
Le chancelier de l'Échiquier John Healey laissera les taux de l'impôt sur les plus-values inchangés dans son premier budget, attendu le mercredi 28 octobre. Des hauts responsables du gouvernement ont confirmé la décision dans la nuit du lundi 19 octobre, après que The Times l'a révélée. Healey avait déjà exclu d'aligner la fiscalité des plus-values sur l'impôt sur le revenu, une mesure qu'il avait rejetée la semaine précédente selon le Financial Times. Il a promis un budget stable, attentif aux remous provoqués par certaines hausses d'impôts introduites par sa prédécesseure Rachel Reeves.
Plusieurs voix travaillistes de premier plan plaidaient pour une hausse, jugeant que les gains tirés de la vente d'actifs devaient être taxés plus près des revenus du travail. Louise Haigh avait suggéré de relever l'impôt sur les plus-values avant de devenir première secrétaire d'État sous Andy Burnham. Le ministre de la Défense Wes Streeting avait réclamé en mai un « impôt sur la fortune qui fonctionne », peu après avoir démissionné de son poste de ministre dans le gouvernement de Keir Starmer. Andy Burnham est devenu Premier ministre en juillet. Le FT citait aussi Dale Vince, donateur travailliste, l'ancien chef du Labour Lord Neil Kinnock et le think tank IPPR parmi les récents partisans d'un taux plus élevé.
Les dirigeants d'entreprises ont averti qu'une hausse pourrait entamer la confiance et pousser des entrepreneurs à quitter le pays. Les responsables du Trésor ont fait valoir que les personnes fortunées modifieraient leur comportement en quittant le Royaume-Uni ou en retardant la vente d'actifs, ce qui réduirait les recettes. La règle empirique du Trésor situe à 24 % le taux de l'impôt sur les plus-values qui maximise les recettes, au-delà duquel le fisc perdrait de l'argent. HMRC estimait en 2025 qu'une hausse de 10 points de pourcentage du taux supérieur réduirait les recettes de 3,6 milliards de livres en 2028-2029, en partie à cause des effets comportementaux. Lord Jim O'Neill, ancien conseiller de Burnham, a résumé l'argument des entreprises :
« relever l'impôt sur les plus-values enverrait un très mauvais signal aux entreprises »
La marge de manœuvre de Healey est plus étroite qu'auparavant. Le FT estime que la guerre en Iran a creusé un trou de près de 12 milliards de livres dans les finances publiques britanniques, et la hausse des coûts d'emprunt comme de l'inflation a probablement réduit les 23,6 milliards de livres de marge budgétaire prévus plus tôt. Des informations publiées la semaine dernière désignaient une hausse du taux sur les bénéfices des banques comme la principale mesure de recettes du budget, une somme destinée au soutien face au coût de la vie. Selon les règles en vigueur, les contribuables du taux supérieur paient 24 % sur les gains de cession d'actifs, contre jusqu'à 45 % sur le revenu, tandis que ceux du taux de base paient 18 % sur les gains et 20 % sur le revenu.
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La cheffe des conservateurs Kemi Badenoch utilisera un discours d'avant-budget, mardi 20 octobre, pour presser le gouvernement de réduire les dépenses et d'emprunter moins. Elle invoquera un programme de 70 milliards de livres de coupes budgétaires, notamment dans les aides sociales et les effectifs de la fonction publique, comme point de départ. Elle sommera Burnham et Healey de vivre selon leurs moyens. Un sondage Ipsos réalisé auprès de 1 077 Britanniques entre le 9 et le 12 octobre montre que 67 % estiment que Healey ne fait ni du bon ni du mauvais travail. La même enquête indique que 65 % du public s'attend à une forme de hausse d'impôts dans le budget.
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La décision répond aux avertissements des milieux d'affaires, mais oppose Healey aux figures travaillistes qui voulaient taxer les plus-values à un taux proche de celui de l'impôt sur le revenu.
Texte IA fondé sur les articles de BBC, LBC, Evening Standard et d’autres médias. Publié . Comment il est fait