Gouvernement · Madrid
Le chef de la Garde civile contredit les rapports de l'UCO lors d'une audition au Sénat sur les liens avec Leire Díez
Mercedes González, directrice de la Garde civile, a nié toute pression sur les enquêteurs et affirmé avoir informé ses supérieurs de ses rencontres avec Leire Díez, mais les rapports de l'UCO et des déclarations antérieures racontent une histoire différente.
Texte IA fondé sur les articles de ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, EL MUNDO, eldiario.es et d’autres médias. Publié . Comment il est fait
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En bref
González a affirmé qu'aucune pression n'avait jamais été exercée sur une unité ; les deux derniers chefs de l'UCO ont décrit avoir reçu des pressions politiques.
González a admis deux rencontres mais les a qualifiées de thés informels ; des messages WhatsApp supprimés et une troisième rencontre contestée suscitent des doutes.
González a déclaré avoir informé le ministre de ses rencontres le 30 mai, mais des semaines plus tard, Grande-Marlaska a affirmé publiquement qu'elle les avait niées.
Des notes des services de renseignement et de l'UCO de fin avril et début mai 2025 avaient déjà averti de la campagne de Díez contre l'unité.
González affirme avoir informé le DAO et le chef de l'UCO le 29 mai 2025 des rencontres, mais le compte rendu écrit de cette réunion n'en fait aucune mention.
Insatisfaite des réponses, l'opposition PP a annoncé qu'elle convoquerait González pour une nouvelle audition dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Koldo.
- 29 maiGonzález rencontre le DAO, le chef de l'UCO et le général de la Police judiciaire et affirme avoir divulgué ses rencontres avec Díez.
- 30 maiRéunion avec le ministre de l'Intérieur Grande-Marlaska ; González affirme avoir répété la divulgation.
- 16 juinGonzález témoigne devant la commission de l'Intérieur du Sénat et contredit des preuves clés.
Dénégation de pression et enquêtes internes
González a commencé son audition devant la commission de l'Intérieur du Sénat par un démenti catégorique : aucune mesure de pression n'a jamais été adoptée contre une unité de la Garde civile. Pourtant, les deux derniers chefs de l'UCO, témoignant sous serment, ont décrit des « pressions politiques » dirigées contre le directeur opérationnel adjoint (DAO). Les synthèses de l'UCO montrent que des procédures réservées ont été ouvertes contre des agents enquêtant sur des proches du Premier ministre Pedro Sánchez ou du PSOE. L'une de ces enquêtes, sur une fuite concernant le frère du président, a été close avec une simple recommandation ; une autre, sur une ingérence présumée du DAO, a été classée sans aucune constatation de responsabilité en septembre 2025.
« No se han adoptado jamás nunca ninguna medida de presión contra ninguna unidad de la Guardia Civil. »
Les contacts avec Leire Díez
La relation avec Leire Díez, l'ancienne militante du PSOE enquêtée pour avoir orchestré des attaques contre des juges, des procureurs et l'UCO, a dominé les questions. González a admis deux rencontres en face à face ("deux cafés", a-t-elle dit, avant de se corriger : "deux thés, car je ne bois pas de café"). Elle a insisté sur le fait qu'aucune de ces rencontres n'a abordé les affaires de la Garde civile et qu'aucun emploi n'a été proposé. Les rapports de l'UCO, cependant, font état de trois contacts, et pour le troisième, elle a dit "ne pas se souvenir" mais ne l'a pas exclu. González a supprimé ses échanges WhatsApp avec Díez, et une suppression a eu lieu le 11 mai 2025, le même jour où les deux ont échangé des messages et le jour où une enquête interne a été ouverte.
