Gouvernement · Athènes

La Grèce dit adieu à Ioannis Varvitsiotis, le dernier homme politique de l’ère Karamanlis, lors de ses funérailles à Athènes

Famille, Premier ministre Kyriakos Mitsotakis et des centaines de personnes en deuil se sont réunis à la cathédrale métropolitaine d’Athènes le 4 août pour rendre un dernier hommage à Ioannis Varvitsiotis, ancien ministre et vice-président de Nouvelle Démocratie, décédé le jour de ses 93 ans.

Texte IA fondé sur les articles de NewsIT, in.gr, iefimerida.gr et d’autres médias. Publié . Comment il est fait

Pour les membresLes 30 premières secondes en écoute libre. Voix de synthèse (IA).

En bref

Athènes · Grèce
Comment on en est arrivé là
  1. 1989-1996Vice-président du Parti populaire européen
  2. 2001Rapporteur de la minorité lors de la révision constitutionnelle
  3. 2 aoûtMort à son domicile à Athènes le jour de ses 93 ans

Un dernier adieu à la Métropole

Les funérailles de Ioannis Varvitsiotis ont eu lieu le 4 août à la cathédrale métropolitaine d’Athènes, avec les honneurs militaires. Le président Konstantinos Tasoulas, le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis, l’ancien président Prokopis Pavlopoulos, l’ancien Premier ministre Antonis Samaras et d’autres hauts responsables y ont assisté. Varvitsiotis est mort à son domicile à Athènes le 2 août, le jour de ses 93 ans. L’office a réuni des figures de tout l’horizon politique, reflétant le respect qu’il inspirait au-delà des clivages partisans.

L’hommage d’un fils

Son fils Miltiadis Varvitsiotis, s’exprimant au nom des quatre enfants, a décrit un père présent aux moments importants et qui enseignait par l’exemple. Il a rappelé que pour les autres, il était le président, le ministre, mais pour la famille, il était « Barbi ». Miltiadis a dit que son père aimait la vie, détestait le gaspillage et trouvait la joie dans une simple taverne à écouter son chanteur préféré Grigoris Bithikotsis.

« Père, tu n’appartiens pas seulement à nous. Tu appartiens à l’histoire. »

Miltiadis Varvitsiotis, fils de Ioannis Varvitsiotis et ancien ministre grec

Il a également révélé que sa décision de quitter la politique avait attristé son père, mais qu’à la fin, son père lui avait donné raison. Miltiadis a souligné que son père leur avait enseigné la dignité et le devoir, et que même lésé, il n’avait jamais pensé à nuire au parti. Il l’a appelé le dernier homme politique de l’ère Karamanlis.

L’éloge funèbre du Premier ministre

Kyriakos Mitsotakis a prononcé un éloge décrivant Varvitsiotis comme « fait du métal rare d’une autre époque ». Il a souligné son rôle dans la révision constitutionnelle de 2001 en tant que rapporteur de la minorité, et son mélange de radicalisme créatif et de sens du devoir. Mitsotakis a rappelé avoir reçu de précieux conseils de sa part, notamment lors d’une visite dans la maison ancestrale de la famille à Mystras en 2017.

« Respecté Giannis, tu nous laisses un lourd héritage. La responsabilité envers la patrie. La courtoisie politique authentique. Pour tout cela, la Grèce et notre parti te remercient. »

Kyriákos Mitsotákis

Le Premier ministre a noté que Varvitsiotis était un excellent juriste et un passionné d’histoire, qui a également réalisé une série de documentaires.

Une vie en politique

Ioannis Varvitsiotis est né le 2 août 1933. Il est entré au Parlement pour la première fois en 1961 sous l’Union nationale radicale (ERE). Pendant la dictature de 1967-1974, il a été arrêté et emprisonné pendant quatre mois. Lors des premières élections post-junte en 1974, il est arrivé en tête du vote national et a rejoint le gouvernement d’union nationale de Konstantinos Karamanlis comme sous-secrétaire à l’Intérieur. Il a ensuite été ministre de la Défense, de l’Éducation, du Commerce et de la Justice, et vice-président de Nouvelle Démocratie. Il a également été vice-président du Parti populaire européen de 1989 à 1996.

« J’ai cru et crois encore que les hommes politiques doivent façonner les événements, non être façonnés par eux. »

Ioannis Varvitsiotis, ancien ministre grec décédé

Son fils a rappelé une autre maxime : « En politique, vous faites des opposants, pas des ennemis. »

Un héritage d’intégrité

Sa petite-fille, dans son éloge funèbre, a déclaré que l’intégrité et l’honnêteté étaient pour lui une manière de vivre, pas seulement des vertus publiques. Elle a raconté que même lors de parties de cartes tardives, il insistait pour suivre les règles, lui apprenant que le caractère se révèle quand personne ne regarde. Les funérailles se sont closes sur le sentiment que Varvitsiotis avait transmis un code de conduite autant qu’un héritage politique.

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Sources et contexte

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