Gouvernement · Hébron et Jérusalem

Le président israélien Isaac Herzog gracie l'ex-soldat Elor Azaria pour la fusillade de Hébron en 2016

Le président israélien Isaac Herzog a effacé le casier judiciaire d'Elor Azaria samedi, blanchissant l'ancien médecin combattant une décennie après avoir mortellement abattu un assaillant palestinien neutralisé à Hébron.

Texte IA fondé sur les articles de The New York Times, BFMTV, The Guardian et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Photo : U.S. Embassy Jerusalem, CC BY 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. mai 2018Azaria est libéré de prison sur parole après avoir purgé neuf mois
  2. juillet 2026Le chef d'état-major Eyal Zamir soumet une lettre s'opposant à la demande de grâce d'Azaria
  3. 19 sept.Le président Isaac Herzog efface le casier judiciaire d'Azaria avant Yom Kippour

Grâce présidentielle et effacement du casier judiciaire

Le président israélien Isaac Herzog a approuvé une grâce samedi 19 septembre 2026, effaçant le casier judiciaire de l'ancien soldat Elor Azaria. Cette décision supprime un dossier qui serait autrement resté actif jusqu'en 2032 selon les délais légaux standards. Herzog a déclaré que cette mesure avait été accordée en réponse à une pétition soumise par Azaria en juillet, citant l'approche de la fête juive de Yom Kippour comme facteur dans le calendrier. La présidence a indiqué qu'Azaria, désormais père de deux enfants, avait fait face aux conséquences juridiques de l'incident pendant une décennie. Le ministre de la Défense Israel Katz a officiellement soutenu la demande de clémence, qualifiant cette étape d'appropriée compte tenu des conditions opérationnelles de l'événement d'origine.

« Les circonstances, le temps écoulé et les regrets exprimés par Azaria justifient de lui permettre d'ouvrir un nouveau chapitre dans sa vie. »

Isaac Herzog, président d'Israël

La fusillade de Hébron en 2016

La condamnation découle d'un incident survenu dans la ville de Hébron en Cisjordanie le 24 mars 2016. Deux Palestiniens ont mené une attaque au couteau contre des soldats israéliens à un poste de contrôle militaire, blessant un soldat avant que les troupes n'ouvrent le feu. Les soldats ont tué un assaillant et ont tiré six fois sur Abdul Fattah al-Sharif, 21 ans, le laissant neutralisé et allongé sur la route. Azaria, un médecin combattant de l'armée israélienne, est arrivé au poste de contrôle environ six minutes après l'affrontement initial. Environ onze minutes après que al-Sharif eut été abattu et maîtrisé, Azaria a tiré une seule balle dans la tête de al-Sharif à bout portant, une action filmée par un militant sur le terrain.

Procédures judiciaires et libération anticipée

Les images vidéo ont conduit à une enquête des autorités militaires et à un procès pour homicide involontaire. Au cours de son procès, Azaria a affirmé qu'il croyait que al-Sharif dissimulait peut-être une ceinture explosive, un argument rejeté par les juges militaires. En 2017, un tribunal militaire a reconnu Azaria coupable d'homicide involontaire et l'a condamné à 18 mois de prison, alors que les procureurs militaires avaient requis une peine de trois à cinq ans. Azaria est entré en prison et a purgé neuf mois avant d'être libéré sur parole en mai 2018, ayant obtenu l'autorisation de sortir deux jours plus tôt pour assister au mariage de son frère. Après sa libération, Azaria a publiquement maintenu que sa conduite pendant l'incident avait été nécessaire.

« J'agirais exactement de la même manière, parce que c'est ainsi que je devais agir. »

Elor Azaria

Division entre le commandement militaire et les personnalités politiques

La décision de clémence a suscité des réactions contradictoires parmi les responsables de la défense israélienne et les dirigeants politiques. Le chef d'état-major de l'armée, le lieutenant-général Eyal Zamir, a envoyé une lettre en juillet s'opposant à l'effacement au motif qu'Azaria n'avait pas fait preuve d'une réelle responsabilité. En revanche, les membres de droite de la coalition au pouvoir ont salué cette mesure, soulignant le temps écoulé et le contexte des opérations de combat militaires. Le ministre de la Sécurité nationale Itamar Ben-Gvir a exprimé sa satisfaction quant à l'action présidentielle dans une déclaration officielle samedi soir.

« Cette position repose sur plusieurs considérations, notamment le fait que le demandeur s'est abstenu d'exprimer des remords et d'assumer la responsabilité de ses actes, même une décennie après sa condamnation. »

Eyal Zamir, chef d'état-major des Forces de défense israéliennes

« Annuler le casier judiciaire de quelqu'un qui a tué un terroriste me rend émotif et très heureux. »

Itamar Ben-Gvir, ministre israélien de la Sécurité nationale

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Sources et contexte

Hébron, Jérusalem · Territoire palestinien, Israël

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