« No he tenido nunca una reunión con la señora Leire Díez, lo que he hecho ha sido tomarme dos cafés con ella. »
Confusion sur ce que savait le ministre de l'Intérieur
González a déclaré aux sénateurs que le 29 mai 2025, elle avait rencontré dans son bureau le DAO, le chef de l'UCO et le général de la Police judiciaire et leur avait explicitement révélé ses rencontres avec Díez. Elle a affirmé que la même réunion s'était répétée le lendemain, 30 mai, avec le ministre de l'Intérieur Fernando Grande-Marlaska au ministère. Mais fin juin 2025, Grande-Marlaska avait déclaré publiquement que González elle-même avait nié toute conversation ou visite avec Díez. Une réponse parlementaire ce mois-là avait également nié les rencontres. Interrogée sur cette contradiction, González a maintenu que ni elle ni le ministre n'avaient menti, mais elle a reconnu n'avoir jamais utilisé le mot "réunion" avec Díez, qualifiant les rencontres d'informelles.
« Même la directrice de la Garde civile a nié toute conversation et toute visite de Leire à la directrice de la Garde civile. »
Chronologie des alertes et actions internes
Les archives internes retracent le processus d'alerte. Le 29 avril 2025, le service de renseignement a produit une note sur les manœuvres de Leire Díez visant à discréditer l'UCO. Une deuxième note a été rédigée par l'UCO elle-même le 5 mai et transmise à la Police judiciaire. Le 8 mai, le chef de la Police judiciaire a été informé par le DAO que González était déjà au courant de la première note. Pourtant, le 11 mai, à 9 h 16, González et Díez ont échangé des messages WhatsApp. Les enquêteurs n'ont ensuite trouvé que des traces automatiques de messages, la conversation avait été délibérément effacée.
Répercussions politiques et prochaines étapes
González a rejeté les rapports de l'UCO comme de simples indications, et non des décisions, et a accusé l'opposition de traiter l'agenda de Leire Díez « comme l'Évangile ». Les sénateurs du PP et de Vox n'ont pas été convaincus ; avant même la fin de la séance, le PP a annoncé qu'il convoquerait à nouveau González devant la commission d'enquête sur l'affaire Koldo. Les contradictions sur les pressions, les rencontres et la connaissance du ministre ont aggravé le scandale, plaçant la direction du plus grand corps de sécurité espagnol sous un intense examen parlementaire.
« Los informes de la UCO no son autos, recaban indicios. »
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Sources et contexte
- ABC TU DIARIO EN ESPAÑOLLa jefa de la Guardia Civil incurre al menos en tres contradicciones respecto a los informes de la UCO
- EL MUNDOLa directora de la Guardia Civil oculta los mensajes que intercambió con Leire cuando ya conocía la cacería contra la UCO
- eldiario.esEntre Leire Díez y Antonio Balas, la directora de la Guardia Civil no tiene dudas
- LaSextaLas dudas que deja la directora de la Guardia Civil en el Senado: de a quién le contó sus citas con Leire Díez a por qué las negó
- Mercedes González
- Directrice de la Garde civile, témoignant devant la commission de l'Intérieur du Sénat
- Leire Díez
- Ancienne militante du PSOE enquêtée pour une campagne contre l'UCO, qualifiée de « fontanera »
- José Luis Ábalos
- Ancien ministre et secrétaire à l'Organisation du PSOE, dont les messages avec Pedro Sánchez ont été divulgués
- Pedro Sánchez
- Premier ministre d'Espagne, mentionné dans les messages divulgués avec Ábalos
- Fernando Grande-Marlaska
- Ministre de l'Intérieur, à qui González a rapporté ses rencontres avec Díez
- Santiago Pedraz
- Juge à l'Audience nationale enquêtant sur l'affaire des égouts de Ferraz
- Antonio Balas
- Lieutenant-colonel et chef de l'UCO, présent à la réunion du 29 mai 2025
- Manuel Llamas
- Directeur opérationnel adjoint (DAO) de la Garde civile, a signalé des pressions politiques
- Alfonso López Malo
- Chef de la Police judiciaire de la Garde civile
- Koldo García
- Ancien conseiller de José Luis Ábalos, enquêté dans l'affaire
- Leticia de la Hoz
- Avocate de Koldo García, également enquêtée, a accusé l'UCO de fuites
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