
L'Iran exige un préavis de 48 heures pour le détroit d'Ormuz alors que les émissaires américains atterrissent en Suisse pour des négociations nucléaires
L'Iran a imposé un préavis de 48 heures pour le transit dans le détroit d'Ormuz ce vendredi, réduisant le trafic maritime, tandis que les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner se sont réunis en Suisse pour le premier cycle de négociations nucléaires.
Poussée diplomatique
L'émissaire américain Steve Witkoff était en route vers la Suisse le 20 juin, où Jared Kushner était déjà présent, pour le premier cycle de négociations nucléaires avec l'Iran, a rapporté Axios. La cérémonie de signature prévue le 19 juin en Suisse a été annulée par l'Iran, selon Le Figaro. Le secrétaire d'État Marco Rubio doit effectuer une tournée dans le Golfe la semaine prochaine, avec des escales au Koweït, aux Émirats arabes unis et à Bahreïn, et assistera à un sommet des ministres des Affaires étrangères du CCG.
Règles et trafic dans le détroit
Le 19 juin, l'autorité maritime iranienne a imposé une demande de transit de 48 heures pour tous les navires traversant le détroit d'Ormuz, même après la réouverture de la voie navigable dans le cadre de l'accord-cadre Iran-États-Unis. Le PGSA a également publié de nouvelles cartes de routes sûres qui ont déplacé les couloirs de navigation plus au sud des routes précédentes mais toujours au nord des couloirs d'avant le conflit. Le trafic a immédiatement ralenti : à 17 h 30 GMT, seulement 8 navires transportant des marchandises avaient traversé, contre 22 sur toute la journée précédente. Jeudi avait vu 25 navires commerciaux transiter, le plus grand nombre depuis la mi-avril. Des camions vides s'alignaient sur des kilomètres à l'extérieur du port de Khor Fakkan, tandis que des pétroliers vides hésitaient à rentrer dans le détroit.
- L'Iran annule la cérémonie de signature en Suisse (Le Figaro)
- L'Iran impose un préavis de transit de 48 heures et publie de nouvelles routes sûres (La Libre)
- Le CMIC abaisse le niveau de risque du détroit de grave à modéré (La Libre)
- La marine pakistanaise confirme une mine navale au large d'Oman (La Libre)
- L'émissaire américain Witkoff en route vers la Suisse pour des négociations (Axios)
Menace de mines et déminage
Les États-Unis et d'autres accusent l'Iran d'avoir miné le détroit ; le Washington Post a fait état d'une vingtaine de mines dans une zone que les navires évitent encore. Pour la première fois depuis le début du conflit, la marine pakistanaise a confirmé une mine navale à quatre kilomètres au large des côtes d'Oman. Le Centre d'information maritime conjoint a abaissé le niveau de risque de « grave » à « modéré », mais a averti que des mines subsistent.
L'accord promet une sécurité totale dans les 30 jours, mais le Washington Post suggère que le déminage pourrait prendre six mois.Les navigateurs doivent être conscients des mines.
Ambitions tarifaires et sécurité future
L'accord garantit un passage gratuit pour les navires commerciaux uniquement pendant les 60 premiers jours, après quoi l'Iran entamera un dialogue avec Oman sur l'administration future et d'éventuels frais de transit. Cela a créé une incertitude sur les tarifs et les procédures. Pour une protection à plus long terme, la France et le Royaume-Uni ont proposé une coalition d'environ 20 pays pour sécuriser le détroit.
Pression sur le marché pétrolier
Environ 120 millions de barils de pétrole brut restent bloqués dans la région, soit environ un jour de consommation mondiale, selon l'analyste de Kpler Homayoun Falakshahi.
Les États-Unis ont levé leur blocus des ports iraniens le 19 juin, mais 788 navires sont toujours à l'intérieur du golfe Persique, selon l'unité de vérification de Radio France.La grande question est de savoir si les pétroliers vides risqueront de rentrer. Il faudra deux à trois mois avant que le trafic ne revienne à la normale.


