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Gouvernement·-4 j

Feijóo réclame des élections anticipées et une « reconstruction nationale » alors que les affaires de corruption se multiplient autour de Sánchez

Le chef de l'opposition Alberto Núñez Feijóo a accusé le gouvernement de Pedro Sánchez de permettre une « dégradation » de la vie politique, en invoquant le propre discours passé du Premier ministre contre la corruption pour exiger un scrutin.

L'appel de Feijóo à la « reconstruction nationale »

S'adressant au Círculo de Empresarios de Galicia à Vigo vendredi, le président du PP Alberto Núñez Feijóo a déclaré que l'Espagne a urgemment besoin d'une « reconstruction nationale » pour restaurer la décence en politique. Il a déploré que la vie publique ne soit plus que des « chroniques de cour » et a insisté sur le fait que le pays doit revenir à la résolution de problèmes concrets plutôt qu'à la gestion de scandales.

L'Espagne a urgemment besoin d'une reconstruction nationale qui rende à nouveau la politique compatible avec la décence, les exigences du peuple et le programme réformiste dont notre pays a besoin.

Le poids des paroles passées

Feijóo a structuré son argumentation autour des remarques de Pedro Sánchez lors de la motion de censure de 2018 qui a évincé Mariano Rajoy. Il a récité les déclarations antérieures de Sánchez selon lesquelles la corruption « agit comme un agent dissolvant et profondément nuisible pour tout pays » et détruit la confiance dans les institutions.

Que faut-il de plus ? Notre pays est-il condamné à dépendre de décisions de justice imminentes ? Allez-vous démissionner ou vous accrocher au pouvoir, affaiblissant la démocratie ?

Le chef du PP a déclaré que le seuil éthique que Sánchez lui-même a fixé l'oblige désormais à « rendre la parole aux Espagnols ».

Les enquêtes pour corruption s'élargissent

Feijóo s'est exprimé quelques heures après que le juge José Luis Calama a ouvert une enquête distincte contre l'ancien Premier ministre José Luis Rodríguez Zapatero pour des présomptions de fraude fiscale et de contrebande. L'enquête porte sur des bijoux saisis dans le coffre-fort du bureau de Zapatero, estimés à 1,3 million d'euros, alors que son porte-parole avait auparavant évalué les objets entre 30 000 et 50 000 euros. Le même jour, le PP a annoncé qu'il convoquerait d'urgence le ministre de l'Intérieur Fernando Grande‑Marlaska et la procureure générale Teresa Peramato devant la commission de la Justice et du dossier Koldo du Sénat.

Engagements économiques et réformes

Au-delà de la critique de la corruption, Feijóo a présenté dix engagements de réforme économique s'il devenait Premier ministre. Il a promis des baisses d'impôts, des présentations annuelles du budget, un gouvernement par le Parlement plutôt que par décret, et le respect de l'indépendance des tribunaux et des médias. Il a noté que la dette publique avait augmenté de 42 % depuis l'arrivée au pouvoir de Sánchez, passant de 1 200 milliards à 1 700 milliards d'euros, et a estimé que le modèle de croissance était malsain.

Une quête de confiance

Feijóo a présenté son discours comme une demande de renouvellement de la confiance qu'il a gagnée pendant près de 14 ans à la tête de la Galice. Il a déclaré que ceux qui sont actuellement au gouvernement ont « gaspillé la confiance de toutes les manières imaginables » et ne méritent pas de rester. Il a énuméré ce qu'il a appelé les engagements les plus élémentaires : être une personne décente, présenter les budgets à temps et ne pas s'entourer de personnes corrompues.

Je n'aurais jamais imaginé que pour demander la confiance des Espagnols, je devrais promettre les choses les plus élémentaires.

Le discours, prononcé sur ses terres en Galice, a renforcé le message préélectoral du PP alors que de multiples enquêtes pour corruption continuent de peser sur les socialistes au pouvoir.

Vigo

6 sources

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