
La Serbie prévoit des funérailles nationales et militaires pour le criminel de guerre condamné Ratko Mladić
Le gouvernement serbe a annoncé que l'ancien commandant militaire serbe de Bosnie Ratko Mladić recevra des honneurs nationaux et militaires après sa mort en détention à La Haye le 27 août 2026.
Honneurs gouvernementaux et arrangements funéraires
Le gouvernement serbe a annoncé que l'ancien commandant militaire serbe de Bosnie Ratko Mladić recevra des honneurs militaires et nationaux après sa mort en détention. Le ministre serbe de la Justice, Nenad Vujić, a annoncé la décision vendredi 28 août 2026 lors d'un entretien avec la station de radio K1, déclarant que l'ancien général recevrait tous les honneurs officiels auxquels il a droit. Dans un entretien séparé avec la chaîne de télévision serbe de Bosnie ATV, Vujić a expliqué que le gouvernement suivrait le protocole établi concernant les grades militaires.
Le général Mladić est un général, et le protocole est connu.
Les médias serbes interprètent les déclarations officielles comme une confirmation que le gouvernement du président Aleksandar Vučić entend organiser une cérémonie d'État complète. Mladić devrait être enterré au cimetière de Topčider à Belgrade, conformément à son souhait exprimé de reposer à côté de sa fille Ana, décédée par suicide en 1994 à l'âge de 23 ans. Les responsables serbes ont noté que le calendrier exact des funérailles reste en attente pendant que les arrangements logistiques et diplomatiques se poursuivent.
Différends médicaux et derniers jours à La Haye
Mladić est décédé le jeudi 27 août 2026 dans un hôpital de La Haye, où il purgeait une peine d'emprisonnement à perpétuité sous la garde des Nations Unies. Il souffrait de graves problèmes de santé depuis des années, ayant subi plusieurs accidents vasculaires cérébraux dans la période précédant sa mort. Sa famille et les responsables serbes avaient demandé à plusieurs reprises à la cour d'autoriser son transfert vers un hôpital militaire à Belgrade pour un traitement médical.
Le Mécanisme international appelé à exercer les fonctions résiduelles des Tribunaux pénaux (MIFRTP), l'organe chargé de gérer les affaires restantes des tribunaux des Nations Unies, a systématiquement refusé ces demandes de transfert. Plusieurs jours avant la mort de son père, Darko Mladić a qualifié publiquement le refus du tribunal de le libérer pour traitement de « meurtre silencieux ». Le calendrier de remise du corps aux autorités néerlandaises à la Serbie reste non confirmé, bien que le ministre de la Justice Vujić ait déclaré que les représentants serbes sont prêts à se rendre immédiatement à La Haye une fois les prochaines étapes juridiques finalisées.
Commandement militaire et condamnations internationales
Mladić a été chef d'état-major de l'armée serbe de Bosnie pendant la guerre de Bosnie de 1992 à 1995. Il a dirigé des opérations militaires à travers la Bosnie, y compris l'assaut de juillet 1995 contre la zone de sécurité des Nations Unies à Srebrenica. Les troupes sous son commandement ont assassiné plus de 8 000 hommes et adolescents musulmans, enterrant ensuite les corps dans des fosses communes et déplaçant plus tard de nombreux restes sur différents sites pour dissimuler les exécutions.
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Après la fin du conflit en 1995, Mladić est resté en fuite pendant près de 16 ans. Les forces de sécurité serbes l'ont arrêté sur le territoire serbe en 2011, ce qui a conduit à son extradition vers La Haye. Le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) a mené son procès, et en 2017, les juges l'ont reconnu coupable de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, le condamnant à la prison à vie.


