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Gouvernement·-1 h

Le PNL roumain propose au président deux options de gouvernement minoritaire pour sortir de l'impasse politique

Le chef du PNL, Ilie Bolojan, fraîchement reconfirmé par le congrès extraordinaire du parti, a présenté au président Nicușor Dan le choix entre un gouvernement minoritaire mené par le PSD ou un gouvernement minoritaire PNL-USR-UDMR, tous deux liés à un pacte national de six mois.

Contexte de la crise

La crise politique en Roumanie s'est aggravée après l'effondrement du précédent gouvernement et l'échec de la désignation par le président d'Adrian Veștea comme Premier ministre à obtenir une majorité parlementaire transparente. Le Parti national libéral (PNL) avait déjà décidé de ne soutenir aucun cabinet dans lequel il n'était pas représenté, et les tensions avec le Parti social-démocrate (PSD) restaient vives. Le 21 juin 2026, le PNL a tenu un congrès extraordinaire qui a reconfirmé Ilie Bolojan à la présidence du parti avec 1 769 voix sur 1 842 exprimées (96 %).

Proposition du PNL

À l'issue de la première réunion de la nouvelle direction, Bolojan a annoncé que la seule voie possible impliquait des gouvernements minoritaires.

Nous avons approuvé et proposerons à nos partenaires et au président de la Roumanie les solutions que nous voyons pour débloquer la situation de manière transparente. Puisqu'une majorité parlementaire n'est plus possible, une formule de gouvernement minoritaire est la solution viable.

Il a recommandé que les députés du PNL quittent l'hémicycle si un vote sur le cabinet Veștea a lieu.

Deux options pour le président

Si les partis signent un pacte national, le président Nicușor Dan choisirait entre deux scénarios. Le premier est un gouvernement minoritaire du PSD, les autres partis votant pour son investiture et s'engageant à ne pas soutenir une motion de censure jusqu'à la fin de l'année. Le second est un gouvernement formé par le PNL, l'USR et l'UDMR, les trois présidents de partis ayant conclu un accord préliminaire. Bolojan a souligné que la proposition était transparente et honnête.

Si le président opte pour la formule centre-droit, le PSD devrait voter pour ce gouvernement.

Conditions du pacte

Le pacte national durerait six mois et engagerait tout gouvernement à plusieurs mesures de base. Premièrement, il doit assumer la responsabilité devant le Parlement d'ici la mi-juillet pour toutes les réformes en retard dans le cadre du Plan national de relance et de résilience (PNRR). Deuxièmement, il doit préserver les équilibres budgétaires, respecter les limites de déficit et plafonner les dépenses de personnel du secteur public en pourcentage du PIB. Troisièmement, il doit poursuivre les programmes d'investissement public. Bolojan a averti que la violation de ces engagements pourrait entraîner des corrections du PNRR de plus d'un milliard d'euros.

Réaction et perspectives

Le PNL communiquera sa position au président Dan dans les prochains jours. La décision antérieure du parti de ne pas rejoindre une coalition menée par le PSD reste en vigueur, ce qui signifie que si un gouvernement minoritaire du PSD est choisi, le PNL ira dans l'opposition. Le PNL, l'USR et l'UDMR ont déjà déclaré qu'ils ne voteraient pas pour le cabinet Veștea, et une alliance informelle similaire entre les trois dirigeants avait été proposée au président avant la dernière désignation.

Bucarest

8 sources

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