
Le bilan des recherches au Venezuela s'alourdit : plus de 3 300 morts et 50 000 disparus
Les équipes de secours internationales se retirent du Venezuela, près de deux semaines après un double séisme qui a fait au moins 3 342 morts. L'ONU estime que plus de 50 000 personnes sont toujours portées disparues, et l'attention se tourne vers l'aide humanitaire aux survivants.
La catastrophe
Le 24 juin 2026, un double séisme a frappé le Venezuela, l'État côtier de La Guaira subissant les dégâts les plus graves. Les deux secousses ont rasé des bâtiments, dont un immeuble de 12 étages où un garçon de 9 ans prénommé Fabio était initialement considéré comme ayant survécu, avant que les secouristes ne détectent aucun signe de vie. Le gouvernement a décrété sept jours de deuil national à compter du 1er juillet. Cette catastrophe est la plus meurtrière à frapper le pays depuis plus d'un siècle.
Les opérations de secours
Une réponse internationale massive a amené 77 équipes de recherche et de sauvetage de 31 pays au Venezuela, comprenant près de 3 000 spécialistes et environ 50 chiens de recherche. Selon Sebastian Mocarquer de l'équipe des Nations unies pour l'évaluation et la coordination des catastrophes (UNDAC), les secouristes étrangers ont sauvé 14 personnes des décombres. Le dernier survivant était Hernan Gil, un gardien de centre commercial quadragénaire, qui a passé près de huit jours piégé sous le béton avant d'être libéré. Plus tôt dans l'opération, un nourrisson de 18 jours avait été sorti vivant d'un immeuble effondré après 32 heures.
La plupart des personnes ont été secourues dans les premières heures, dans les premiers jours par la communauté elle-même. Les équipes internationales, en raison de leurs qualifications et de leur équipement, se concentrent sur l'extraction de personnes coincées profondément sous les décombres.
Après le cap des sept jours, les équipes étrangères ont commencé à se préparer à partir. Environ 25 unités internationales restent dans le pays, aidant principalement les équipes locales à la récupération des corps, bien que quelques sites soient encore vérifiés pour d'éventuels survivants.
- Double séisme frappe le Venezuela, causant des destructions massives.
- Un nourrisson de 18 jours est secouru vivant après 32 heures sous les décombres.
- Début du deuil national ; les équipes de secours étrangères commencent à se préparer à partir.
- Hernan Gil est secouru après près de huit jours sous un centre commercial effondré.
- Les opérations de secours se terminent ; l'attention se tourne vers l'aide humanitaire aux survivants.
Bilan des victimes et disparus
Les derniers chiffres du gouvernement vénézuélien, publiés dimanche, placent le bilan confirmé à 3 342 morts. 16 470 autres personnes ont été blessées et 17 345 ont perdu leur logement, forçant les autorités à ouvrir 79 camps temporaires. L'ONU estime que plus de 50 000 personnes sont toujours portées disparues. Des listes officieuses tenues par des organisations bénévoles suggèrent que le nombre réel de disparus pourrait être encore plus élevé, et les experts préviennent que le bilan final augmentera presque certainement.
- Morts
- 3342 personnes
- Blessés
- 16470 personnes
- Sans-abri
- 17345 personnes
- Disparus
- 50000 personnes
Le gouvernement critiqué
La réponse officielle suscite une colère croissante. La police et l'armée sont accusées d'entraver les opérations de secours, de bloquer les livraisons d'aide, de confisquer les dons et de piller les biens dans les bâtiments détruits. La présidente par intérim Delcy Rodriguez a répliqué, affirmant que les forces de sécurité avaient été déployées sans délai et annonçant la création d'une nouvelle unité militaire chargée de gérer les crises et les catastrophes naturelles.
Besoins humanitaires
Avec la fin des opérations de recherche, l'attention se tourne vers les survivants. Veronique Durroux, porte-parole du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA), a confirmé la fin des missions de sauvetage et souligné l'ampleur du défi à venir.
L'ampleur de la destruction est énorme et nous devons voir ce qui peut être fait.
Une vague croissante de déplacés internes quitte La Guaira pour se rendre dans les États voisins moins touchés. L'ONU prévient que plusieurs milliers de survivants ont un besoin urgent d'abri, de nourriture et de soins médicaux, alors que le Venezuela entame la longue reconstruction après sa pire catastrophe naturelle depuis plus d'un siècle.


