Vendredi 16 octobre, il Giornale a rapporté que des milliers de personnes étaient descendues dans une cinquantaine de places à travers l'Italie, avec la participation de collectifs étudiants, de centres sociaux et des groupes Cua et Cas. De nombreux cortèges ont scandé « Facciamo come in Francia » (faisons comme en France), où les protestations scolaires ont dégénéré depuis la fin septembre. À Turin, des centaines de personnes se sont détachées du cortège principal piazza Castello et ont lancé des pierres et des torches sur les forces de l'ordre, qui ont répliqué avec du gaz lacrymogène et un canon à eau. Selon il Giornale, environ soixante-dix des manifestants encagoulés étaient des infiltrés du centre social Askatasuna. Trois mineurs ont été arrêtés à Turin pour résistance aggravée à un agent public, et plus de 50 manifestants ont été identifiés.
À Gênes, deux silhouettes du ministre Giuseppe Valditara et de la présidente du Conseil Giorgia Meloni ont été pendues à l'envers près de poubelles et bombardées d'œufs. À Rome, N-tv a rapporté que plusieurs milliers de jeunes ont parcouru environ trois kilomètres du Colisée au ministère de l'Éducation, avec des échauffourées plus limitées en chemin. Un communiqué de la coordination nationale des conseils étudiants indique qu'une marche s'est arrêtée devant le ministère, où des pétards, des fumigènes et d'autres objets ont été lancés, blessant 18 policiers et carabiniers.
Samedi 17 octobre, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées piazza Castello pour une marche contre le coût de la vie et le prix des carburants. L'initiative a été lancée sur les réseaux sociaux par des citoyens qui la présentaient comme apolitique. Une centaine de jeunes issus de collectifs étudiants et de groupes pro-palestiniens les ont rejoints peu après le départ. Les organisateurs ont demandé aux jeunes encagoulés de retirer leurs cagoules et de défiler à visage découvert, et la marche s'est élancée peu après 16 heures. Deux échauffourées ont éclaté entre manifestants, et une bouteille a été lancée sur la police piazza Vittorio Veneto. Des pancartes visaient le général Vannacci, l'une portant « Vannacci comme Charlie Kirk », tandis que les slogans attaquaient Meloni et Vannacci. Une organisatrice de 23 ans, étudiante en économie et réceptionniste, a déclaré à l'ANSA que les gens en ont assez de peiner à joindre les deux bouts.
À Aoste, une quatre-vingtaine d'étudiants, presque tous du Liceo artistico, se sont rassemblés piazza Deffeyes pour réclamer une école plus moderne et dotée d'équipements adéquats. Les trois organisatrices, Cloe, Valentina et Giorgia, ont expliqué que les salles de classe étaient trop petites et non chauffées, que les enseignants se déplaçaient d'un établissement à l'autre et que les sorties scolaires se faisaient plus rares et plus chères.
La présidente du Conseil Giorgia Meloni a déclaré que les dirigeants de l'opposition n'avaient pas condamné les violences et a appelé toutes les forces politiques italiennes à prôner des manifestations pacifiques.
« Je demande à toutes les forces politiques italiennes d'appeler à des manifestations sans violences. »
Alessandro Di Micco, porte-parole national de la coordination des conseils étudiants, a déclaré qu'une minorité d'étudiants avait saccagé des écoles et menacé des membres du gouvernement, et que ce n'était jamais la bonne manière de porter des revendications. Il a précisé que les signataires du communiqué représentaient des étudiants qui ne veulent pas être dépeints comme violents. Son communiqué se conclut par une phrase affirmant que la voix du groupe ne peut être réduite au silence.
« Notre voix ne peut être réduite au silence. »
La coordination régionale des conseils étudiants provinciaux de Vénétie, par la voix de son président provincial Alessandro Gianesini, s'est inquiétée du risque d'une escalade de la violence tout en soutenant les revendications pacifiques.
L'Institut national de la statistique (Istat) a indiqué que l'inflation avait atteint 4,2 % en septembre, principalement sous l'effet de la hausse des prix des carburants. Le secrétaire général de la CGIL, Christian Ferrari, a qualifié l'Italie de pays en proie à une crise économique et sociale dramatique. Plus tôt dans la semaine, des agriculteurs et des transporteurs ont bloqué des routes dans les Pouilles, en Calabre et en Sicile, et ces blocages ont perturbé les livraisons de céréales, ce qui pourrait affecter la production de pâtes. La fédération des transports Conftrasporto a menacé d'un blocage national. Des enseignants de Turin se sont joints aux protestations pour réclamer des salaires plus élevés et davantage de personnel, et les médias italiens ont rapporté que des manifestants avaient occupé une dizaine d'écoles dans la ville. Le gouvernement Meloni prévoit de plafonner à 30 % la part d'élèves étrangers par classe ne maîtrisant pas suffisamment l'italien. Le petit syndicat de gauche USB a appelé à une grève générale le 30 octobre.
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Des milliers de personnes ont manifesté sur une cinquantaine de places italiennes le 16 octobre, et la marche de Turin a dégénéré. Trois mineurs ont été arrêtés à Turin, et 18 policiers et carabiniers ont été blessés à Rome, selon un communiqué des conseils étudiants.
Texte IA fondé sur les articles de ANSA.it, il Giornale.it, DIE WELT et d’autres médias. Modifié .