
Explosion dans un café à Damas : au moins 5 morts et 16 blessés ; les autorités syriennes accusent une bombe artisanale
Un engin explosif placé dans un café bondé près du Palais de justice, dans le centre de Damas, a explosé jeudi après-midi, tuant au moins 5 personnes et en blessant 16, ont rapporté les médias d'État syriens, citant le ministère de la Santé et les forces de sécurité.
Ce qui s'est passé
Une explosion a dévasté un café bondé de la rue Al-Nasr, dans le centre de Damas, le 2 juillet 2026, faisant plusieurs victimes et provoquant l'envoi de forces de sécurité pour boucler la zone. Les premiers rapports de l'agence de presse publique SANA, relayés par ANSA et The Independent, faisaient état de 4 morts et 10 blessés, citant un responsable du ministère de la Santé. En fin d'après-midi, la télévision d'État syrienne et le ministère de l'Intérieur avaient revu le bilan à au moins 5 morts et 16 blessés. L'explosion s'est produite peu après midi GMT, visant une zone commerciale animée près du complexe du tribunal principal. Aucun groupe n'a immédiatement revendiqué l'attaque, et les autorités enquêtent pour déterminer s'il s'agit d'une attaque ou d'un accident, bien que le ministère de l'Intérieur ait ensuite décrit un « engin explosif improvisé » déposé sur les lieux.
Des témoins décrivent le chaos
Deux commerçants dont les boutiques se trouvaient à quelques mètres du café ont parlé à l'AFP et à d'autres agences. Nour Khayyat, un homme de 40 ans propriétaire d'un magasin de batteries pour panneaux solaires, a déclaré qu'il travaillait quand la bombe a explosé.
Mohamed al Zahabi, un opticien dont la boutique est voisine de l'établissement visé, tremblait encore en racontant à l'AFP qu'il avait ressenti une « forte onde de pression et que tout l'endroit a tremblé ».Vers 15 heures, j'ai entendu une forte explosion et la vitrine de la boutique a tremblé. Les gens ont couru vers le café et ont appelé les ambulances.
Les deux hommes ont déclaré que ces scènes leur rappelaient les attentats qui avaient frappé la capitale pendant la guerre civile de près de 14 ans. Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux montrait plusieurs blessés allongés par terre avec des policiers à proximité, mais son authenticité n'a pas été vérifiée de manière indépendante.J'ai couru et j'ai vu des gens allongés par terre, du sang partout.
Un paysage sécuritaire fragile
Cette attaque s'ajoute à une série de violences qui ont ponctué la période depuis que les autorités islamistes ont renversé Bachar al-Assad en décembre 2024. L'incident le plus meurtrier s'est produit en juin 2025, lorsqu'un kamikaze a visé une église à Damas, tuant 25 personnes. Cette attaque a été revendiquée par un groupe sunnite fondamentaliste, tandis que le nouveau gouvernement a accusé l'organisation jihadiste État islamique. L'attentat de jeudi a eu lieu le même jour que le ministre syrien des Affaires étrangères, Asaad al Shaibani, effectuait une visite officielle au Liban, visant à améliorer les relations bilatérales, selon Deutsche Welle. Cette coïncidence souligne le défi auquel est confrontée l'administration alors qu'elle tente de consolider son contrôle et de réprimer les cellules militantes dans et autour de la capitale.
- Les autorités islamistes renversent Bachar al-Assad et prennent le pouvoir
- Un kamikaze attaque une église à Damas, faisant 25 morts
- Une bombe explose dans un café près du Palais de justice, faisant au moins 5 morts

