
Nicolas Dupont-Aignan lance sa quatrième candidature présidentielle pour 2027 sur une plateforme Frexit
Le chef de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a annoncé sa candidature à la présidentielle de 2027 à Yerres, en faisant campagne pour la sortie de l'Union européenne, le plafonnement des prestations sociales et le rapatriement de deux millions d'emplois.
Lancement de la candidature à Yerres
Nicolas Dupont-Aignan a annoncé sa candidature à l'élection présidentielle française de 2027 le 19 septembre 2026 lors d'un rassemblement politique à Yerres, dans l'Essonne. Cette déclaration marque sa quatrième candidature à la présidence en tant que président du parti politique souverainiste Debout la France. Dupont-Aignan s'était déjà présenté en 2022, où il avait obtenu 2,1 % des suffrages nationaux au premier tour. Son annonce ajoute un nouveau concurrent à la droite politique, après la candidature déclarée de Marine Le Pen et avant l'entrée attendue d'Éric Zemmour. S'adressant aux militants lors de sa rentrée politique saisonnière, Dupont-Aignan a déclaré que son objectif était de restaurer l'indépendance de la France et de rendre le pouvoir de gouverner au public.
Sortie de l'Union européenne et politique étrangère
Le fondement principal du programme 2027 de Dupont-Aignan est une sortie de l'Union européenne, communément appelée Frexit. Dans son discours, il a décrit la sortie du bloc comme une étape nécessaire pour retrouver l'autorité de l'État et les leviers de gouvernance. Dupont-Aignan a soutenu que quitter l'Union européenne donnerait à la France un contrôle total sur ses frontières nationales pour gérer les politiques migratoires via l'État souverain. Sur les finances publiques, il s'est engagé à équilibrer les budgets de l'État en mettant fin aux contributions financières françaises à l'Union européenne et en stoppant les aides à l'Ukraine. Il a également affirmé que la France ne serait pas seule après sa sortie du bloc, prédisant que plusieurs autres pays européens suivraient la sortie française.
Il a résumé sa doctrine de gouvernement lors de son discours dans l'Essonne.
Nous devons décoloniser la France, politiquement en quittant l'Union européenne, économiquement avec un protectionnisme intelligent, migratoirement avec l'État souverain, culturellement en réhabilitant la langue française.
Stratégie économique et industrielle
Dupont-Aignan a présenté un programme économique basé sur le protectionnisme d'État, en citant les politiques commerciales mises en œuvre par les États-Unis et la Chine. Son programme vise à stimuler la réindustrialisation nationale en supprimant toutes les subventions publiques aux entreprises qui délocalisent leurs activités à l'étranger, avec pour objectif de rapatrier deux millions d'emplois en France. Pour encourager l'emploi, Dupont-Aignan a promis d'exonérer d'impôt les heures supplémentaires et de supprimer les droits de succession sur les résidences principales. De plus, son programme prévoit de plafonner le cumul des prestations sociales en dessous du niveau du salaire minimum national (Smic) afin de garantir que les salaires restent supérieurs aux aides sociales.
- Obtient 2,1 % des voix à l'élection présidentielle française
- Déclare sa quatrième candidature présidentielle lors d'un rassemblement politique à Yerres
- Élection présidentielle française prévue
Pensions et proposition de fonds souverain
Concernant la réforme des retraites, Dupont-Aignan s'est engagé à protéger les retraités actuels en refusant de désindexer les pensions du taux d'inflation. Pour financer le système pour les générations futures, il a proposé de fixer l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans et 9 mois. Son plan prévoit également une pension minimale de retraite financée par capitalisation pour fonctionner parallèlement aux retraites publiques. De plus, Dupont-Aignan a proposé de créer un fonds souverain d'État calqué sur le fonds d'investissement norvégien pour canaliser des capitaux vers les grandes entreprises françaises. En abordant ses perspectives électorales à la fin de son discours, il a maintenu que son programme représente le sentiment général des électeurs français.
Nous sommes la majorité.

