
Farage remporte l'élection partielle de Clacton face à Count Binface alors que l'enquête sur les dons reprend
Nigel Farage, chef du Reform UK, a regagné son siège de Clacton-on-Sea le 14 août 2026 lors d'une élection partielle qu'il a lui-même déclenchée, remportant entre 62,8 % et 63,3 % des suffrages face au candidat satirique Count Binface, tandis qu'une enquête parlementaire sur un don non déclaré de 5 millions de livres sterling reprend.
Élection partielle déclenchée par une démission
Nigel Farage, leader du parti anti-immigration Reform UK, a regagné son siège parlementaire à Clacton-on-Sea le 14 août 2026, remportant une élection partielle qu'il a lui-même déclenchée en démissionnant de son siège le mois précédent. Farage a déclaré qu'il menait une guerre contre un establishment cherchant à le discréditer pour des cadeaux non déclarés de donateurs, et qu'il voulait que « les habitants de Clacton soient ses juges » parce qu'il en avait « assez d'être jugé par les médias traditionnels ». L'élection partielle a coûté environ 250 000 livres sterling aux contribuables britanniques. Reform UK avait proposé de prendre en charge les frais elle-même, mais le gouvernement l'a interdit car cela aurait été illégal.
Boycott et adversaire satirique
Les principaux partis britanniques, le Labour, les Conservateurs et les Libéraux-démocrates, ont boycotté l'élection partielle, la qualifiant de coup publicitaire égocentrique. Aucun candidat traditionnel n'étant sur le bulletin de vote, le principal adversaire de Farage est devenu Count Binface, un personnage satirique créé par le comédien Jonathan Harvey, qui est devenu un incontournable des élections britanniques. Le programme de Count Binface comprend un plafonnement des prix des cornets de glace, la « nationalisation » de la chanteuse Adele, et le service militaire obligatoire pour les personnes qui parlent fort au téléphone dans les transports en commun.
Résultats et participation
Farage a remporté entre 62,8 % et 63,3 % des voix selon les sources, le chiffre le plus élevé correspondant à 22 239 votes. Count Binface a obtenu 26,7 %, soit 9 455 votes selon un rapport, ce qui signifie que le candidat satirique a capté plus d'un quart des suffrages exprimés. La participation s'est établie à 44 %. La part de Farage était plus élevée qu'aux élections générales de 2024, comme il l'avait prédit.
- Nigel Farage
- 22239 votes
- Count Binface
- 9455 votes
Farage n'a pas assisté au dépouillement dans la station balnéaire de Clacton, dans le sud de l'Angleterre, affirmant que la police l'avait averti qu'une campagne visait à perturber l'annonce des résultats. Il s'est adressé à ses partisans lors d'une fête avant que le résultat ne soit annoncé.
Que le diable m'emporte si je vais me tenir sur une scène, après avoir remporté une victoire éclatante, pour subir l'indignité et l'humiliation de la part de nullités.
Enquête en cours sur les dons
L'élection partielle ne résout pas les problèmes plus larges de Farage. Une enquête parlementaire est en cours pour déterminer s'il aurait dû déclarer un don de 5 millions de livres sterling (6,75 millions de dollars) d'un investisseur milliardaire en cryptomonnaies au comité parlementaire compétent. Farage a cherché à minimiser ce don. La popularité de Reform UK avait décliné dans les sondages après une longue période en tête, en partie à cause des allégations financières contre Farage. L'enquête a été officiellement annoncée comme reprenant.
La députée libérale-démocrate Lisa Smart a accusé Farage de provoquer une élection partielle pour des raisons de vanité et pour éviter de rendre des comptes.
Un député en fonction ne devrait jamais, en aucune circonstance, transformer un tel processus, financé par les contribuables, en un moyen d'échapper à la surveillance.
La présidente du Labour Bridget Phillipson, responsable des affaires internes du parti et de la supervision des campagnes électorales, a commenté le résultat.
Son succès ne blanchit pas son nom et il reste des questions auxquelles il faut répondre concernant les finances.
Farage a également attaqué Count Binface, le qualifiant de « candidat de l'establishment » et accusant le Labour, les Conservateurs et les Libéraux-démocrates de faire campagne en sa faveur.

