Cinéma & Médias · Paris
France Inter écarte Charles Sapin, éditorialiste de Valeurs actuelles, après une grève syndicale
Radio France a annulé la chronique dominicale prévue de Charles Sapin, directeur adjoint de la rédaction de Valeurs actuelles, après près d'un mois de protestations syndicales, incitant les syndicats à lever leur préavis de grève.
Texte IA fondé sur les articles de Le Figaro.fr, Le Monde.fr et Libération. Modifié . Comment il est fait
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En bref
Radio France a confirmé le samedi 19 septembre que Charles Sapin n'aura pas de créneau de diffusion régulier cette année sur France Inter.
Les syndicats de Radio France ont annulé leurs actions de grève prèvues suite à la décision de la direction de supprimer la chronique de Sapin.
Le dimanche 20 septembre à 7h42, France Inter n'a diffusé aucun éditorial politique et a laissé le créneau de diffusion vacant après une annonce de Sophie Parmentier à 7h30.
La France Insoumise a célébré l'annulation, tandis que Vincent Trémolet de Villers dans Le Figaro a interrogé l'état du pluralisme au sein du diffuseur public.
- 19 September 2026Radio France confirme que Charles Sapin n'aura pas de créneau éditorial régulier, et les syndicats lèvent leur grève
- 20 September 2026, 07:30Sophie Parmentier annonce pendant le journal du matin que Charles Sapin n'apparaîtra pas sur France Inter
- 20 September 2026, 07:42Le créneau éditorial politique prévu passe sans diffusion et sans commentateur de remplacement
L'éviction de Charles Sapin de France Inter
Radio France a décidé de supprimer la chronique politique hebdomadaire prévue de Charles Sapin sur France Inter après une opposition interne intense. Sapin, directeur adjoint de la rédaction du magazine ultraconservateur Valeurs actuelles, devait présenter un éditorial politique récurrent tout au long de la nouvelle saison de diffusion. Cette nomination a provoqué prés d'un mois de conflit social soutenu au sein du résau public de radio, entraînant des grèves de salariés et une mobilisation syndicale. La direction du résau a confirmé au Libération le samedi 19 septembre que Sapin n'aura pas de créneau régulier cette année sur la station. Suite à cette confirmation, les représentants syndicaux ont accepté de mettre fin à leur grève et de lever toute action revendicative ultérieure sur l'ensemble du diffuseur.
Diffusion dominicale sans remplacement
La décision est devenue officielle sur les ondes le dimanche 20 septembre lors de l'émission phare du matin de la station. Pendant le journal de 7h30, la présentatice Sophie Parmentier a annoncé aux auditeurs que le chroniqué invité n'apparaîtrait pas dans l'émission du matin.
« Charles Sapin ne viendra pas dans ce studio. »
À 7h42, l'heure exacte réservée dans la grille des programmes pour l'éditorial politique, France Inter n'a diffusé aucun segment de commentaire. La direction éditoriale a décidé de ne pas nommer de remplaçant ni d'analyste alternatif pour occuper la fenêtre de diffusion. Ce créneau non attribué a marqué la conclusion de semaines de protestations internes de la part des journalistes et des syndicats de la station, qui s'opposaient à l'octroi d'une plateforme régulière à un rédacteur de Valeurs actuelles.
Réactions de La France Insoumise
L'annulation de l'éditorial a suscité des réactions vives de la part de figures politiques de gauche, notament au sein des rangs de La France Insoumise. Les membres du parti ont célébré la décision, saluant le résultat comme une victoire obtenue par les employés antifascistes qui contestaient la présance de Sapin sur les ondes publiques. Cette position reflète une confrontation plus large entre le groupe politique et les médias français traditionels, y compris France Inter et BFM. Parallélément à leur soutien à l'action du personnel de Radio France, les représentants de La France Insoumise continuent d'exercer un boycott actif de la journaliste Sonia Mabrouk dans ses émissions de télévision et de radio, considérant les apparitions médiatiques comme une lutte politique permanente.
Controverse sur le pluralisme éditorial
L'éviction a également suscité une forte opposition de la part des commentateurs médiatiques conservateurs, qui ont fait valoir que la décision porte atteinte au pluralisme idéologique au sein de la radiodiffusion publique. Dans un éditorial publié par Le Figaro, Vincent Trémolet de Villers a demandé si France Inter fonctionnait effectivement sous l'influence de La France Insoumise. L'article soutenait que le directeur adjoint de Valeurs actuelles n'avait jamais menacé personne et affirmait que considérer les voix de droite comme inacceptables posait un problème pour le débat public. Malgré l'annulation de la grève et le retrait de la chronique de Sapin, les controveres internes concernant le pluralisme et l'équilibre politique restent non résolues parmi les journalistes de France Inter.
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Sources et contexte
- Le Figaro.frAffaire Sapin : France Inter, BFM... La France Insoumise veut soumettre les médias
- Le Figaro.frL'éditorial de Vincent Trémolet de Villers : " Éviction de Charles Sapin : France Inter ou France insoumise ? "
- Le Monde.frA France Inter, après le retrait de Charles Sapin, les controverses internes sur le pluralisme demeurent
- LibérationRadio France : la chronique de Charles Sapin sur France Inter enterrée, les syndicats renoncent à la grève
- Sonia Mabrouk
- Journalist ciblée par un boycott actif de La France Insoumise
- Lieux
- Paris
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