Transport · Calgary et Toronto
Grève des agents de bord de WestJet après l'échec des négociations contractuelles, clouant au sol des centaines de vols
Plus de 4 000 membres du personnel de cabine ont cessé le travail dimanche après 11 mois de négociations sans contrat, perturbant les voyages lors d'un long week-end canadien.
Texte IA fondé sur les articles de The Independent, The New York Times, Bloomberg Business et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).
En bref
Plus de 4 000 agents de bord ont cessé le travail dimanche 2 août après 11 mois de négociations sans contrat.
Le syndicat affirme que les tâches au sol comme l'embarquement et les consignes de sécurité ne sont pas rémunérées ; WestJet a proposé un système d'heures créditées et une augmentation salariale à deux chiffres.
WestJet a annulé 309 vols dimanche et environ 80 samedi, affectant les liaisons intérieures et internationales lors d'un long week-end canadien.
La présidente du syndicat, Alia Hussain, a exhorté le gouvernement fédéral à ne pas intervenir et a déclaré que le syndicat est prêt à revenir à la table des négociations.
- 30 juil.Le syndicat émet un préavis de grève de 72 heures
- 1 aoûtWestJet annule environ 80 vols, réduit ses opérations
- 2 aoûtDébut de la grève ; 309 vols annulés dimanche matin
Début de la grève
Les agents de bord de WestJet, deuxième compagnie aérienne du Canada, ont entamé une grève tôt dimanche après l'échec des négociations contractuelles. Le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) section locale 8125, représentant 4 400 membres du personnel de cabine, a indiqué que le débrayage a commencé peu après 2 h (heure de l'Est). Plus de 4 000 agents de bord ont rejoint la grève, a annoncé le syndicat sur Facebook. Le syndicat avait émis un préavis de grève de 72 heures le 30 juillet, et WestJet a répondu par un avis de lock-out, qui peut impliquer la retenue de salaire et l'interdiction de travailler. Le syndicat a déclaré avoir négocié pendant près de 11 mois sans que l'entreprise ne prenne ses préoccupations au sérieux.
La rémunération du travail au sol en cause
Le différend central porte sur la rémunération des tâches effectuées lorsque l'avion est au sol, comme l'embarquement des passagers et les démonstrations de sécurité. Le syndicat affirme qu'une grande partie de ce travail n'est pas rémunérée. WestJet indique que son personnel est payé via un système d'« heures créditées » plutôt qu'à taux horaire, et que sa dernière proposition aurait fait de la compagnie la seule au Canada à offrir un taux horaire couvrant tout le temps avant et après le vol. L'entreprise a également proposé une augmentation salariale à deux chiffres.
« Nous avons essayé jusqu'à la dernière minute d'obtenir un accord équitable qui reconnaît la valeur du travail des agents de bord. L'offre de WestJet n'allait pas assez loin. »
Hussain a ajouté que le travail non rémunéré est une priorité majeure, mais que le syndicat négocie un contrat global. Elle a exhorté le gouvernement fédéral à ne pas intervenir et à laisser le processus de négociation suivre son cours.
Perturbations des vols
WestJet a annulé 309 vols dimanche matin, après avoir cloué au sol environ 80 vols samedi pour éviter de laisser passagers et équipages en plan. La compagnie a déclaré ne pas pouvoir assurer les vols programmés sur Boeing 737 ou 787. Les vols WestJet Encore sur Q400 et les vols en partage de code avec des compagnies partenaires n'ont pas été affectés. Le transporteur assure normalement environ 700 vols par jour et transporte plus de 70 000 passagers par jour en haute saison, selon la Chambre de commerce de Calgary. La grève tombe un long week-end dans la plupart des régions du Canada, amplifiant les perturbations. Les routes les plus fréquentées de la compagnie sont intérieures, mais les vols vers les États-Unis, l'Europe et l'Asie ont également été touchés. À l'aéroport international Pearson de Toronto, les comptoirs de WestJet étaient presque déserts samedi en fin d'après-midi alors que la compagnie réduisait ses opérations. Les voyageurs se sont vu proposer des remboursements ou un réacheminement, avec des mises à jour envoyées par courriel.
Réactions
WestJet a déclaré dans un communiqué que sa proposition « aurait établi une nouvelle norme pour les agents de bord au Canada ». La compagnie n'a pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires supplémentaires dans la nuit de dimanche. Deborah Yedlin, présidente et directrice générale de la Chambre de commerce de Calgary, a souligné le rôle de la compagnie en tant que grand employeur et moteur économique à Calgary, avertissant que les perturbations de ce service essentiel en pleine saison de voyage sont préoccupantes.
Prochaines étapes
Le syndicat a déclaré être prêt à revenir à la table des négociations. Hussain a affirmé que les agents de bord « font grève parce que nous estimons mériter mieux » et a exprimé l'espoir que le gouvernement permette aux négociations de se poursuivre sans intervention. Aucune nouvelle réunion n'était prévue dimanche matin.
Poser une question sur ce texte
Sources et contexte
- The IndependentFlight attendants at Canada's second-biggest airline go on strike
- The New York TimesCanada's WestJet Cancels Trips Amid Strike By Flight Attendants
- Bloomberg BusinessCanada's WestJet Flight Attendants Strike After Union Talks Fail
- ReutersWestJet flight attendants go on strike after talks fall through
- Lieux
- Toronto, Bangalore, États-Unis, Mexico
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir Pollar