
Un homme tue sa compagne et sa fille et en blesse une autre à Alicante ; le suspect en garde à vue
Un homme de 53 ans aurait poignardé à mort sa compagne et l'une de ses filles, et blessé une seconde fille dans leur domicile près d'Alicante jeudi soir. Le suspect est hospitalisé sous surveillance policière.
Ce qui s'est passé
Jeudi soir, un homme de 53 ans aurait tué à coups de couteau sa compagne, Lourdes, 51 ans, et leur fille Lucía, 20 ans, dans le chalet familial de La Cañada del Fenollar, une zone rurale à environ 10 km d'Alicante. Une seconde fille, âgée de 26 ans, a survécu à l'attaque et a appelé les secours à 19 h 40, disant aux opérateurs qu'elle soupçonnait son père d'avoir tué sa mère. Lorsque les agents de la Guardia Civil sont arrivés, ils ont découvert les corps des deux femmes, la fille blessée et le suspect, qui s'était infligé des blessures au couteau.
La fille et le suspect ont été transportés à l'hôpital. La fille se trouve à l'hôpital général de Balmis et son pronostic vital n'est pas engagé. Le suspect a été soigné à l'hôpital Sant Joan d'Alacant, est sorti vendredi matin et est désormais placé en garde à vue par la Guardia Civil dans l'attente d'une comparution devant le tribunal.
- La fille appelle le 112, signalant qu'elle soupçonne son père d'avoir tué sa mère.
- La Guardia Civil arrive, découvre deux femmes mortes et deux blessées.
- La fille blessée et le suspect sont transportés dans des hôpitaux différents.
- Le suspect sort de l'hôpital, transféré à la garde de la Guardia Civil.
- La mairie d'Alicante observe trois minutes de silence.
Enquête
Les autorités traitent cette affaire comme un possible crime de violence de genre. La Délégation gouvernementale contre la violence de genre recueille des données, et la Guardia Civil n'exclut pas de transférer le dossier à un tribunal spécialisé dans les violences faites aux femmes. Aucune plainte ni aucun antécédent n'existe dans le système de surveillance VioGén entre le suspect et la femme décédée. Tous les membres de la famille sont de nationalité espagnole.
Réactions
Pilar Bernabé, la déléguée du gouvernement central dans la Communauté valencienne, a condamné ces meurtres et appelé à l'unité sociale et politique contre ce qu'elle a décrit comme un « terrorisme contre les femmes ».
Les plaintes des victimes et de leur entourage sont essentielles pour mettre fin à ce fléau.
La mairie d'Alicante a observé trois minutes de silence vendredi à midi pour répudier ces meurtres.
Contexte plus large
Si elle est confirmée comme violence de genre, il s'agirait du quatrième meurtre de ce type d'une femme par son conjoint ou ex-conjoint dans la Communauté valencienne depuis le début de l'année 2026. Cette affaire a relancé les appels à des mesures de prévention plus strictes, les responsables insistant sur l'importance de signaler, même en l'absence d'alertes officielles préalables.


