreokastro, Thessalonique : évacuations massives, usines en flammes
Un vaste incendie, qui a éclaté samedi soir à Oreokastro, dans la banlieue de Thessalonique, s'est propagé rapidement, brûlant des usines et forçant l'évacuation de plusieurs localités et d'une maison de soins pour personnes atteintes de maladies chroniques.
Déclenchement et propagation rapide
Un incendie s'est déclaré vers 20 h 30, samedi 4 juillet 2026, dans une zone agroforestière d'Oreokastro, une banlieue au nord de Thessalonique. Des vents violents ont attisé les flammes, provoquant une croissance rapide du feu et sa progression vers les zones résidentielles et industrielles. Une épaisse fumée noire a dérivé vers le sud, devenant visible depuis le centre-ville et dégageant une forte odeur de brûlé dans de nombreux quartiers. La municipalité de Pavlos Melas a exhorté les habitants d'Eukarpia à rester chez eux et à garder les fenêtres fermées.
Évacuations ordonnées
À 20 h 52, le système d'alerte d'urgence 112 a envoyé un message ordonnant aux habitants d'Anthoupoli d'évacuer vers la zone de Titan. Plus tard, à 1 h 19 du matin dimanche, un second message a redirigé les habitants d'Anthoupoli vers le stade de Lití. À 1 h 44, les habitants de Filothei ont été invités à se rendre au gymnase couvert d'Eukarpia. Des alertes antérieures avaient également appelé à la préparation et à l'évacuation d'Ampelakia et de Kipoupoli vers Nea Kallikrateia. La fondation pour maladies chroniques « Agios Panteleimonas » a été évacuée à titre préventif : 157 personnes à besoins spécifiques ont été déplacées par quatre bus. Les rapports divergent sur la répartition : une source indique que 120 personnes sont allées au gymnase couvert de Kontaxopouleio et 37 à l'hôpital psychiatrique de Thessalonique, tandis qu'une autre cite respectivement 100 et 57.
Zone industrielle en feu
Les flammes ont pénétré dans la zone industrielle locale, où au moins une usine a été entièrement brûlée. Les autorités ont exprimé leurs craintes que d'autres installations contenant des matériaux inflammables ou dangereux ne prennent également feu. Des explosions continues ont été entendues, liées à des entreprises qui avaient été englouties. Des informations non confirmées font également état de maisons brûlées.
La situation est plus ou moins sous contrôle, d'après ce que nous comprenons. Elle a été confinée à un point précis, là où se trouvent les usines actuellement. La fumée est suffocante, elle se dirige vers le sud, vers la ville, pas vers Oreokastro. À l'aube, je pense que les avions bombardiers d'eau seront déployés pour maîtriser complètement la situation. C'était une opération difficile.
Efforts de lutte contre l'incendie et blessés
Les forces de lutte contre l'incendie ont été régulièrement renforcées. Selon le dernier bilan, 150 pompiers, 5 unités pédestres et 48 véhicules étaient déployés sur le front, assistés par des volontaires, des camions-citernes et des engins de terrassement de la région de Macédoine-Centrale et de la Direction de la construction et de la réponse aux catastrophes naturelles. L'équipe DEYKALION de l'armée a également été activée. Un avion a largué de l'eau jusqu'à la tombée de la nuit ; d'autres moyens aériens sont attendus à l'aube. Quatre pompiers ont été légèrement blessés, et deux ont été transportés à l'hôpital militaire 424 pour des problèmes respiratoires dus à l'inhalation de fumée.
- L'incendie se déclare dans une zone agroforestière d'Oreokastro.
- Alerte 112 : les habitants d'Anthoupoli reçoivent l'ordre d'évacuer vers Titan.
- La fondation Agios Panteleimonas est évacuée ; 157 résidents sont relocalisés.
- Alerte 112 : les habitants d'Anthoupoli sont redirigés vers le stade de Lití.
- Alerte 112 : les habitants de Filothei reçoivent l'ordre d'évacuer vers le gymnase d'Eukarpia.
- Les avions bombardiers d'eau devraient rejoindre l'opération.
Enquête et drame récent
L'unité d'enquête sur les incendies criminels de Thessalonique est arrivée sur place pour déterminer la cause de l'incendie. Le Centre de coordination unifié des opérations et de gestion des crises (ESKEDIK) surveille le front en temps réel via un drone équipé de caméras optiques et thermiques. L'incendie survient quelques jours seulement après qu'un autre feu, dans une zone très proche, a coûté la vie à un père et son fils ; la mère reste hospitalisée pour des brûlures.


