Élections · Rome

Le nouveau parti d'extrême droite italien Futuro Nazionale se lance, tandis que 3000 personnes manifestent à Rome pour des expulsions de migrants

L'ancien général Roberto Vannacci a tenu le congrès fondateur de Futuro Nazionale devant 1500 délégués, tandis qu'une manifestation concurrente rassemblait 3000 personnes exigeant des rapatriements forcés.

Texte IA fondé sur les articles de Bloomberg Business, Frankfurter Allgemeine, Deutsche Welle et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait

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En bref

Rome · Italie
Comment on en est arrivé là
  1. 13 juinEnviron 1500 délégués assistent au congrès fondateur de Futuro Nazionale ; une manifestation anti-immigration concurrente rassemble 3000 personnes.
  2. 14 juinLe congrès se conclut par un discours de Roberto Vannacci ; le parti est officiellement créé.

Congrès fondateur

Le nouveau parti d'extrême droite Futuro Nazionale (Avenir national) a tenu son congrès fondateur à Rome samedi et dimanche. L'événement, mené par l'ancien général de l'armée et député européen Roberto Vannacci, a réuni environ 1500 délégués. Vannacci avait quitté le parti de Matteo Salvini, la Ligue, plus tôt cette année après un différend et dirige désormais un mouvement qui revendique près de 100 000 membres payants. Le congrès s'est ouvert samedi, les travaux se poursuivant dimanche, lorsque Vannacci a prononcé un discours de clôture.

« Nous n'avons pas honte de le dire, et je vous demande même de le dire aussi : l'Italie aux Italiens ! »

Roberto Vannacci, fondateur et dirigeant de Futuro Nazionale

Manifestations de rue

Parallèlement samedi, environ 3000 personnes ont défilé dans le centre de Rome sous une banderole proclamant « Remigration et Reconquête », exigeant le retour forcé des immigrants dans leurs pays d'origine. La manifestation comprenait des groupes d'extrême droite et néofascistes comme CasaPound, dont le porte-parole Luca Masella a déclaré : « Nous voulons expulser les immigrés clandestins, car ils ne devraient pas être ici ». Il a ajouté que même les immigrés légaux qui ne se sont pas intégrés devraient être « renvoyés chez eux ». Dans un autre quartier, des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées lors d'une contre-manifestation pro-migration organisée par des groupes de gauche et des syndicats, certains agitant des drapeaux palestiniens. Des milliers de policiers ont été déployés pour séparer les groupes.

Menace électorale pour Meloni

Futuro Nazionale constitue un défi électoral direct pour la Première ministre Giorgia Meloni et sa coalition de droite, au pouvoir depuis octobre 2022. Le parti compte déjà huit parlementaires issus des partis de la coalition, et les sondages d'opinion situent son soutien entre 4 et 5 %. Selon les règles actuelles, un seuil de 3 % s'applique, que le mouvement de Vannacci pourrait franchir. Les prochaines élections législatives sont prévues à l'automne 2027, et aucun changement de seuil n'est prévu dans la prochaine réforme de la loi électorale. Meloni est confrontée à un dilemme : s'allier à Vannacci et risquer d'aliéner les électeurs modérés, ou prendre ses distances et perdre des voix cruciales à droite.

Idéologie radicale et liens

Vannacci décrit son parti comme la « vraie droite » et accuse le gouvernement Meloni d'être une « droite angoissée », trop molle sur l'immigration, la criminalité et l'UE. Il prône la « remigration » — le rapatriement à grande échelle des migrants, plutôt que la simple prévention des nouvelles arrivées — et la souveraineté nationale. Le parti entretient des liens avec l'AfD allemande et a suscité de vives critiques de la gauche. Le député d'opposition Angelo Bonelli a qualifié les slogans de la manifestation d'« abjects » et a accusé Meloni de silence. La popularité de Vannacci a grandi grâce à son livre « Il mondo al contrario » (Le monde à l'envers), qui s'en prend aux migrants et aux personnes LGBTQ, et sa rhétorique sans complexe continue de polariser.

« Et parce que nous ne sommes pas politiquement corrects, nous disons aussi que nous voulons renvoyer chez eux les immigrés légaux qui ne se sont manifestement pas adaptés ou intégrés. »

Luca Masella, porte-parole du groupe d'extrême droite CasaPound

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