
Feijóo promet des retraites indexées sur l'IPC et un système public qu'il ne remettra pas en cause
Lors d'un entretien accordé à esRadio le mardi 13 octobre, le leader du PP a déclaré qu'un gouvernement dirigé par lui revaloriserait les retraites en fonction de l'indice des prix à la consommation et ne remettrait pas en cause le système public. Cette promesse intervient à moins de 50 jours des élections générales en Espagne.
Une promesse sur les retraites avant la campagne
Le mardi 13 octobre 2026, Alberto Núñez Feijóo, leader du PP et candidat à la présidence du gouvernement, a promis de revaloriser les retraites en fonction de l'indice des prix à la consommation (IPC) s'il accède au palais de la Moncloa. Il a pris cet engagement lors d'un entretien sur esRadio, à moins de 50 jours des élections générales, prévues le 29 novembre. Interrogé sur le point de savoir s'il augmenterait, réduirait ou gèlerait les retraites au gouvernement, il a répondu qu'il les revaloriserait pour les personnes qui les perçoivent déjà et garantirait la viabilité du système pour les jeunes qui doutent de pouvoir un jour en bénéficier. Il a reconnu que la tâche était difficile compte tenu de ce qu'il a qualifié d'énorme déficit, et a estimé que le pic de natalité des personnes nées entre 1960 et 1974 rendrait la chose « très difficile ».
Le système public de retraites est une question que je ne remettrai en cause en aucun cas.
Feijóo a lié ces engagements à la croissance économique. Il a déclaré que l'économie devait croître « de manière saine », non par davantage de dépenses publiques ou une hausse massive des impôts, et que la productivité et la compétitivité devaient s'améliorer. Il a également affirmé qu'il fallait mettre un terme aux dépenses superflues et évitables.
Les retraités et le vote
Les retraités représenteraient plus de 10 millions des quelque 35 millions d'électeurs résidant en Espagne, soit 28 %, une part qui augmente à chaque législature. Ce groupe penche vers le PP et le PSOE et se concentre dans les petites provinces de l'intérieur, où les retraités constituent dans certains cas 40 % de l'électorat. Pour cette raison, note l'analyse, le PP comme Vox évitent de paraître menacer les retraites. S'exprimant lors d'un événement de pré-campagne à Huesca aux côtés du président régional d'Aragon, Jorge Azcón, Feijóo a déclaré qu'il garantirait des revalorisations conformes à l'IPC. Il a aussi affirmé que les jeunes avaient droit à un système public de retraites viable.
Pour tous, j'insiste, pour tous, je m'engage à garantir les retraites. Celui qui cotise a droit à une retraite.
Vox et les propos de Figaredo
Les déclarations de Feijóo répondaient au député de Vox José María Figaredo, qui avait remis en cause le système public de retraites. Feijóo a pris ses distances avec cette position et a déclaré qu'il revaloriserait les retraites en fonction de l'IPC. Il a également tendu la main au leader de Vox, Santiago Abascal, en affirmant que les deux partis devaient faire preuve de respect face à la situation. Il a rejeté à la fois un « cordon sanitaire » et une relation « ombilicale » avec Vox, et a désigné Pedro Sánchez comme l'« ennemi ».
Logement et bilan du gouvernement
Feijóo a critiqué la politique du gouvernement en matière de logement, la qualifiant d'« absolument spéculative ». Il a affirmé qu'intervenir sur le marché, comme le font selon lui les partis populistes, communistes et d'extrême gauche, conduit les propriétaires à retirer des logements lorsqu'ils doutent d'être payés et font face à un prix plafonné. Il a cité la Catalogne comme exemple manifeste de l'échec de la politique du logement. Sur l'économie, il a déclaré que Sánchez laissait un trou économique qu'un modèle de croissance durable devra combler.
